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lundi 14 mai 2012

où Facebook a assassiné la glouberie


je le dénonce

tout à fait
j'accuse !
que la facilité de poster un petit message idiot avec une photo
direct de mon téléphone
sur ce média idiot
le jeu de trouver en le moins de mot possible
la phrase qui fait mouche
ou essayer quoi
bref
la flemmardise
la fatigue de devoir taper sur ce clavier d'ordi
et regarder cet écran trop minus
ont tué la glouberie
voilà
mais c'et pas que des mauvaises nouvelles
parce que ya aussi ma vie sociale tellement plus sociale
que j'ai plus tellement envie de raconter encore les même histoires à l'écrit, à ceux restés au loin
pis ya aussi que langagièrement parlant, mon français recule
et mon hollandais prend du terrain
de fait
de fait
mon écrit devient bizarre
je veux utiliser des expressions et des tournures de phrases qui n'existent pas en francilien
et je ne retrouve plus les bonnes les vraies les dures de dures
puis ya ce nid que j'ai trouvé sur mon chemin
hier soir
en rentrant à pieds puisque mon fier cheval d'acier m'avait laissé avec une roue crevée
ce nid qui m'a fait penser que j'avais trouvé mon nid
alors
voilà
la vie a tué la glouberie
un peu, beaucoup, passionnément
c'est pour le bien
toujours
:)

samedi 3 mars 2012

Dans le port d'Amsterdam

Dans le port d'Amsterdam
Ya pas tellement de marins qui chantent les rêves qui les hantent aux langueurs océanes
Mais ya un ptit vieux d'autre moins 70000 ans tout courbé avec les doigts rouillés d'arthrose qui improvise quelques accords de jazz sur piano de la bibliothèque
Puis Des mouettes, de nouveaux, ces mouettes...
Et toute cette internationalitude qui se promène
Un café avec un chat dedans
Sur la table même, le chat
le supermarché chinois qui sent le durian (toxique)

Et un je ne sais quoi qui me rend joyeuse
Peut être l'histoire de la fleur et des étoiles dans le ciel
Que de savoir que quelque part sur une de ces millions d'étoiles
Ya ta fleur
Ben ça te fait regarder le ciel avec d'autres yeux

Et puis cette petite pensée qui me chatouille à chaque rebord de fenêtre
À chaque pont
Que peut-être
Tout à l'heure
Tout bientôt
Cette ville là, ce sera la mienne

Hmmmmmm...
:)
Y fait tout chaud là d'dans

lundi 26 décembre 2011

un très Noyeux Joël

avec un vol de nuit surréaliste
avec la terre veinée de lumières qui palpiltent
trop belles
qu'on se croirait arriver sur une autre planète
avec un matin de noël qui ressemble à un matin d'avril
et l'air que chaque fois ça me grise tellement il est pur et frais
avec une soirée remplie de loup garous
(suis une bête) et de chabadabada
donc d'éclats de rire
revoir chacun
et se dire que quand même c'est bon d'être comme ça
ensemble
et contents
et comme c'est précieux une famille pareille
pis un ciel tellement loin et tellement pur
et tellement d'étoiles que j'avais oublié
l'odeur des amandes qui grillent
avec de la neige de l'année dernière et des batailles
avec un couronnement de la plus mauvaise lanceuse de boules
(reine Lulu)
avec des courses de luge
des chiens blancs qui jaunissent
avec le sourire des vieux et le sourire des jeunes
avec des cadeaux qui viennent du grenier
(merci Anne je suis ravie de penser à toi à chaque fois qu'on recycle ta belle initiative)
avec beaucoup beaucoup de joie dans le coeur
que je sais bien qu'on se fabrique soi même
mais peut être que du coup c'est encore meilleur


un joyeux noël à vous les enfants...

mardi 8 novembre 2011

I can see the light

J'aurai jamais cru me faire consoler un jour par un lampadaire
Pourtant c'est arrivé
Le soir où
Alors que j'étais la seule âme qui vivait sur le boulevard
à cette heure peu tardive mais surtout dînatoire
Ceci expliquant celà
Et que je portait des lunettes bien noires bien bleues
Toutes les lumières de la ville se sont allumées en même temps
Comme ça
Juste pour moi

dimanche 10 avril 2011

où on vous laisse dans le steak

Chers grenouilleux de tous les pays !

