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lundi 23 avril 2012

il arrive toujours un moment comme ça
où en dépit de toute leur coolitude
leur fidélité à toute épreuve et sans faille
les souvenirs attendris des beaux moments passés ensemble
au fond de cette paire de godasse elle aussi décédée
(paix à son âme)
il arrive le moment
où il faut se séparer.
ça fait mal.

jeudi 29 mars 2012

Bande de dégonflés

je crains qu'il y ait bien des choses dans la vie qui commencent bien fermes et enthousiastes et qui finissent par se dégonfler plus vite qu'on le voudrait. Les ballons d'hélium, les brushing, les envies, ce sentiment de satisfaction après avoir acheté un truc, les soufflés au fromage, les amours, les épinards, certaines parties du corps masculin, certaines parties du corps féminin (quoi que moins vite) les idées, les oeufs en neige, les rêves, les chevilles et les bonnes résolutions.

samedi 3 mars 2012

Dans le port d'Amsterdam

Dans le port d'Amsterdam
Ya pas tellement de marins qui chantent les rêves qui les hantent aux langueurs océanes
Mais ya un ptit vieux d'autre moins 70000 ans tout courbé avec les doigts rouillés d'arthrose qui improvise quelques accords de jazz sur piano de la bibliothèque
Puis Des mouettes, de nouveaux, ces mouettes...
Et toute cette internationalitude qui se promène
Un café avec un chat dedans
Sur la table même, le chat
le supermarché chinois qui sent le durian (toxique)

Et un je ne sais quoi qui me rend joyeuse
Peut être l'histoire de la fleur et des étoiles dans le ciel
Que de savoir que quelque part sur une de ces millions d'étoiles
Ya ta fleur
Ben ça te fait regarder le ciel avec d'autres yeux

Et puis cette petite pensée qui me chatouille à chaque rebord de fenêtre
À chaque pont
Que peut-être
Tout à l'heure
Tout bientôt
Cette ville là, ce sera la mienne

Hmmmmmm...
:)
Y fait tout chaud là d'dans

vendredi 27 janvier 2012

Des listes, toujours des listes

J'aurai pu vous parler de robes camisoles qu'on envisage d'appeler les pompiers pour nous en sortir, d'iphones tombés dans les Wc mais miraculeusement ressucité par les larmes sincères d'un coeur pur (les miennes), de redémenagement que décidemment on y prend goût, de fêtes en jeux de rôles et de gros poissons dans des petites rivières, de musique de ya 300 ans jouée à l'accordéon et au saxophone, de doigts moins grignotés et de boucles en forme d'oiseau, de dégustation de whisky écossais et de post its dans la salle de bain mais pfff, ça en fait des choses à raconter...
La morale de l'histoire c'est la vie est douce et qu'on continue de s'en émerveiller un peu tous les matins, alors voilà...

Et aujourd'hui, il fait très doux

mardi 24 janvier 2012

ou pas

je devrai bosser mon italien
mais justement j'ai envie d'autres choses
d'écrire
à propos de ce temps dont tout le monde se plaint et que je trouve éclatant de beauté
étincelant de diamant et qui me rend mon moral quand je m'encre les idées
en d'aller courir, de jouer avec mon téléphone, de prendre un bain, me vernir les ongles des pieds, envie de vous le raconter
mais pas d'apprendre mon italien, non
envie de faire mes cartons, de faire à manger, des bulles, l'amour et des galipette
envie d'allumer des bougies et de me perdre dans leurs pensées
envie de murmurer des chansons qui n'existent pas
envie
mais envie d'italien, non

vendredi 20 janvier 2012

Moi quand je s'rai vieille, je s'rai jeune

Aaah, les bonnes rencontres
Celles dont attend rien et qui se révèlent formidables
Je trouve ça magique

