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jeudi 29 mars 2012
Bande de dégonflés
je crains qu'il y ait bien des choses dans la vie qui commencent bien fermes et enthousiastes et qui finissent par se dégonfler plus vite qu'on le voudrait. Les ballons d'hélium, les brushing, les envies, ce sentiment de satisfaction après avoir acheté un truc, les soufflés au fromage, les amours, les épinards, certaines parties du corps masculin, certaines parties du corps féminin (quoi que moins vite) les idées, les oeufs en neige, les rêves, les chevilles et les bonnes résolutions.
samedi 1 octobre 2011
lundi 7 février 2011
où c'est le dernier où
questions d'exhibitionisme
de gens mélangés
inconnus
trop connus
lassitude peut-être
flemme
sûrement
un certain agacement
question de sujets
(moi)
futiles
(moimoi)
un certain à-quoi-bon-isme
avec apitoyement sur le monde
et le sentiment peut-être
de ne pas lui rendre hommage
un certain agacement
le jeu qui devient coupable
puisque ça semble être mon remède aux choses agréable
la culpabilité
le jeu qui devient
un "should"
un : "merde, rien aujourd'hui"
un "merde, toujours rien"
alors un "bon, ben ça alors. même si c'est nul c'est pas grave c'est quelque chose"
un pas bien fière de moi
pis de moins en moins
pis de plus en plus
histoire de place, peut être
de frontières
peut-être
un peu tout ça
histoire de non-neutralité
d'implication
déplacée
de
histoire de filles
sûrement
compliquées...
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cachés-perdus,
spleen dans le pied
lundi 20 décembre 2010
où ça continue
ceci dit je vous ai épargné l'épisode du téléphone qui ne nous réveille pas le matin de l'entretient d'embauche, c'était sous-entendu.
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spleen dans le pied
où pour finir
et la cerise véreuse sur le gâteau pourri, c'est que j'ai perdu mon labello.
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idiotismes,
spleen dans le pied
où la vie est méchante
je suis une inadaptée. je l'ai toujours su : je me suis plantée de période au moment de venir sur terre.
j'ai un nouveau téléphone, qui sonne vachement bien. je l'ai déjà dit. sauf qu'il faut valider 50 fois avant que quelque chose soit validé. d'où le nombre de messages attendant d'être envoyés parce que je crois qu'ils le sont déjà. ou bien le réveil qui ne sonne jamais puisqu'il attend que oui oui, je lui confirme une dernière fois que je veux bien être réveillée à l'inhumaine heure suivante. ou bien le mode silencieux qui reste silencieux jusqu'à ce me que je rappelle qu'il est toujours en silencieux, soit une semaine plus tard.
rien de dramatique : personne m'appelle jamais. je paye un crédit pour rien du tout. quand je regarde dans mes archives, j'ai que des sms de mes patrons qui me demandent si je veux venir plus tôt, plus tard, pas du tout et comment va le chat de mon prof de chant.
mes gens m'appellent sur skype. d'autres il n'y a.
"n’éteins jamais ton téléphone, la Scala peut toujours téléphoner."
ce fut le conseil du jour.
donné par un gentil ténor collègue de Bachkoor.
la belle vie des ténors.
donné par un gentil ténor collègue de Bachkoor.
la belle vie des ténors.
je m'en souviendrai.
Moi je suis très "signes". genre, la vie te pousse dans tel sens. te conseille de ne pas aller dans celui-là. en général, quand on est dans une bonne vague, tout se conjoncture comme il faut, et c'est pour moi toujours une confirmation du monde, que oui, j'ai fait les bons choix, je suis dans les bon procès.
la difficulté là dedans, c'est comment juger de quel est le message derrière le signe.
Là, par exemple, j'ai eu une chance de dernière minute de chanter au Concert Gebouw. Un choeur s'est échoué en Allemagne pour cause de neige. Il doivent chanter le Weihnachts Oratorium de Bach au Concert Gebouw d'Amsterdam, dimanche soir-même. y faut un choeur pour les remplacer, si nous on veut pas le faire.
(je rappelle que la dernière personne que j'y ai vu, au Concert Gebouw, c'était Renée Flemming RENÉE FLEMMING) (c'est la classe internationale, de chanter au Concert Gebouw. pour ne rien gâcher, on est payé 200 euros par personne.)
Message reçu dimanche à 15h45, lors de l'allumage dudit téléphone. 7 appels manqués. plus un mail (pas ouvert ma boite aujourd'hui). Concert de dernière minute. 200€, tout ça. Répétition prévue à 16h30, à Amsterdam, si je veux bien me joindre à eux.
Donc quand même, on pourrait se dire : "juste à temps Lulu, tu a cette chance, on te tire à l'oreille au dernier moment, vas-y fonce".
Je mets 5 minutes à comprendre de quoi il 's'agit, si c'est pas un mail d'hier (hier on avait un concert aussi). J'essaie de joindre l'organisatrice, je trouve pas son numéro.
Je réécoute 7 fois les 5 message en espérant trouver la fonction "rappeler votre correspondant" mais ça n'existe pas. ni la fonction "passer au message suivant", d'ailleurs.
Puis je me décide à y aller. si je choppe un taxi, j'ai juste le temps d'être à l'heure, peut-être. (bon, ça fait djà un grand trou dans les 200 euros, mais je m'en fous). j'ai le coeur qui cogne fort. Je suis bien contente d'avoir pas déballé mes affaires la veille, que ma tenue de concert et le reste soit encore prêt.