C'est avec une joie sans nom que nous vous annonçons notre imminente démission de la mare à bêtises
pour des raisons absolument délicieuses :
envie d'autre chose
d'un autre format
d'un autre esprit
parce que j'ai poussé vers un autre esprit
je ne quitte pas ici
je vais ailleurs
feel the difference ?

je ne suis pas encore très sûre de l'autre contenu
nous attendons qu'il se fasse plus clair et vienne frapper à notre porte
mais on a déjà eu quelques échanges cordiaux
et ça me semble une belle collaboration en vue
entre la nouvelle manière et moi

donc on ne se quitte pas
jamais
rien ne se perd tout se transforme
tout ça...

c'est pourquoi mes enfants
je vous laisse ici pour le moment
je vais m'entraîner sur mon petit velours à moi
plume carton velin
et quand je referai mon nid autre part
je vous tiendrai au courant

et de délicieux moments à vous 
chaque jour encore
chaque jour

Salutations du chapeau,

votre Lumi

dimanche 27 mars 2011

trucs d'ici que je commence à trouver trop normaux (mais que faut pas)

le "tout le monde en terrasse au premier rayon de soleil"
devant lequel je ricanais avant
genre "pf ! sont tellement privés de soleil ici 
qu'au moindre degré de plus ils sont tous à poil en terrasse entrain de boire des bières
les pauvres
c'est pathétique"
(esprit français)
et que maintenant je reconnais comme un signe de reconnaissance 
et d'appréciation de ce qui vient
chaque jour
même si c'est juste (!) le premier soleil de mars
(esprit batave)
au lieu de râler quand il fait trop chaud
râler quand il fait trop froid
et partir du principe que
ya pas de temps à perdre à se cailler sur une terrasse en doudoune au mois de février
puisque plus tard
ya aura plein de soleil
plus tard
et que là 
c'est juste trop froid
(esprit français)
mais que non, il fait beau
et ça fait des mois qu'on attend ça
et que le soleil vient de se pointer
pour de vrai
et il fait frais
mais c'est bon
c'est bon de le sentir sur ses joues
c'est bon de boire un thé
dehors
alors qu'il fait frais
mais lumineux
et qu'on est même prêts à partager notre table avec d'autre terrassiens
pour être encore plus à en profiter
(esprit batave)
et que c'est pas idiot de s'entasser et de se mélanger tout ça
pour un bête rayon de soleil
que bientôt on en aura beaucoup trop
(esprit français)
et que d'ailleurs on a pas le temps
et que d'ailleurs on a même pas de chouette terrasse en ville
(esprit français)
puisque la terrasse c'est un espace de touriste
pire, de hollandais !


ici, le premier rayon est fêté par un festival de mini jupes
de manches courtes et de bras nus
et de rhumes du fil trop tôt découvert
mais comme un rituel de printemps
alors qu'on dépasse à peine les 12 degrés



(continuer à s'émerveiller des choses qui nous font du bien)
(quoi qu'il arrive)
(même après la 10 000ème fois)
(esprit batave)




dimanche 20 mars 2011

les yeux fermés en ronronnant

comme c'est bon de regarder en arrière 
en choisissant un prisme
le bon vieux
"voilà où la vie m'a menée"
chercher le sens
la direction
le fil


comme c'est bon d'en trouver un
même s'il est aussi légitime que n'importe quel autre
et son contraire
comme c'est bon de se dire
"si j'avais choisi un autre ville
je serai devenue quelqu'un d'autre"
et comme c'est bon de se dire
qu'on a choisi la bonne