Je me retrouve à manger chez une veuve d'un oncle à ma grand-mère maternelle (oui)
Un soir où je suis enrhumée, que j'ai beaucoup trop peu dormi et que je me pose des questions existentielles à la con, où j'ai une drôle de sensation dans le ventre
Que j'ai eu une journée trop émotionante
Et que j'ai qu'une envie : aller me coucher et sombrer dans un sommeil sans rêves
Et je me retrouve donc chez cette dame de 78 honorables balais
Dont on m'a dit qu'elle était collante

Et on parle
Et on rigole
Et on se trouve
Et elle me fait rire en plaisantant sur la boisson
Sur les peaux qui pendent
Et sur la laideur des vieux gars
Que décidément elle préfère dormir seule que se retrouver au près d'un moche
Et on se trouve
Sur la culture
Sur le carpe diem
On se perd sur son chien
Un horrible roquet bouffeur d'attention selon moi
Et une charmante bestiole selon elle
Et on parle
Et on rigole
Et on se trouve sur les enfants
On parle de jeunesse
Pis de vieillesse
Mais finalement on parle que de jeunesse
Et on s'invite au théâtre
Et on s'en va toute revigorée et tout étonnée
Et toute reconnaissante à la création de m'avoir donnée une si belle fin à cette drôle de journée

samedi 14 janvier 2012

Les bons achats

Je viens d'acheter un pantalon
Super sex
Tellement qu'il me faut de l'aide pour en sortir
(ya pas de mal à se faire aider)
Et de l'aide pour y entrer
Et là c'est tout de suite moins glamour

dimanche 1 janvier 2012

ils disent









 

alors c'est une nouvelle année
ils disent
moi je sais pas
chais pas bien
y parait
bon
alors s'ils le disent...
pour moi la nouvelle année elle est toujours en septembre
je reste une écolière dans l'âme


mais si c'est vrai ce qu'ils disent
alors
se retrouver un premier janvier tout neuf et tout propre
dans le jardin
en manches courtes
à manger des oranges en écoutant les poules et les enfants piailler
avec nos gens de coeur comme de sang


alors je crois qu'il n'y a pas de meilleur présage
trois cent soixante-six jours de bonheur ?
peut être
sûrement que non
mais en tout cas, ça commence bien...

lundi 26 décembre 2011

un très Noyeux Joël

avec un vol de nuit surréaliste
avec la terre veinée de lumières qui palpiltent
trop belles
qu'on se croirait arriver sur une autre planète
avec un matin de noël qui ressemble à un matin d'avril
et l'air que chaque fois ça me grise tellement il est pur et frais
avec une soirée remplie de loup garous
(suis une bête) et de chabadabada
donc d'éclats de rire
revoir chacun
et se dire que quand même c'est bon d'être comme ça
ensemble
et contents
et comme c'est précieux une famille pareille
pis un ciel tellement loin et tellement pur
et tellement d'étoiles que j'avais oublié
l'odeur des amandes qui grillent
avec de la neige de l'année dernière et des batailles
avec un couronnement de la plus mauvaise lanceuse de boules
(reine Lulu)
avec des courses de luge
des chiens blancs qui jaunissent
avec le sourire des vieux et le sourire des jeunes
avec des cadeaux qui viennent du grenier
(merci Anne je suis ravie de penser à toi à chaque fois qu'on recycle ta belle initiative)
avec beaucoup beaucoup de joie dans le coeur
que je sais bien qu'on se fabrique soi même
mais peut être que du coup c'est encore meilleur


un joyeux noël à vous les enfants...

dimanche 18 décembre 2011

Séquence émotion

Les yeux en papier de verre d'avoir regardé deux comédies romantiques et pleuré comme une madeleine, d'avoir raté mon train d'une seconde trente et pleuré comme une madeleine, et d'avoir les yeux en papier de verre et donc encore pleuré comme une madeleine.
Soit les hormones sont au galop ou alors je vois pas
Mais on est très émotionnées en ce moment.
La déshydratation est proche je vous le dis.

samedi 10 décembre 2011

Devoirs d'Entreprenariat : quelles assurances ? ou un samedi soir excitant

Soit répondre à des questions passionantes telles
- combien d'employés dans votre entreprise imaginaire?
- euh, ben 3
- et combien de bénéfice annuel sans TVA dans votre entreprise imaginaire ?
- hm. Hm ! Hm... Euuh pas beaucoup ?
- avez vous des voitures de fonction dans votre entreprise imaginaire?
- 5 mercedes, une porsche et deux lamborghini, pignouf
et vous, vous la préférez avec ou sans fromage votre soupe à l'oignon ?

qu'est-ce qu'on s'amuse...