J'appelle un taxi et je courre comme une folle jusqu'au bout la rue. dans mon excitation, j'ai oublié mon sac à main. je recourre jusqu'à la maison, je grimpe les escaliers 4 à 4, et je recourre jusqu'au bout de la rue. le taxi est là. tout va bien. je suis essouflée comme une dingue, j'ai la gorge en papier de verre de l'idiote qui fait un sprint à froid par moins dix degrés. (je ne me suis pas chauffée la voix. bonjour le professionnalisme.)
Je réécoute 7 fois les 5 message en espérant trouver la fonction "rappeler votre correspondant" mais ça n'existe pas. ni la fonction "passer au message suivant", d'ailleurs.
Puis je me décide à y aller. si je choppe un taxi, j'ai juste le temps d'être à l'heure, peut-être. (bon, ça fait djà un grand trou dans les 200 euros, mais je m'en fous). j'ai le coeur qui cogne fort. Je suis bien contente d'avoir pas déballé mes affaires la veille, que ma tenue de concert et le reste soit encore prêt.
J'appelle un taxi et je courre comme une folle jusqu'au bout la rue. dans mon excitation, j'ai oublié mon sac à main. je recourre jusqu'à la maison, je grimpe les escaliers 4 à 4, et je recourre jusqu'au bout de la rue. le taxi est là. tout va bien. je suis essouflée comme une dingue, j'ai la gorge en papier de verre de l'idiote qui fait un sprint à froid par moins dix degrés. (je ne me suis pas chauffée la voix. bonjour le professionnalisme.)
Puis finalement, je suis terrassée dans le taxi qui m'amène au Concert Gebouw, par une attaque de malédiction féminine qui m'oblige illico à rebrousser chemin et à finir la soirée dans mon lit à chialer comme une pauvresse.
(c'est ma faute, je le sais très bien : j'ai couru. et quand je suis malédictionnée, quand je cours, ça réveille tous les pires symptômes qui soient : nausée horrible, crampes insoutenables, tremblements, bouffées de chaleur, sueurs froides, sentiment d'être au bord de l'evanouissement et des fois évanouissement complet. NE PAS COURIR. le mieux toute facons c'est de rester couchée. m'enfin au pire, y aller mollo. c'est ça la malédiction.)
J'ai couru.
J'ai couru.
Donc le message que je saisis derrière le "signe" à ce moment-là c'est plutôt : mais laisse tombeeeeeer, regarde, on te donne des belles chances, voilà ce que tu en fais, arrête de te faire des films et retourne faire caissière chez super U, pôve nulle en slip.
le tout accentué par le petit espoir que peut être, l'essai encore, la dernière tentative, et le ratage absolu.
c'est pas juste : tu l'as su trop tard. c'est : tu l'as su juste à temps, mais c'est quand même non.
Puis le destin t'en rajoute une couche en te permettant tout de même de remplacer ta collègue de service au restaurant le lendemain. donc faire un extra au Concert Gebouw, non, faire un extra de service, oui.
Et le destin décide de t'achever le jour d'après en faisant venir manger au resto un ténor qui chante aussi dans le même choeur que toi, qui lui était bien là hier au Concert Gebouw, et qui a dit que c'était de la folie pure, un truc de malade, une fête de ouf et que vraiment, j'avais manqué quelque chose. (mes patrons ont dit : "il est probablement venu dépenser tout son cash de la veille, le salopiot")
hm.
cherchons l'explication à tout ça.
c'est dur.
ça fait mal.
le plus positif que j'ai trouvé, c'est "Allô, fais-toi des amis, aie une vie sociale, fait en sorte de te servir tellement de ton téléphone que c'est la première chose à laquelle tu pense : l'allumer, ça t'évitera de manquer des occasions formidables".
mais quand même.
ça fait mal.
la prochaine fois je veux me réincarner en ténor.
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labeur,
spleen dans le pied
lundi 13 décembre 2010
où c'est du Dickens
moi j'ai un gros manteau vert, alors je mourrai jamais de la vie de froid
mais j'avais juste un bouton dessus pour le fermer
et il tombé
donc maintenant je dois le tenir fermé pour pas finir frigorifiée
parce que j'ai pas encore de nécessaire à couture dans mon camping batave
je suis entrain de taper avec des mitaines
parce qu'aujourd'hui, notre ami radiateur a décidé de prendre du repos
et j'ai terriblement envie d'un couscous
mais ça existe pas ici, le couscous
marocain c'est synonyme de hooligan
pas de convivialité couscoussienne
t'façons j'ai pas de boulot
donc j'ai pas de sous
j'ai allumé des bougies pour avoir plus chaud
pis pour faire semblant que c'est un peu chouette chez moi quand même
et j'ai réfléchit à quelqu'un chez qui je pourrai débarquer pour cause de grand froid
et j'ai trouvé personne
et j'ai juste une couette
une place
et rien de mieux pour avoir chaud cette nuit
peut être 4 pulls et des collants et 5 paires de chaussettes
je me sens pauvre
mais ça va, hein, je survis
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os court,
spleen dans le pied
jeudi 4 novembre 2010
où l'on est sur une bonne lancée
c'est pour continuer dans la trilogie vacances, voyages et autres désagréments.
je m'étais arrêtée l'autre soir, au moment d'aller se coucher, suite à la salvation inespérée par les gentils voisins du dessous et leur miraculeuse imprimante laser.
bon.
donc je termine mon post, je me mets en pyjama, puis je fais quand même un dernier dernier contrôle de tout ça, billets dans la poche avant, carte d'identité, billets de train... direction Düsseldorf Hbf. direction
hein ? hbf ? Hauptbahnhof ?!? Düsseldorf Centre ?!?!
nononnon c'est pas possible j'ai pris un billet jusquà Düsseldorf Aéroport, pas jusqu'à Düsseldorf Centre c'est quoi le plan là.
je me jette sur mes mails. confirmation de réservation pour un billet Amsterdam-Düsseldorf aéroport. bon. calmons-nous, ça peut pas être bien grâve. je vais sur le site, simulation, commander un billet pour Düsseldorf - aéroport. et c'est marqué là. en petites lettres violettes.