comme c'est bon de lire dans son enfance
les traits d'une vocation
ou se l'inventer comme un rêve d'enfant
et de savoir ce rêve réalisable
et en bonne voie de se
un désir bien choisi 
comme dirait Descartes
un désir bien choisi, puisque réalisable


comme c'est bon d'entendre la confirmation de ce qu'on savait au fond
qu'on savait et qu'on osait à peine dire tout haut
qu'on savait au fond parce que ça nous faisait luminer
mais qu'on osait pas trop
de peur que
de peur


comme c'est bon de sentir le chemin qui s'éclaire
le fil qui se dessine
vers un avenir toujours incertain
bien sûr
mais toujours délicieusement rempli d'incertitudes bénies
un avenir radieux
toujours


même si
radieux
toujours
enfin

samedi 19 mars 2011

la bonne vague

puisque bien sûr
c'est jamais la gadoue pour tout le monde au même moment
c'est mieux comme ça, j'imagine


en même temps, en bonne judéo chrétienne, je culpabilise
un peu
juste un peu


puis je sympathise
sym pathos
je souffre avec
histoire de


mais le fait est qu'ici
chez moi
le soleil brille
et par sur les cendres


parce que je sais où je serai dans les 3, 4 prochaines années
et que je me réjouis
de la ville
de l'école
et de l'accompagnement


le soleil brille, et ça sent le printemps
tellement inattendu
que j'avais presqu'oublié comment ça faisait
le printemps.


un déménagement, encore


il parait que c'est dans le top 10 des événements les plus stressants dans une vie 
avec le divorce
une vie d'américo-européen riche en pays développé, disons


moi je les aime, les déménagements
les renménagements
le luxe de chercher un nouveau chez moi
de le choisir
de l'arranger
d'en faire un vrai home sweet
avec mes pin-up sur le piano et mes coquelicots en papier sur la fenêtre


une nouvelle ville
et cette joie naïve à se promener en terrain encore inconnu mais bientôt tellement connu
ce sentiment d'une infinité de possibles
possibles enthousiasmants, il va sans dire


tous ces visages
probables rencontres
qui finalements s'avèreront pour la plupart des croisements de regards jamais continués
mais quand même


puis la rentrée
la rentrée...
que tout le monde déteste
que j'ai toujours aimée


je suis une écolière dans l'âme
j'aurai dû faire maîtresse
je l'aurai jamais quittée
c'est con que j'ai oublié comment c'était d'être enfant
je sais plus leur parler
je sais pas quoi leur dire


le soleil brille
chez moi
mais c'est curieux
parce que je ne suis même pas sûre que la météo y soit pour quelque chose


il me semble
je crois
que je l'ai collé sur me lunettes
c'est drôle
c'est bien


il fait bon

mercredi 23 février 2011

si c'est pas de la bénédiction, ça...

 Cette semaine, j'ai eu une révélation métaphysique, philosophique, et donc musicale et surtout chantante. vraiment. une vraie de vraie. une révélation avec la lumière qui tombe du ciel, les larmes et tout et tout. avec les larmes, la rigolade, et la Voix qui se pointe. celle que je savais qu'au fond quelque part.... et qui d'un coup, là. paf. comme ça. vivante, chaude, pleine. 
 Du coup, j'en ai voulu encore plus, vous me connaissez. Qui n'en voudrait pas encore plus. C'était tellement bon.
   Alors j'ai jeté en l'air, comme ça, en rigolant de joie, tout mon désir de chanter encore et encore et pareil qu'hier et encore plus. 
   Le lendemain je suis réveillée par un coup de fil d'un très bon chef d'orchestre (que je ne connais pas personnellement) qui a eu mon numéro par je ne sais quel miracle (un type que je ne connais pas non plus) me demandant si je veux chanter vendredi, des extraits du Requiem de Mozart. Pour un enterrement. Petite formation (10 chanteurs). 100€.
   J'aurai juste dû préciser dans ma prière que je souhaitais pouvoir chanter des trucs qui sont déjà à mon répertoire, ou bien que j'ai le temps de travailler, mais soyons couillue, j'ai dit oui. (ça doit venir de ma nouvelle coupe de cheveux, je me sens plus couillue). parce que demander si fort quelque chose et dire non quand ça t'arrive, c'est quand même un peu idiot. Pis j'aurai eu peur que la bonne âme qui m'a envoyé ce job se dise que finalement, je suis pas trop intéressée. pis j'y vais pas les mains dans les poches. je suis capable de le faire, et de le faire bien. même en trois jours. na.
   Comme ils disent "fais bien attention aux voeux que tu fais, ils pourraient se réaliser..."