Pis non contente de me payer 2h de route et mille millions de correspondances pour aller à une répé aujourd'hui, j'ai réussi à rallonger le trajet de 50 minutes avec mon ptit vélo de location, mon sens de l'orientantion s'étant apparemment fait la malle. Donc forcément, quelqu'un en avait profité pour se jetter sous le train, le suivant avait décidé de prendre des vacances et le dernier m'a regardé courir comme un folle tout le long du quai pour partir à un mètre de moi mugissante et éreintée.
J'ai du karma avec le voyage. Faut m'aider là les gars. Ça devient du gag à répétition que ça m'fait pas rigoler du tout.

Ah puis je vous ai dit que j'avais laissé ma partition à l'école ? Et que du coup quand j'y suis passée ce matin à 8h (8h!) ben ça ouvrait qu'à 8h30, et que du coup j'ai dû réveiller un collègue pour lui demander le double qu'il n'avait pas ?
Une belle journée vous dis-je. Une journée avec.

Et en plus le chat qui peuple mon facebook en ce moment à coups de "trooop mignoooon" et "adoraaaable" vient de me filer un bas à 25€.

Les grosses grosses boules.
Heureusement, j'ai pu les accrocher au sapin. C'est djà ça. Ça met de l'ambiance.

dimanche 20 novembre 2011

Dimanche

Aujourd'hui, je me suis présentée chez une amie avec un bouquet de feuilles d'automne et un panier de scones tout chauds, j'ai marché dans la brume au bord des canaux, j'ai croisé un cheval aux pieds chevelus et un gros monsieur en patins à roulettes avec un gilet lumineux et un bonnet sur la tête, j'ai parlé de poils de jambes avec deux inconnues et j'ai trouvé un canard, un barbu et une chaussure à talon dans le velour du fauteuil d'en face.
J'aime les journées comme ça
Faciles
En forme de poésie

mardi 8 novembre 2011

I can see the light

J'aurai jamais cru me faire consoler un jour par un lampadaire
Pourtant c'est arrivé
Le soir où
Alors que j'étais la seule âme qui vivait sur le boulevard
à cette heure peu tardive mais surtout dînatoire
Ceci expliquant celà
Et que je portait des lunettes bien noires bien bleues
Toutes les lumières de la ville se sont allumées en même temps
Comme ça
Juste pour moi

dimanche 6 novembre 2011

Ah, l'automne...

Dans le petit parc devant chez moi ce matin
Alors que j'allais à l'école
J'ai croisé un petit monsieur qui regardait dans les feuilles mortes
Alors qu'il promenait son chien
Et je suis bien contente d'avoir ravalé mon réflexe de batave de mi-adoption
Consistant à faire la parlotte au premier venu
Puisqu'au moment où j'allais lui lancer l'équivalent de "alors, ça mord?" version champignons
Il s'est baissé pour ramasser la crotte que l'animal avait déposée.

Parenthèse pour faire un hymne à la citoyenneté des hollandais qui ramassent systématiquement les oeuvres de leurs amis quadrupèdes.