"veuillez prendre note que votre train ne va que jusqu'à Düsseldorf Hbf, vous pouvez prendre le S1 voie 4 pour vous rendre à l'aéroport."
p*tain...
fébrile. je claque des dents, je vous jure que je claque des dents. ça prend 14 mn pour y arriver. j'ai 2 mn pour prendre le S1 ou bien je prend le suivant 11mn plus tard.
moi et mes 40mn entre l'arrivée à l'aéroport et l'embarquement.... aaaaaaah.
claclaclaclac
bon.
claclaclac
flip.
j'envisage de prendre un taxi de Haarlem à Düsseldorf. estimation : 236€. en imaginant que j'en trouve un à minuit vingt.
un bus peut-être ?
yessssss, ça existe. mais il faut réserver 3 jours à l'avance...
je pourrai y aller en voiture, si j'avais une voiture. ça prend juste 2h30.
clac clac clac
je me vois déjà courir comme une folle dans l'aéroport alors qu'ils annoncent que le vol en partance pour Klagenfurt vient de décoller
je les vois déjà, mes adorables là-bas à Klagenfurt, recevant le sms qui leur explique que j'ai raté mon avion parce que je suis mal organisée
claclaclaclac
j'appelle Air Berlin. peut être que si je leur explique, ils m'attendront.
Heureusement, Air Berlin a des lignes ouvertes même à 00h23. bon. en allemand, mais c'est pas grave. j'explique. laborieusement.
est-ce j'ai déjà procédé au checkin par internet ?
oui.
alors il suffit que je sois à l'aéroport une demi-heure avant le décollage.
si je prend le bon S-bahn,j'y serais 50mn avant. et sinon, 40mn avant.
aaaaaah. soulagement.
claclaclaclaclac
j'ai gagné 15 precieuses minutes.
aaaah. merci merci mille fois la dame d'Air Berlin.
et je regarde le plan de l'aéroport, pour savoir où j'arrive exactement avec le S-bahn, combien de temps ça prend pour être au guichet. selon le plan et l'échelle que le mesure sur mon ordi avec mon petit décimètre, je dois faire 125m. merde. c'est beaucoup, ça, 125m? on marche à 7km/h, je crois. il me semble me souvenir que c'est ça. alors 125m, ça fait?
et moi de faire des calculs de ouf à minuit vingt-sept pour savoir combien de minutes on met pour parcourir 125m à pied avec valise.
et probablement que l'humain normal fait plutôt du 3, 5km/h que du 7. enfin. je laisse tomber. supposons que ça va suffir.
maintenant, la question à poser au controlleur de l'ICE international à destination de Düsseldorf Hbf, (suis furibarde contre NS highspeed qui a osé me vendre un billet jusqu à l'aéroport alors que le train n'y va même pas, et qu'ils l'ont pas écrit en énorme capitales rouges), donc la question à poser au contrôleur, c'est est-ce que je dois payer pour le S-bahn en plus, ou bien est-ce que au moins, c'est compris dans le billet que j'ai déjà?
parce que si je dois en plus prendre un ticket à la machine...
je vais me coucher. frigorifiée.
impossible de dormir.
il est 2h passée. et mon réveil sonne à 5h45.
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trafic de km
jeudi 9 septembre 2010
où on s'ennuie
parce que je me paie le luxe de m'ennuyer
je m'ennuie.
je m'ennuie.
voilà.
je m' ennuie.
quand j'étais petite et que je m'ennuyais le weekend, mon papa me disait toujours : profites-en, bientôt tu pourras plus.
et moi je trouvais juste idiot et injuste comme réflexion.
s'ennuyer, c'est qu'on a trop de temps.
ça c'est un luxe, d'accord.
mais s'ennuyer, c'est affreux.
on peut mourir d'ennui.
yen a qui se jettent d'un pont d'ennui.
alors pas de ricanements sarcastiques.
et moi je trouvais juste idiot et injuste comme réflexion.
s'ennuyer, c'est qu'on a trop de temps.
ça c'est un luxe, d'accord.
mais s'ennuyer, c'est affreux.
on peut mourir d'ennui.
yen a qui se jettent d'un pont d'ennui.
alors pas de ricanements sarcastiques.
je m'ennuie, et c'est affreux.
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spleen dans le pied
jeudi 18 mars 2010
où rien
salut les gars, salut les filles,
je suis dans un café avec connection svp, et je subis la musique locale. c'est pas très gai, laissez-moi vous avertir.
Sans compter que, pourquoi est-ce que les cafés avec connection font du mauvais café, et les cafés avec bon café n'ont pas de connection, hein? c'est quoi cette règle à la con encore ?
héhé, pour le reste, c'est donc un retour aux accents aigus , grâves, et même, incroyable mais vrai, circonflekse (merde, comment ça s'écrit ça déjà ?) accent circonflakes?
bon.
on repassera le jour de la bonne blague.
j'ai un mal de craâne a force de regarder cet écran minuscule, c'est pas marrant. je suis en recherche de mélodies a présenter au concours de Berlin, puisque c'est officiel, je le retente en juin.
flexe ! c´est ca. chuis con quand même..