   En me relisant, je me dis que vous trouvez peut-être pas ça un grand miracle, devoir chanter pour un enterrement, même pas solo, payé, bon, mais pas non plus les montagnes de Jéricho...
Détrompez-vous. s'en est un.

et d'ailleurs, aujourd'hui, il neige...

mercredi 2 février 2011

feeeeeeemmmes, je vous aiiiiiiime, le bilan #1

Je sais bien que c'est macho à mort,
 mais je les adore, ses pin-up, à Elvgren...
Je poste des trucs à haute teneur en girlitude, ces temps, et je voudrais pas que vous croyiez que je suis rien qu'une greluche en collants vert.
alors j'esplique.
   Que oui, l'autre jour je faisais un ptit bilan de tout ce qu'on a appris en hollanderie (j'aime bien faire ça de temps en temps, sur une année, sur une période, au moment de quitter un appart, ou de perdre un vélo... on va se souvenir de tout ça qu'on a grandit là-dedans.)
   Donc, loin de moi l'idée de quitter ma chère Hollanderie, mais bilaner, j'aime bien.

    Et effectivement, les avancées girlistiques sont quand même exponentielles :
- blondeur platine (nous en revînmes fort heureusement, ni notre teint ni notre cuir chevelu ne supportant la péroxydation)
- enfin assumation et clamation sur les toits d'un certain goût pour la comédie romantique
- découverte et surtout auto-autorisation du port de la mini jupe, accompagné de ses copains les bas de soie
- millefeuillage quotidien

   Certes. L'ardoise est chargée. Mais plutôt que de dénoncer une mutation en pétasserie de premier choix, je préfèrerai parler d'assumation. de respect de soi, de reconnaissance de sa beauté et de mise en valeur de ses atouts. bref, une hausse de l'estime de soi, à défaut de celle du CAC 40.
et passer d'un certain je-m'en-foutisme snob ("pff, les choses matérielles, c'est d'un trivial...) à une chaleureuse relation fraternelle avec mon petit moi, ben je trouve ça une sacré chouette avancée.
   Le mépris pour la frivolité et le côté hautement superficiel de la coquetterie, ben je l'ai mis de côté pour le moment, pour en garder le meilleur : un scepticisme sain.
   Et j'ai adopté la coquetterie pour ce qu'elle me fait de bien : le "care". le "zorg". et c'est pas un hasard si je ne trouve pas d'équivalent en français. Parce que le soin, ça sonne froid comme tout. "care", c'est quelque chose de maternant, de doux, de respectueux, de prendre du temps pour s'occuper de soi, de rappeler et de raconter à sons corps que, oui, il vaut la peine d'être mis en valeur, câliné, massé, brossé, poli, chéri, choisi.
   Ce n'est pas une entreprise de maçonnerie, pour le maltraiter un peu plus et refaire les plâtres à grand coup de truelle.  c'est harmoniser le tout. c'est du fengshui.
   C'est regarder chaque morceau avec tendresse, en lui racontant : oui, toi aussi tu es là, je te vois, et je suis reconnaissante que tu fontionnes aussi bien, que tu sois toujours au garde à vous malgré tout ce que je t'inflige, et pour te remercier, ben je prends ce temps-là, pour te bichonner. Toi, petit orteil, et oui, toi, fesse gauche, et oui, toi aussi, cuticule, oreille, et poignet.
   Et le bien dans son corps, le temps pris à le bichonner celui-là, ben ça donne à mon inconscient aussi l'idée que, bon, il vaut la peine. Je vaux la peine. Et si je vaux la peine, j'ai moins besoin de la validation du monde. J'ai moins besoin qu'on me le dise, puisque je le sens. Puisque je le sais.
et ça...
c'est précieux.
fragile, aussi, je crois. ça demande de l'entretient. ça se gagne pas comme ça à la foire du trône et on peut même pas l'acheter au marché bio.
mais les jours où c'est là, c'est bon...