lundi 19 septembre 2011

ode au printemps

c'est ayant rempli tous ses cartons
que l'on se rendit compte non sans hausser le sourcil
que quelque part au fond de l'un d'eux
devait se trouver le scotch

ou encore un disparu
sacrifié au royaume des choses trop bien rangées

samedi 17 septembre 2011

inventaire des choses heureuses

J'adore me réveiller le matin
tôt
sans réveil


j'adore voir la pile de bouquins tout frais acheté au près de mon lit
tout plein remplis d'inspiration


j'adore m'énerver tout rouge contre les bugs technologiques et la lecture de notes à en vouloir tout jeter contre les murs
et finir par éclater de rire tellement je me trouve drôle


j'adore me promener en vélo le matin, et pédaler fort exprès sur ce petit bout entre la stationsweg et la tivolistraat


j'adore avoir un casier comme en amérique mais qu'ils soit à la cave parce que c'est pas l'amérique


j'adore chanter dans les escaliers et que tout le monde trouve ça normal


j'adore avoir un piano sur mon Ipad (un piano)


j'adore que le portier russe du parking à vélo nous fasse la causette tous les matins


j'adore commander un truc sur le net et recevoir un paquet deux jours plus tard


j'aime moins les mouches à fruits qui se servent dans mon saladier sans demander la permission et les boîtes à Bento qui fuient dans ton sac quand elles ont promis devant l'éternel de ne jamais jamais le faire


mais bon
dans la balance
ça pèse tout petit

mercredi 14 septembre 2011

où on sait pas où le mettre, sinon

bon
alors ça fait quelques semaines que ça me turlupine le cerveau
et que j'ai des idioties à raconter que là ça déborde
et du coup, cest idiot, je sais plus où les mettre
alors me suis dit
bon
pourquoi pas là
en attendant, quoi.


donc.
du coup, sais plus quoi dire, moi.


mais peut être je vais commencer avec ma ville
ma nouvelle ville
que cette semaine elle est toute pleine des pianos peinturlurés dans la rue
avec marqués dessus "play me, I'm yours"
et que en plus yen a plein qui le font
et que quand je passe en vélo
j'entends Titanic, en passant de Muse à des variations hautement virtuoses sur la Marche Turque


ya aussi une souris
dans ma chambre
pas que, mais aussi dans ma chambre
ça m'fait pas peur
mais bon, je ferai bien sans


ya une colloc
(temporaire, dieu merci)
où les gens collent des étiquettes sur leurs affaires
avec marqué dessus
"propriété de Roukebert, ne pas toucher sans permission !!!"


donc ya même un type qui s'appelle Roukebert
pour de vrai
et il sort pas des Visiteurs, contrairement à ce que vous croyez
même il adore les vélos de courses
et que son préféré, il l'a posé sur le placard de la cuisine
pour pas qu'y prenne la pluie
(attentionné, s'pas)


pis ya aussi le polonais
ou bien serait-ce un hongrois
(oups)
qui soulève des haltère an écoutant sa techno
en faisant trembler le sol
(les murs, c'est trop facile, non, lui son truc, c'est le sol)


ya une mini française de l'académie de cirque
qui peint son vélo avec des serviettes en papier


et ya avait même deux coréennes qui mangeaient des frites au micro-ondes pour le petit déjeuner



ya ma prof de chant qui me fait faire de la méditation
(je l'aime d'amour c'est plus fort que duracel)
et des bruis de chien orgasmique
(wouf wouf aaaaah...)

pis ya l'allemande folle qui est plus vieille que moi
(merci seigneur, je ne suis pas encore chez les seniors)
qui chante du De Falla et qui flirte avec tout ce qui ne porte pas de seins
(malheureusement pour elle, en école d'art, c'est pas la majorité)

ya la prof d´italien qu´est une calamité
et le prof de solfège qui est adorable
et ses dictées incroyables


ya le belge en musique légère qui ne sais pas s'arrêter de parler
dommage que ce soit dans une langue inconnue
(le belge)


ya les cours de percu que ça arrache sa mère


ya le cours d'histoire de la musique dont je suis dispensée
et celui d'histoire de la culture idemmement


ya le prof de piano qui me demande ce que j'ai joué dernièrement pis qui tombe la mâchoire 
et me dit que c'est du niveau fin d'études, là, ici