(tain mais c´est pas possible, qu´est-ce que j´ai avec les ordis, moi = maintenant, c´est comme si les touches étaient décalées. quand je tape sur 8 j´ai un 7 et du coup le fameux circonflakes a disparu, il s'est fait la malle avec son petit copain l'accent grave.)
pfffff
ah, c´est pire que ca en fait. aha, fallait pas que j'en parle, ca l'a tout tourneboulé.
pfffff
bon, dans les bonnes nouvelles j´ai toujours pas de boulot. tremblez dans vos chaumieres, bientot je vais venir chougnier devant votre porte que je n´ai plus de maison, puis je viderai la caisse avant de dispraitre dans la nature.
ou pas.
en gros, là j´ai raconté toute ma vie.
j´ai terminé une démo que j´ai aussitot envie de recommencer.
mais la bonne nouvelle c´est que j´ai récupéré mon piano, donc je me raccroche a ces concours pour avoir quelque chose a faire de ma journée.
voila. on a vu mieux comme emploi du temps.
et tout le monde de me dire que je ne peux pas avoir une journée pourrie puisque je ne travaille même pas. ils sont droles, les tout le monde. je les aime bien. sauf des fois.
bon. sur ce, c´est tout.
...
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jeudi 10 décembre 2009
ou on démisionne
J'ai décidé avant-hier de quitter Anne&Max.
parce que les raisons de pourquoi je reste chez Annemax, sont :
- si je me réveille à 9h55 alors que je travaille à 10h, j'arrive quand meme à l'heure
- je dépense presque rien en bouffe
- j'ai la flemme et la trouille de chercher autre chose
point. pas mieux.
Le fait est que je suis payée un coup de pied dans le cul, qu'il y a trois collègues qui me parlent comme si j'avais 2 ans et demi et 0.5 de QI ( dont Eline, la demoiselle par qui j'ai eu le job), que je déteste le boulot et que je peut écrire un manuel de comment ne pas se comporter quand on va dans un café, tellement j'en ai vu. que j'en ai rien à braire de la tarte à la carotte et que j'aime pas le café, que l'endroit est insupportablement trop petit et que les tables sont entassées les unes sur les autres, tu peux pas marcher sans rentrer dans une chaise, tu peux croiser personne, il faut faire demi tour pour laisser passer quelqu' un, que les tables sont tellement minus que tu peux y mettre une demi assiette alors qu'il faut y caser deux soucoupes, deux assiettes, une théière gargantuesque, un bol de soupe, une étagère à gateaux plus une boite à thé et deux verres de prosecco ( véridique, tout ça en meme temps). que j'en ai marre de porter 3 jours de sac poubelles hors de cette cave de 1m20 de haut, pleine de souris et puante, par cet escalier glissant et raide comme la justice, que j'en peux plus de cette accoustique de poulailler qui te prend la tête et qui te fait répéter 5 fois la meme phrase avant de l'avoir entendue...
Alors jeudi, je me suis renversé un tasse de thé sur le bras, et comme une grande, j'ai pas pleuré, j'ai mis de la crème, et j'ai continué bravement, jusquà ce que je craque une heure après, moitié hystérique et sans savoir pourquoi, à vouloir étrangler quelqu'un et à me retenir de me mordre dans le bras comme je faisais quand j'étais petite et que ça marchait pas. j'ai fondu en larmes puis j'ai su que je me voilais la face depuis 3 mois, et que ce que j'attendais ne venait pas et ne viendrait probablement jamais, alors autant arrêter de perdre de l'énergie.
Je vais postuler au Toneelschuur et à la Philarmonie de Haarlem, pour travailler comme ouvreuse, et proposer des cours de conversation en français.
quitte à travailler 32h et à être mal payée, autant que j'en retire un minimum de satisfaction sociale ou culturelle. mais être le larbin du patron et le larbin du client, j'ai plus envie.
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spleen dans le pied
lundi 19 octobre 2009
où il neige sur liège
saluuuut...
chui fatiguée, j'ai froid et il pleut. voilà. caca boudin à la sauce hollandaise.
et pourtant.
j'ai eu un cours avec ronald, donc tout devrait etre rose. bonbon. pis j'ai téléphoné au type du studio d'enregistrement. donc j'ai joint l'utile à l'agréable. pis j'ai un rencard avec le pianiste demain, le boogie-woogeur... bon. pis j'ai acheté plein d'epices pour faire la cuisine et je vais inviter Giuseppe ce soir, si marieken ne me rappelle pas. puis je vois jessica vendredi. puis j'ai croisé Laurent, qui m'a compagné jusqu'à une brocante fermée. pis je vois ma clopinette jeudi et on se fait des expos partout des pieds à la tete. pis avec mes colocs ça devient de plus en plus sympa. pis meme qu'on a une machine à laver maintenant. pis j'avais peur d'avoir trop dépensé de sous ces derniers temps et en fait je suis vachement plus riche que prévu. pis j'ai téléphoné à une pianiste qui veut travailler avec moi à partir de décembre-janvier. peut etre meme pour jouer en concerts, je sais pas trop. puis j'envisage sérieusement de monter un programme de chansons françaises pour jouer dans des cafés ou autre, je vais demander à ma copine comédienne d'amsterdam si elle connait les endroits...
ça sonne quand meme que comme des bonnes nouvelles, non?
et pourtant je me sens fucking seule.
gotferdom ! comme dit Hébus.
...
bouhou.
voilà.
bouhou.