ouais, je sais assez new-age-mantique, la nana.

mardi 28 décembre 2010

où c'était noël

On a joué aux cartes, on a rigolé, on a parlé sérieux, puis moins, on s'est serrés dans les bras, on a dormi, on a pelleté dans la neige et on a joué à attraper des courbatures, on a chanté un peu, on a pleuré un peu aussi quand même, on a caressé le chien, on a mangé, on a réussi à ne pas prendre 4 kilos, on a bu du Grangeon, du champagne et de la crème de châtaigne, et on a eu mal à la tête à cause de toutes les bulles qui parlaient très fort dans la tête, on a joué à compter nos cadeaux et on a presque gagné, on a reçu de quoi parfumer les ambiances et l'eau chaude, de quoi se vitaminiser, de quoi rigoler un peu, de quoi méditer, de quoi s'adoucir la peau et la gorge, de quoi s'engrenouiller à mort, de quoi s'essuyer la bouche avec des couleurs, de quoi sourire, de quoi se rappeler pendant les longues soirées d'hiver, de quoi mettre un peu d'épinards dans le beurre, de quoi lire avec des images, de quoi remplir, de quoi vider, de quoi faire de la soupe, de quoi coudre, de quoi se décorer le cou, de quoi mettre dans les plantes qu'il ne me reste plus qu'à trouver, de quoi se colorer les pieds en chaud, de quoi se réchauffer le coeur et les pieds et les oreilles.


merci Papa noël/Jésus/et tous les autres


surtout les autres

mardi 31 août 2010

où l'on se mysticise (mais que c'est pas nouveau)

bon. les enfants, je vous avais épargné jusque là, mais cette fois, je crois bien que vous allez souffrir de ma mysticité.
c'est comme ça.

donc cette semaine, j'ai fait un truc bizarre, mais je le recommande à tout le monde.
cette semaine, je me suis lavée de notre séculaire esprit chrétien. parce que même si j'ai été épargnée du dogme par mes bien-aimés géniteurs, ce genre de nettoyage ne se fait pas en une génération. et je suis sûre que je suis, que nous sommes tous tellement imbibés de puritanisme qu'on ne s'en rend même pas compte, tellement ça fait partie de l'affaire.
alors, cette semaine, sur le conseil de deux amis, j'ai défait ma coiffe de nonne, puis j'ai refait mes voeux.

j'ai défait ma coiffe, et j'ai vu tomber par terre mes voeux de chasteté pour mieux aimer dieu, à côté de mes voeux de silence pour mieux entendre dieu, mes voeux de pauvreté pour mieux comprendre dieu et mes voeux de sacrifices au nom de dieu. j'ai jeté mon syndrome d'Atlas avec toute la galaxie aux étoiles et j'ai laissé not'bon dieu porter le ciel tout seul. et je me suis mise à danser. et à rigoler. et à chanter et à courir, et à parler, et à manger, et à dépenser, et à copuler. tout ça, parce que dieu, c'est moi.
c'est nous.
c'est vous.
et dieu,il adore ça, être chanté, être rigolé, être dansé, être dépensé, être copulé, être mangé, être digéré. dieu, être vécu, il adore ça. ça le rempli de joyeusetés, dieu, quand on le vit. et ça le fait rire, rire ! comme un idiot. qu'il est. puisque même l'idiot, c'est dieu.