ya le minot d'écriture-composition que faut qu'il arrête de me regarder comme ça



ya le baryton de quatrième année qui a une voix chantée pas à la hauteur de sa voix parlée
et qui nous propose gentiment de venir chez lui manger des frikadel et se mettre tout nus
trop dommage, on est végétariennes
sinon ça aurait été sympa


ya les partitions qui coûtent 5 jambes mais que c'est tellement bien de les avoir


ya la soprane de 4ème année qui nous a soufflé les cheveux de la tête mieux que la pub airbrise toilettes fraîches à la télé tellement elle assure à mort


ya le garage à vélos gratuit en dessous du conso
et ya mon nouveau vélo blanc bleu journal
que c'est le plus beau du monde
dommage que y ait pas de vrais freins dessus


ya mes pantalons graves trop grands et tout usés
que c'est plus que l'heure de faire du shopping


et ya le budget qu'on sait jamais trop combien de temps ça dure, alors on reste comme ça


ya notre nouveau vieil Iphone que quand même c'est beau la technologie
on se sent presque super hype avec la chose
et on la dégaine bien plus que nécessaire, juste pour le plaisir


ya le miroir qu'on a transporté en train de Haarlem à Tilburg et qu'il est arrivé entier
on a juste pas osé le mettre sur le vélo et on a bien fait


ya les jeunes noix de coco fraîches congelées de chez Piang ho que c'est le nectar des dieux


ya plus de services le soir, et plus de plâtrée de pâtes tous les jours
ya plus de lait à faire mousser et de café à mettre


ya plus de canaux et ya plus de marché bio
ya plus de maisons en briques rouges
ni de cours de chant de l'autre côté de la rue


mais c'est tellement mieux quand même
tellement tellement tellement mieux
que ça se dit sans copier-coller



samedi 19 mars 2011

la bonne vague

puisque bien sûr
c'est jamais la gadoue pour tout le monde au même moment
c'est mieux comme ça, j'imagine


en même temps, en bonne judéo chrétienne, je culpabilise
un peu
juste un peu


puis je sympathise
sym pathos
je souffre avec
histoire de


mais le fait est qu'ici
chez moi
le soleil brille
et par sur les cendres


parce que je sais où je serai dans les 3, 4 prochaines années
et que je me réjouis
de la ville
de l'école
et de l'accompagnement


le soleil brille, et ça sent le printemps
tellement inattendu
que j'avais presqu'oublié comment ça faisait
le printemps.


un déménagement, encore


il parait que c'est dans le top 10 des événements les plus stressants dans une vie 
avec le divorce
une vie d'américo-européen riche en pays développé, disons


moi je les aime, les déménagements
les renménagements
le luxe de chercher un nouveau chez moi
de le choisir
de l'arranger
d'en faire un vrai home sweet
avec mes pin-up sur le piano et mes coquelicots en papier sur la fenêtre


une nouvelle ville
et cette joie naïve à se promener en terrain encore inconnu mais bientôt tellement connu
ce sentiment d'une infinité de possibles
possibles enthousiasmants, il va sans dire


tous ces visages
probables rencontres
qui finalements s'avèreront pour la plupart des croisements de regards jamais continués
mais quand même


puis la rentrée
la rentrée...
que tout le monde déteste
que j'ai toujours aimée


je suis une écolière dans l'âme
j'aurai dû faire maîtresse
je l'aurai jamais quittée
c'est con que j'ai oublié comment c'était d'être enfant
je sais plus leur parler
je sais pas quoi leur dire


le soleil brille
chez moi
mais c'est curieux
parce que je ne suis même pas sûre que la météo y soit pour quelque chose


il me semble
je crois
que je l'ai collé sur me lunettes
c'est drôle
c'est bien


il fait bon

dimanche 20 février 2011

Le carnet à chapeaux


Un carnet, la bonne taille, sans lignes, sans anneaux, sans reliure à la colle sinon ça s'ouvre pas bien ou alors les feuilles se détachent, c'est chiant, avec cette qualité de papier pas trop fine, pas trop lisse (trop froid), pas trop fibreuse comme c'est la mode, (ça bave), et avec ce grain qui s'enfonce très légèrement quand tu écris,  avec pas trop de feuilles (austère et intimidant), pas trop peu non plus (trop frivole), qui s'ouvre bien, où tu peux dessiner jusqu'à la rainure, avec le bon motif dessus, un truc humble mais frais, convivial, un qui te fait un clin d'oeil. 