ça me broute de ne pas pouvoir ouvrir d'abonnement mobile à l'année et de payer des sommes faramineuses pour 20 mn de communication, alors qu'il existe des formules à 8 euros par mois pour 3h. grrr. tout ça parce que je n'ai pas de passeport. j'en ai marre de prendre des rendez-vous administratifs où tu dois attendre 15 jours pour qu'on te donne un papier dont tu n'as pas besoin et qu'on te dise que celui dont tu avais besoin, ben en fait, pour l'avoir il te faut encore plein d'autre papiers et plein d'autres rendez-vous.
puis surtout, en fait, surtout hier il y avait la fete de fermeture de Lukx. et je croyais que c'était le soir. et en fait c'était à partir de midi. et je devais bosser jusqu'à 19h. et évidemment, personne n'a voulu me remplacer un dimanche après midi... et bordel de merde, j'ai oublié mon téléphone chez Anne&max, donc j'ai téléphoné d'une cabine là-bas, parce que marcel devait m'appeler, et que bordel. rhaaaa ! voilà. ça me broute. donc je l'ai eu, lui et la moitié de la clique de lukx, tellement occupés à s'amuser qu'ils ont vite raccroché, que je n'ai pas pu prévoir un rendez-vous, quelque chose pour après, et que je suis rentrée chex moi dépitée, triste et horriblement déçue par la race humaine ( et surtout par cet horrible mufle marcelifère.) que je me suis couchée toute habillé-maquillée-parfumée. j'ai quand meme enlevé mes chaussures, je précise.
voilà.
bordel.
caca.
prout.
merde.
et que j'en ai marre d'attendre des coups de fils qui ne viennent jamais.
je vais finir par le détester, ce bonhomme.
mais bon, il parait que j'ai le droit de porter la mini-jupe. il parait. alors allons-y gaiment. oublions les complexes genoutique inculqués par la maternelle (oui, va culpabilisant, mécréante ! c'est bien toi qui m'a fait remarquer la première que "tiens, on a pas du tout les meme jambes, dis donc ( je vous épargne la petite moue un peu... genre berk, quoi) et, tu vois, là, t'as le genou qui rebique vers l'intérieur...)
puis au fond, qu'est-ce qu'on s'en fout, hein ? meme si personne ne m'ose, je trouve toujours suffisamment de débris qui veulent bien passer la nuit avec moi sans meme que je le leur propose.
mais nan, c'est pas triste. j'ai une très bonne estime de moi et d'ailleurs je ne me suis jamais sentie aussi sexy.
juste...
juste.
voilà.
et je ne m'excuserai pas pour la couleur de ce post. vous zavez ka pas lire si ça vous tristifie.
non mais.
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home sweet,
spleen dans le pied
mardi 21 juillet 2009
où l'on se réjouit
bwaaaaaaaaaaaaa
y fé pa boooo, pis j'ai la mooooort
j'ai trop mangéééééééé
j'ai mal o veeeeeeeeentre
je suis toute seeeeeeuuuuule
personne ne m'aiiiiiiime
et pourquoi moiiiiiiii
pis tfaçons on va tous mouriiiiiiir
dans d'atroces souffraaaaaances
à part ça, tout baigne
y fé pa boooo, pis j'ai la mooooort
j'ai trop mangéééééééé
j'ai mal o veeeeeeeeentre
je suis toute seeeeeeuuuuule
personne ne m'aiiiiiiime
et pourquoi moiiiiiiii
pis tfaçons on va tous mouriiiiiiir
dans d'atroces souffraaaaaances
à part ça, tout baigne
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spleen dans le pied
samedi 18 juillet 2009
où l'on se mélancolise
une minute de silence, s'il vous plait. pour encore quelques belles envies avortées. quelques jolies attentions qui avaient poussé par un gentil matin d'été sur le sable hollandais. cerf-volant et rigolades, soupir de chanson, un doigt sur le sable.
puisqu'au matin d'aujourd'hui, un petit sms gentiment écrit à la plume trempée dans le curare. rien de grave, bien sur. une petite piqure. c'est tout. juste, comme ça. c'est pas grave, bien sur. après tout.
c'est bete que je ne me souvienne plus de la durée de l'abonnement. ça fait déjà un petit moment que j'y souscrit. d'ailleurs, si quelqu'un sait à qui je dois m'adresser pour le résilier, je suis preneuse.
puisque que le chagrin a la métaphore facile, aujourd'hui, on va faire dans le romantique.
sachez-le. rien n'est plus agréable que de plonger dans la mer du nord un soir de grand vent, après le boulot. sauter dans les vagues et crier de joie en s'éclaboussant. avec des amis, des amours, ou pas. c'est l'été, et je crois bien que j'ai 17 ans. c'est drole, non?
l'age a toujours été difficile à définir pour moi. comme une minute peut paraitre longue... comme on peut avoir l'impression d'avoir mille ans. ou deux. hier soir, j'avais 17 ans.
on n'est pas sérieux quand on a 17 ans.
et ce matin ?
ce matin... j'avais 102 ans. c'est pas un age pour se coucher à 3h du mat, 102 ans. c'est pas un age à courir dans les vagues et après les garçons de 18. quelle idée. 102 ans, c'est juste un age à rester là, avec tous les fantomes d'avant. c'est un age d'hier, et hier, c'était une age de maintenant. curieux, non?
curieux...
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gar(ç)onneries,
spleen dans le pied
mercredi 3 juin 2009
où en fait ben non
dire que je n´ai pas versé une larme serait mentir.
mais curieusement, ou bien je ne réalise pas ou j´en sais rien, mais je ne suis pas trop triste.