Alors j'ai fait de voeu de rigoler pour servir dieu, de chanter pour louer dieu, de parler pour raconter dieu, de danser pour exulter dieu, de copuler pour faire plaisir à dieu, de manger pour digérer dieu, de vivre pour me sentir plus dieu. un dieu joyeux, content, ravi même, que j'ai choisi de le vivre comme ça. il choisi pas, lui comment on décide de le vivre. le pauvre, il fait avec ce qu'on prend. les mêmes bosses et les mêmes chemins. alors il est content quand on est contents si vous saviez...

Et ce sacrifice-là, je veux bien le faire.
Il est pas si évident qu'il en a l' air. parce que le degré d'intoxication à la culpabilité est haut. très haut. on est bien imbibés. surtout nous autres pauvres femmes, que déjà on peut s'estimer heureuses d'avoir une âme depuis un bon gros siècle.
mais la Faute, quand même, la Faute, on s'en débarasse pas comme ça. on est bien overdosés depuis... pfiou. depuis quand ? depuis quand on opiumise le peuple à coups de Faute dans les dents? je veux même pas savoir.
mais j'ai décidé de me désintoxiquer.

alors oui, soyons contents, amis, d'être au monde aujourd'hui. là où, on peut choisir de quitter la soutane et de lâcher ce dieu intraitable et capricieux, celui qui nous regarde pendant qu'on est aux chiottes et qui notte chaque fois qu'on se mange les crottes de nez. 
le Singe.
aujourd'hui, là, maintenant, on peut voter pour celui qui meumeume dans chaque particule de poussière d'étoile.
la petite graine de lumière sacrée qui scintille dedans tout le monde, et que si on lui donne un peu d'eau, elle pousse, elle fleurit. et elle pollenise toute la création.

celle-là...


n'envoyez pas tout de suite la camisole, s'il vous plait...
laissez-moi juste encore un peu

respirer

dimanche 22 août 2010

où on rêve mais que c'est pour bientôt


   Bientôt, mon corps d'amour et moi, on aurai besoin juste de quelques petits heures de sommeil délicieux, ce qui nous laissera des mers de temps pour inventer de journées joyeuses et paisibles.
   Mon corps d'amour et moi, avec bien sûr mon âme-aimée, on écrira des livres, des chroniques, des romans plumes, d'autre enclumes, on écrira vite et facilement, grâce à nos excellentes relations avec la Muse Inspiration.
   Puis du coup, on écrira aussi des chansons. de toutes les couleurs. mais des chansons qui guérissent. des chansons qui font du bien, des chansons qui font du bien. Puis tous ces livres et ces chansons seront édités bien sûrs, enregistrés, joués, lus et entendus par tous ceux qui le veulent. Et ils seront plein.
   Bientôt très bientôt, mon corps d'amour et moi nous vivrons dans notre maison écolo-feng-verte-shui, avec de gentils êtres élémentaux, elfes de maisons, tom-tés et autres lutins des prés. Mon bouddha à mille trous luminera de tous les côtés, on fera du yoga, on jouera aux cartes, on cuisinera de bonnes choses et on sera toute joyeuse d'entretenir cette gentille balançoire.
   Puis bon, peut être même que toutes les trois, on chantera des choses qu'on n'a pas écrites soi-même. Mais des belles choses des autres. des qui font du bien. peut-être même qu'on jouera qu'on est chanteuse d'opéra et qu'on s'amusera beaucoup. ce sera bien.
   Puis bien sûr, mon corps d'amour et moi, toujours généreusement accompagnés de notre âme-aimée,  on aura une histoire tendre et gaie, avec un garçon tendre et gai. un qui sache faire du cerf-volant et marcher sur les mains. (chuis pas difficile)(avant je disais "sachant faire l'amour et la conversation")(je veux pas lui mettre la pression)
et on s'attrapera les rides du sourire ensemble. 
   Tous les trois, mon corps d'amour, mon âme-aimée et moi, on sera les meilleurs copains du monde et le monde sera notre meilleur copain. à la vie à la mort. et on jouera plus à cache-cache mais à trouve-trouve. 
et même les jours où il fera trop chaud, et ceux où il fera trop froid, il fera chaud à l'intérieur, et ce sera frais juste comme il faut.
   et même les matins où y aura pas de soleil ben y en aura quand même. parce qu'en fait il est jamais très loin. Juste des fois il joue à cache-cache lui aussi. alors on fera semblant de le chercher partout, le soleil, de pas savoir où il est et de ne pas voir ses pieds dessous le rideau. puis on attendra qu'il nous saute dessus en gloussant "je t'ai bien eue !" puis on pourra lui dire "ouh lala, dis donc, je t'ai cherché partout, t'étais drôlement bien caché". Et il fera une petite danse de joie devant le bon tour qu'il nous aura joué.
ce sera bien...
   et ça fera rigoler le bon dieu. plié en quatre, il sera. bidonné. pleurer de rire, le bon dieu. la bonne dieue. les bons dieux. tous autant qu'ils sont.
   Et je vous inviterai tous à la pleine lune, on fera une grande fête comme dans Astérix, où on chantera faux exprès et qu'on fera rôtir des sanglier en tofu-basilic et on racontera des histoires autour du feu jusqu'aux dernières heures de la nuit, et qu'on dira plus rien pour regarder le nouveau jour se lever.
ce sera bien.
bientôt. je vous le promets, c'est bientôt. juré craché.