Je l'ai presque trouvé. 
Maniaque, vous dites?
que nenni.
Sensible.
un carnet, faut avoir envie de le caresser, sinon c'est au placard. 
comment l'encre se promène sur le papier
c'est un truc sensuel
ça glisse, ou pas.

Attendez , partez pas !
Je vous ai pas parlé de l'odeur...

mercredi 16 février 2011

encore du bilan #3


ou celui qui aurait dû venir au lieu de la divaguation sur le café


- bon, le kawa, son origine, sa confection, sa préparation, check.
- découvertes girlistiques en tout genre, check.
- découvertes spirituelles en tout genre, pas check. ya aura-t-il un check un jour, faut voir. les tentatives se morfondent encore bien loin dans l'océan des brouillons. 
- découvertes techniques en matière de diaphragme, de respiration, de position, d'engagement, d'ouverture, et non, je ne parle pas de tantrisme, je parle de chant. et là encore, pas check, mais je vous épargne:  c'est un sujet inintéressant à souhaits. comme dit mon ami L., méfie-toi avant de demander aux gens ce qu'il font comme métier, ils risquent de se mettre à t'en parler.
- découvertes linguisitiques, check relatif. assez difficile à comptabiliser.
- découverte de limite en matière de résistance à la solitude. pas check, mais je me refuse à sortir du placard les trips dépressogènes, ya déjà suffisamment matière dans la vie de chacun
- découvertes en matière de remèdes perso de survie à la solitude
euh... un autre jour. puisque certaines activités spirituo-new-age-istiques en font partie. le jour où j'assume, je raconte. mais pas là.
:)
- apprentissage des bonnes manières à table, comprenant le code des couverts (comment tu les poses dans ton assiette et ce que ça signifie) et le comment tenir son verre de vin sans en faire un chantier de traces de doigts (vous me direz, il était temps.)
- apprentissage du grimpage sur vélo selon la technique du bandit de petit chemin : prendre le train en route. (technique très relativement sous le coude, je manque de pratique, personne veut me porter.)
- découverte d'une capacité décidément toujours plus étonnante de s'amouracher pour des gens beaucoup trop vieux indisponibles
- première expériences professionnelles dans le milieu du gros lyrique
- découverte de l'huile de coco (formidablissime), des glaces de Pr Grunschnabel (aaah)  et de celles de Garonne (ooh), du cheese cake au spéculoos (pourquoi, seigneur ?) et de la tartine peanut butter-hagelslag (une tuerie), du chocolat cru (un trou dans le porte-monnaie), de la racine de persil (berk), de Lush (on est rabibochés*) 
- découverte du yoga, de pilates et de la course à pieds méditative. formidable, pour quand je serai grande.
- découverte de l'incroyable beauté du ciel (c'est jamais trop tard pour s'en rendre compte), comme de celle de l'eau, d'ailleurs
- découverte de S. Barber, Zemlinsky, Wolf, et Cheney-Beach en matière de composeurs de chansons lyriques, ainsi que de tous ces écrivains dont j'oublie systématiquement le nom dès que j'ai lu la dernière page.
(faut bien s'occuper)

Il manque à la liste : visite des curiosités locales, musées, églises, étude sociologique de la population locale, avec un paragraphe spécial sur sa composante masculine, gastronomie du terroir et récits extraordinaires sur les produits légaux chez nous mais moins chez vous. je sais.
c'est comme ça. je suis une très mauvaise jeune touriste, et une très mauvaise jeune tout court. et je vais pas m'excuser. na.

* quelque-chose me dit que ce mot fait déjà partie d'un vocabulaire désormais pré-médiéval, me trompe-je?