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dimanche 25 mars 2012

Passions (enfin, surtout celles du Christ quoi)

Ah !
ah !
ah...

quelle belle journée, quelle belle période, et oh comme c'est étrange de se remettre à typer. à tel point que je ne sais même pas comment ça se dit en français, typer.
enfin.

belle journée d'hier
que concernant les considérations météorologiques, ben on arrive à se prendre des coups de soleil, en mars, au plat pays, je trouve ça pas assez réussi.

ensuite, ben hier on avait un concert
enfin, un concert
un truc étrange
de l'interdisciplinaire à la Fontys (mon école)
avec un Stabat Mater de Pergolese (vieux baroqueux) accompagné par un ensemble de saxophones, quatres accordéons, deux vibrafones, deux marimbas et une fanfare de trompetteux entrombonés. et là je ne parle que de la musique. de fond, la musique.
(au cas où, c'est un morceau pour deux chanteurs qui se joue généralement avec un quatuor à corde ou avec orgue...)

et devant, ben un tas de gens qui font des trucs bizarres, des hippies, des mariées en deuil qui ont perdu leur enfant, de clowns qui jonglent mal avec des chapeaux, des danseuses qui tirent la langue et font des bras d'honneur, de business women qui hurlent dans des mégaphones des textes absoluments abscons... c'était très très étrange. et pourtant je ne suis pas difficile. je vous laisse imaginer l'outrage fait à mes collègues chanteurs, pour la plupart conservateurs comme pas possible ( c'est dommage je trouve, à 19 ans, c'être dans cet état d'esprit mais bon)

on est sortis de là tous un peu sonnés et vaguement déçus que le soleil soit déjà parti. mais heureusement, il y avait le chemin de retour... et les énormes ballons d'hélium qui flottaient autour de l'église et qu'on s'est mis dans le crâne de ramener à la maison. et les beaucoup trop chargés bien sûr avec tenue de concert plus sac à main plus fleurs plus ballon géant. et les mauvaises indications d'horaires de bus qui nous font poireauter pendant 20 mn. c'est pas grâve. on aime poireauter. c'est dommage quand la compagnie aime moins poireauter. mais c'est pas grâve. puis ya le soulagement quand le bus arrive enfin, et qu'on grimpe dedans avec nous ballons énormes. pis on papote. pis on discute. pis on rigole. pis on se rend compte au bout d'un moment que quand même, ce chemin semble tout à fait étranger et que c'est louche. pis ya cette halte terrible où tout bascule, et où une horde de mômes et leurs parents (hooligan, fréquenteurs de parc d'attraction ? sportifs motivés par les premiers rayons de soleil?) envahissent le bus. et là c'est le drame. de plus en plus on se rend compte que non, c'est pas le bon bus, qu'on va devoir marcher, et puis évidemment quand vient le moment de sortir, ben c'est plus possible à cause de tous ces gens et du trop gros ballon. que quand enfin on arrive à s'extirper du bus de la mort, on a oublié de valider sa carte de transport, donc ça nous à coûté 5 euros. bon. c'est pas grâve ! on est très très fâchés contre notre foutu karma du transport en commun, mais c'est pas grâve. on hurle un peu et on crie dans les rues désertes. pis on se pique un fou rire. et les enfants sont jaloux de notre ballon. et les grands aussi. puis on commence à avoir des ampoules. on arrête de rigoler. les talons ça va bien 2 minutes.
mais là, on arrive au Ringbaan Zuid, et entre le manteau rouge, les talons, le mini short, la tenue de concert, le maquillage de concert (bôcoup) et le ballon rouge géant, forcément, forcément.. à fond le klaxon.
et la tronche qui s'allonge et qui s'allonge au fur et à mesure que les ampoules se gonflent se gonflent
et ce foutu bus qui devait s'arrêter devant la porte
et ces foutus mauvais conseils d'horaires
et ce foutu ballon qui nous les gonfle
et ces foutus godasses
et cette manie de boire beaucoup trop que je me retrouve toujours à devoir pisser quand je peux pas
et ce foutu sac beaucoup trop lourd que pourquoi mais pourquoi il faut toujours qu'il soit aussi plein
et ce foutu chien qui saute encore une fois sur mes collants

aaaaaaaaah

l'espace d'un instant j'ai saisi l'ironie de la situation
ayant chanté toute l'après midi sur le calvaire du Christ
que c'était bien normal qu'il me la rende 
avec un ptit ricanement




mercredi 16 mars 2011

La Scala n'a qu'à bien se tenir



parfaitement.
voilà le dernier enregistrement commis


alors certes
on l'a poussé un peu plus haut pour faire voix d'enfant, tout ça...
mais quand même.