Mon coté rationnel me dit " lucie, tu savais très bien que c´est L´école ou tout le monde veut aller. il y avait 270 candidats pour à peine 10 places. puis au fond, c´est pas vraiment ta ville."
mais en vrai, je m ´étais mise à y croire. et surtout, je craignais le retour de manivelle en cas de refus. le bon vieux " laisse tomber ma grande et retourne à ton tricot" ou autre " ferme cette petite bouche et arrete de piailler pour une fois."
puis non.
je veux dire, heureusement, non. heureusement que ca ne remet pas en question ni mon talent ni mon envie. mais j´en suis presque étonnée.
faut dire qu´ils ont été très cool. ils m´ont laissé choisir le premier morceau, et ils m´ont laissé chanter du début à la fin. puis ils ne m´ont pas dit " retournez vendre du camping en ardèche madame et ne remettez plus les pieds ici". sauf qu´ils ont quand meme cru que j´étais malade tellement y avait de l´air sur ma voix. alors, certes, ils ont apprécié la "Persönlichkeit" et le "Austrahlung", les langues etc. mais vocalement, c´est trop vert pour eux. Revenez donc dans six mois.
Personnellement, j´ai pas tellement eu le sentiment de chanter pire que d´habitude, c´est allé plutot bien. mais bon. S´il ne me manque que six mois et un contact préalable avec un prof, rien n´est perdu.
et puis surtout. weimar. alors pour info. sachez que le billet de train pour weimar... non, je vous le dit pas, c´est affreux. bon, c´est cher, on va en rester là.
l´avantage aussi à ne pas passer le premier tour, c´est que ce sera moins le stress pour les deux jours à venir : je peux partir plus tot demain, passer déjà l´épreuve théorique, et rentrer plus tot vendredi.
voilà, vous savez tout.
ah oui, l´autre avantage de Berlin, c´est que l´école est gratuite... comme à Weimar d´ailleurs. mais contrairement à Cologne. et quand on a mon budget, les presque 2000 euros l´année font une différence.
bon, je vous laisse. ce clavier en QWERTZ me rend dingue.
biz teutoniques
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chantonades,
spleen dans le pied
mardi 26 mai 2009
où l'on reste au lit et qu'on s'émotionne d'un rien
flash info news :
une grande attaque de malédiction féminine est tombée ce matin sur lyon gerland, clouant au lit les malheureuses victimes.
Putain, j'aurai jamais cru que cette foutu pomme se digérerait si mal. Depuis que j'ai croqué dedans, elle me déchire le ventre une fois par mois. Décidément, c'était vraiment un pauvre type ce serpent.
Tout ça pour quoi? hein? pour avoir l'insigne honneur de porter des enfants, de prendre 20 kilos, de subir l'enfer et de passer le reste de sa vie à pisser dans sa culotte en rigolant? super...
puis ça tombe bien, j'ai juste une dissertation à rendre pour demain. Je me lèverai à 5 heures pour la rédiger, voilà tout. (soupir...)
Gosh, les mecs, vous êtes bénis !
C'est pas compliqué, j'ai eu droit aux sueurs froides, aux bouffées de chaleur, aux crampes abdominables genre "tordons-nous dans les bois" et à l'impossibilité de garder quoi que ce soit dans mon pauvre est-ce-thomas. je vous passe les détail. Love it.
et en plus comme je suis toute émotionnable, je pleure toute les 5 minutes, en me posant la question si c'est de joie ou bien.
waouw.
dormir...
en vrai, en ce moment, je regarde les enfants, et je viens de me rendre compte, c'est incroyable comme ils sont ptits ! hier j'en ai vu un trop mignon, un ptit noir, me demandez pas quel âge, j'en sais rien. Mais minuscule. bon, genre l'âge à marcher et à parler. Et je passe près de lui, puis il me regarde comme si j'étais une montagne (que j'étais, je faisais vraiment 2 fois sa taille). et le trognon tirait un énooorme sac rose, aussi gros que lui, avec écrit un truc dessus genre "vive les filles "ou autre. Trop-chou.
ouais. enfin bon, on va en rester là, sinon je vais encore verser une larme.
Ceci dit, je suis absolument ra-vie que ça tombe maintenant, vous savez pourquoi? Parce que ça veut dire que la semaine prochaine, je serai toute débarassée et au top de ma zenzoualité... haha.
Je vais te vamper les jurys, moi, quelque chose de sérieux. ^^
see you, fellows
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spleen dans le pied
samedi 23 mai 2009
où l'on ne s'inquiète pas
Gosh...
Nous y voilà presque. bon. hum. oui oui, assume, poulette. assume.
(aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !)
J'assume. je serai juste bientôt dans l'avion (l'avion, dans les airs, avec plein d'inconnus, dans une ville inconnue, un aéroport inconnu, des putains de jurys inconnus, un métro inconnu, des billets à acheter et des train à prendre, dans des gares inconnues, pour des destinations si peu connues, dénicher un coin où dormir...)
(aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !)
J'assume. je serai juste bientôt dans l'avion, à me geler les couilles à cause de la clim', de me manger les doigts et de me ronger les sangs. à part ça, tout baigne. j'ai le smile. c'es le printemps et les oiseaux chantent toujours.
(aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah!)
Oh my gosh.
vive moi. vive les idées de "barrons-nous, allons goûter aux petits allemands" et autres "allons voir ailleurs si j'y suis".
j'adore les aventures en vrai. j'adore.
pis ce sera beau, en sortant de l'avion, un rayon de soleil tombera d'entre deux nuages pour bénir ma venue, un papillon me fera un bisou sur le nez et les jurys seront fan de moi. Amen.
(aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah...)
... je crois que j'ai tout dit, hein...
même pas peur.
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spleen dans le pied
dimanche 12 avril 2009
où il pleut-mouille-et-fête-à-la
poulettes et poulettes, salut.
un beau dimanche pluvieux qu'on vient d'avoir. et sans oeufs, cette année. en même temps, je crois qu'on n'a jamais vraiment fêté pâques, alors pas de manque. puis on a déjeuné tranquille avec le tontonibus, qui fait toujours plaisir à converser. sans compter que lassé de ne jamais recevoir de proposition suite à son cadeau de noël à retardement (il nous offrait un spectacle de notre choix), ben il a décidé de nous donner le pognon aujourd'hui, et vogue la galère; donc je suis présentement riche comme une émirate. la grenouille aux oeufs d'or.
sinon, soyez heureuses d'apprendre que je pète à longueur de journée. chouette, non? je suis grave atteinte par le syndrome père/frère, les deux plus grands péteurs devant l'éternel, et qui surtout, ne s'en cachent absolument pas. il s'en délectent, même. on a vu mieux comme compagnie. mais l'un des deux gazomanes s'en va demain, donc ça va libérer un peu l'atmosphère. chargée...
ah oui, bon, je ne sais plus si je l'ai dit à tout le monde, mais donc j'ai la confirmation pour Erasmus, ce qui veut dire que quoi qu'il arrive au niveau des concours je peux partir pour une 3ème année de fac à berlin. bon, tout ça, c'est bien sûr en dehors des modalités de validation de mon année... et vu comme c'est parti, j'ai aucune idée de comment va se passer cette fin de semestre. tout ce qui compte, c'est que je l'ai. inch'allah.
et dans le même genre de nouvelles, mais à l'envers, je ne tenterais pas le concours de Cologne cette année, c'est mort. pour un simple raison de délai d'inscription et surtout de paiement d'inscription, et de grenouille qui ne s'inquiète pas de ne pas recevoir de réponse à ses interrogations. ou trop tard. je ne saurais jamais la réponse au mystère "pourquoi le BIC/SWIFT ne fonctionne pas? est-ce qu'ils ont une banque imaginaire?" de toutes façons, c'est trop tard.
curieusement, j'en suis à peine affectée. tout ça me parait tout à fait, je sais pas. trop. loin, haut, dur, trop tard, trop tôt. trop quelque chose. je bosse mes morceaux choisis trop tard, et je les trouve inadaptés, je suis mal à l'aise sur la plupart. je me sens à côté de mes pompes et j'ai aucune illusion positive quant à l'issue de tout ça. pour Weimar, encore, peut être. je me dis que peut être.
un truc bête, on a discuté avec pôpa du dernier spectacle avec Filou, et de ce qu'il avait imaginé pour plus tard, comme approfondissement du jeu de scène et des personnages (pôpa, pas Filou), puis, je sais pas... j'y ait repensé et ça m'a mis la mélancolie. parce que quand même... rha. j'avais tiré un trait sur toute cette histoire. en fait, ce qui se passe, c'est que j'ai le sentiment de n'avoir pas autant à vendre en chanson qu'en lyrique. je m'explique. je veux dire que ma voix est trop propre. j'ai un timbre trop clair, je n'ai pas de grain ou ces petites imperfections qui me plaisent dans la chanson ou le jazz. cette qualité naturelle que j'ai d'avoir la voix très droite, très propre et très haute, est une qualité en classique, et un défaut en chanson. c'est, je sais pas. c'est plat, c'est sans caractère. c'est joli, quoi. et du coup, je n'ai jamais vraiment envisagé de pouvoir faire ça. juste de la chanson, si je puis dire. (en dehors du fait que j'aime le lyrique et que je m'éclate à faire des vocalises qui en jettent un max, of course ;)
mais au fond, ce que je préfère, c'est bien cette simplicité du rapport au public qu'on a avec Filou, ce... le fait que ça puisse être décontracté, sans être bâclé, qualité, mais tranquille. le fait qu'on puisse raconter des histoires, des poèmes, des conneries, qu'on puisse faire un peu les cons, des chansons tristes, des gaies, des bêtes, des rigolardes... inventer un truc comme ça, un petit bout de monde à nous, et à ceux qui sont là aujourd'hui, avec nous. c'est ça qui me plaît, aussi.
j'aime bien le joyeux mélange qu'on a choisi, puis cette complicité simple et franche.
puis je sais bien que, même si je la juge, ma voix, la plupart de ceux qui sont venus aux concerts n'ont pas trouvé ça. ils ont beaucoup apprécié... mais parce que je compense peut-être, en faisant des tronches, en jouant avec mes mots..
j'ai peur de perdre ça. mais j'ai peur de me lancer là-dedans et de plus tard, regretter de n'avoir pas fini au moment où je le pouvais encore, d'avoir terminé (si tant est qu'on puisse terminer) ma formation lyrique.
et j'ai peur de gâcher ce goût-là. enfin, j'en sais rien. mais tout est tellement flou, ya tellement d'inconnues à mon équation que
je vais tellement changer, me diriger dans tel couloir, bifurquer à gauche, puis à droite, croiser telle personne, quitter telle autre
j'ai la trouille, en fait. voilà. j'ai les jetons. je pisse dans mon froc. et j'aime pas trop l'humidité là dedans.
tout ça pour dire que j'ai repensé à notre aventure avec Filou, et que ça me fend le coeur de terminer ça comme ça.
tout s'accélère d'un coup avant la grande cascade et j'ai l'impression de perdre les commandes du canoë. ya un peu trop de courant. d'habitude, j'aime bien me laisser flotter, mais là, c'est plutôt l'angoisse de ne pas savoir dans quel fleuve je vais me jeter.
c'est un festival de métaphores aujourd'hui.
peut être parce que je viens de finir un bouquin nul de conversations téléphoniques entre nanas, qui ne parlent que par métaphores très recherchées, qui font style d'être très naturelles.
pfff, il est temps que j'aille voir mon psy, moi...
aller, plus qu'un jour et demi !