vendredi 20 août 2010

où daddy, I want a poney


Les enfants, vous allez devoir m'aider, parce que I have a dream. et tout le monde les sait, les dreams c'est fait pour se réaliser.

et je dis ça, parce que je crois pour de vrai sincèrement, que si tout monde sur notre jolie planète réalisait ce qu'il désire le plus, ben nôtre monde irait beaucoup mieux.

Et mon dream, c'est une maison du Garbage Warrior. 

Je veux un navire de terre, avec un labyrinthe en carrelage devant, une terrasse en glycine, avec un potager derrière, un grand salon-cuisine-piano-à-queue avec vue sur le coucher de soleil, avec un lit rond et des cuillères à glace, et un grand chat et un petit chien, un citronnier dans la véranda, qui refait le monde avec le plant de courgettes et le basilic, au bord d'un chemin approximatif fait en pierres blanches, avec un hammam en mozaïque et une balançoire, et une chambre de pirates au grenier pour mes neveux, et une machine à espresso pour faire les meilleurs cafés du monde à mes invités, et une famille de tilleuls joyeux un peu plus loin, s'entendant à merveille avec le pommier et le cerisier qui n'arrive toujours pas à faire de cerises, et la mer au loin, et le ciel immense, comme on les trouve que par ici, et la chappelle sans murs en ode à la lumière d'automne, une maison en forme S avec l'intégrale des Gaston Lagaffe, aucune télé et une lampe avec des trous, puis une source chantante qui enjoyeuse ceux qui la regarde.

en gros. l'idée. sans aller dans les détails.

L'avantage de toute l'entreprise, c'est qu'un Earthship, c'est pas cher du tout par rapport à une autre maison, puisque c'est construit avec du déchet,et puisque c'est autosuffisant en eau et en énergie.

l'inconvénient, c'est qu'il faut trouver où ce qu'on le plante, le navire.

avec l'eventualité que d'ici quelques années, le terrain choisi soit 15m sous l'eau. ahha.
et que (détail) on est pas tellement du genre pouvoir le payer cash, ledit endroit et ledit navire voguant dessus.

mais je ne me décourage pas ! I have a dream, et il va se réaliser. bientôt.

parce que vous, vous allez m'aider hein ? dites ?