;)
je vous bise...
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vendredi 10 avril 2009
où le fond de la mare est frais
poulettes et poulettes, salut.
Je suis partie plus tôt que prévu chez le père, suite à une grève (encore) de la fac. cette fois, ça a un peu dégénéré, et même l'administration a décidé de boucler les locaux pour quelques jours. Alors mercredi soir, j'étais déjà là.
j'ai jeûné que 3 jours (Le-terreau sera contente), parce que d'abord je sentais pousser des envies de crumble et de tarte tatin à la glace vanille, pas du tout compatibles, et que les deux autres n'avaient pas l'air très motivé. même si au départ, c'est surtout le frère qui en ressentait le besoin. anyway, j'ai repris. Comme ça, je peux profiter des salades sauvages.
par contre, il fait grisounet depuis 2 jours et c'est pas très motivant.
hier on a collé une grande mosaïque sur le mur du garage et du coup, pas eu le temps d'aller à la piscine, mais on me l'a promis pour aujourd'hui. alors hein....
euh, je dois dire que la motivation retombe sévère. je suis énervée que ma prof ait cette fois encore été très méchante, et j'ai très envie de ne plus coopérer. c'est encore plus la zone à la fac, alors je fais encore plus pas mon travail.
puis c'est la crise, c'est la crise au centre de la voix, c'est la crise à la fac, c'est la chiotte avec ma prof de chant, et de toutes façons on n'aura pas de boulot. voilà. vive les perspectives d'avenir.
et comme je ne me sens pas n une âme de militante ni de bénévole, ben je glande.
j'écoute les discours du père sans grande conviction, les yeux dans le vague, en faisant "hinhin" de temps en temps. je lis toutes les BDs qui traînent, je me suis enfilé tous les Agrippine, puis tous les nouveaux bouquins que papa avait acheté pour la soeur et qu'il a oublié de lui apporter. au moins, quelqu'un en profite.
bon, c'est pas si pire, hein ! ce soir, on va au ciné et tout à l'heure on va à la piscine. donc si je ne pense qu'à là, maintenant et aujourd'hui, ça baigne ! je laisse faire, comme dit ma prof, je laisse venir. je fais la paresseuse.
c'est bien, 10 jours de vacances après 8 semaines de non-cours. ça repose, un peu.
j'envisage d'aller me caler dans les grads sous un chêne truffier, avec des bouquins, 2 ou 3 bombes de chantilly et des bons ptits gâteaux à la cannelle.
puis non. j'ai quand même l'estomac très vite rempli, ça m'écoeure rien que d'y penser. pas tout de suite. demain, peut être.
:)
j'espère qu'il ya plus de soleil chez vous, dans tous les sens que vous voulez.
côacôa
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lundi 6 avril 2009
où l'on se pas-content
Poulettes et poulettes, bonsoir.
Today était un jour sans moi. ça arrive... que des foiritudes en masse. je ne sais pas si je vous épargne la massacre. disons que, j'ai raté un cours parce que j'ai pas regardé mon agenda, j'ai pas eu cours parce qu'il n'y a pas eu cours, et j'ai séché le troisième. Ouiche. c'est glorieux.
passons sur la piscine en vacance sans le dire à personne, l'autre piscine qui est exceptionnellement fermée pour problème technique et le vélo qui déraille juste après que je grille une priorité à droite. mouif. on y est, là je crois.
mais sinon, le magnolia est toujours autant en fleurs et il sème à tous vents ses jolis pétales.
et passons sur l'achat compulsif d'une boite de cookies, d'une bombe de chantilly (light, n'exagérons rien) et d'un pot de fromage blanc allégé. passons, je vous dit.
et attention, j'ai eu le paternel au téléphone ! aha ! enfin ! ça fait trop plaisir. et j'y cours jeudi soir. Figurez-vous qu'on va peut-être jeûner en famille.. j'ai converti le frère et j'ai proposé au père, alors qui sait.. peut être. ce serait rigolo ! au lieu du déjeuner de famille, on va faire le jeûne de famille.
en tous cas, je vais profiter du nouveau complexe piscine qu'ils ont bâtit à côté de la maison. c'est à 20mn à pieds. le pied ! le père est tout rigolard en pensant aux voisins qui se sont tous construit des piscines dans le jardin, et que maintenant on en a une encore plus grande à proximité, qu'on n'a pas besoin de filtrer ni de passer le filet à grenouilles mortes et autres joyeusetés. rigolard, le père.
Bon ! chaque jour est une aventure. et aujourd'hui, c'était des aventures juste commencées.
ah ! j'allais oublier que dans les bonnes nouvelles, mon dossier de Weimar a été accepté (ouf, pas encore 44€ dans le vent..), ainsi que ma candidature pour le test de langue allemande. donc c'est un stress de moins !
on va y arriver, je vous dit.
bon, je vous laisse, j'ai des envies de jazz ce soir, alors je me jette sur mon ptit piano.
mille millions de mille baisers à chacune de vous !
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