ils vont se l'arracher au Metropolitan Opera de New York, je le sens



mercredi 12 janvier 2011

où juste un instant on s'est prise pour Callas

parfaitement.
La Scala n'a qu'à bien se tenir. Je suis au Met* la saison prochaine. on me l'a prédit.
hier messieurs-dames, on s'est arraché ma personne, ma voix, mon charme, ma musicalité, ma prononciation parfaite, mon expressivité et j'en passe. bienvenue dans le monde de l'art, et dans la caresserie dans le sens du poil.

j'étais dans un conservatoire renommé (oui bon, relativement) que peut être j'envisage, parce que je suis femme et que rien n'est plus changeant que. bon
   surtout parce que je veux être sûre d'avoir vraiment vraiment le sentiment d'avoir tout essayé avant d'abandonner lâchement, au risque de me lamenter pour le reste de mes jours pour cette peut être occasion râtée. arf. bon.

donc j'étais à l'autre bout du pays (3h de train, les enfants), dans une ville charmante, un peu bourgeoise, mais étudiante quand même, à c'qu'y parait (hm) et je rencontris 2 professeurs.
   l'un, qui avait répondu à mes interrogations par mail, en me proposant de venir pour qu'il puisse plus facilement me conseiller
   l'autre, parce que les investigations de mon bien-aimé prof de chant (super impliqué, d'un coup)
l'avaient mené vers ce (d'après ses contacts) unique bon prof dans cet endroit.
c'est difficile de choisir, laissez-moi vous dire.
un prof de chant, pff, c'est comme  de choisir un psy, mais qui serait aussi ton coiffeur et ton gynéco.
parce qu'il est déterminant dans ta progression vocale, bien entendu. mais aussi parce qu'il peut très facilement être trop gourmand et te faire attraper un technique non durable, sous prétexte de vouloir te faire chanter plus fort, plus large, plus gros, plus lourd, tout ça.
(genre tu te retrouves affublée de polypes et leurs amis nodules en no-time)
(ou bien juste la fatigue vocale que tu comprends pas d'où elle vient, voire même tu perds ta voix, en tous cas, tu l'abîmes.)
bref. la joie.
soit il peut être trop précautionneux, et que en 10 ans tu apprends ce que tu aurais pu faire en 6 mois. sans compter que le chanteur est un animal très sensible, et que chaque critique un peu pas trop fine peut te le fissurer en plusieurs morceaux.  sans compter que c'est important qu'il y ait un semblant de clic personnel entre les deux, parce que sinon c'est quand même dur. évidemment trouver quelqu'un qui fera grave tout son meilleur pour développer ta Voix, celle que nulle part ailleurs dedans le monde existe. pis pour finir, éviter le chanteur trop connu, parce que son ego peut prendre la place de ton évolution, et que la personne est toujours en déplacements, rapport à sa gloire, et que du coup tu te payes les assistants fébriles.

et là, je ne parle que du prof.
sauf que dans l'idée du conservatoire, ya aussi :
- la qualité des autres cours (théorie surtout ou bien pratique d'abord ?)
- la qualité de la pédagogie générale (est-ce qu'on promotionne la compétition ou bien est-ce qu'on entretien un climat généreux ?)
- la qualité de la préparation au milieu professionnel (comment gérer la petite entreprise que tu deviendras, comment choisir ses rôles, comment se vendre un peu, tout ça...)
- la qualité du réseau de contacts qu'entretient l'établissement avec les professionnels du spectacle, te permettant ou non de te faire entendre/connaitre et de démarrer

donc on est pas sortis de l'auberge.
pis accessoirement, en admettant qu'on a trouvé tout ça au même endroit, ben faut être admis, hein.

ceci dit, je ne devrais pas avoir de souci.
puisque les deux bonshommes que j'ai essayé hier à Maastricht (voilà c'est dit) ben ils ont été grave enthousiastes, quitte à me descendre tous les conso des environs et à m'encenser en haut du podium pour être bien sûr que je ferai ma prochaine saison au Met conso de Maastricht.

l'un d'eux m'a même confié sous le manteau que, bien sûr il avait pas le droit de me le dire, mais que j'étais grave prise à Maastricht, quoi qu'il arrive, et que même si j'avais des problèmes de sous, on pouvait me faire passer direct en 3ème année de Licence.
-c'est une sombre histoire rapport que je suis surdiplômée pour eux-
nan, en fait, le ministre batave a eu la bonne idée de trouver que une sessions d'études, ça va, mais plus, bonjour les dégâts. après, on devient un "studie stapelaar", soit un grand vilain méchant empileur d'études sup'. en bref, démerde-toi Huguette, t'as déjà un diplôme, ben on ne subventionne plus un centime et tu te payes tout tout tout comme une grande, fallait mieux choisir avant. soit la modique somme de 7000€ par an. et des brouettes. pis le budget quotidien on en parle même pas.
hin.

j'espère que le fait que ma surdiplômerie ce soit passée en France et n'ait pas coûté un centime au Ministre batave va pencher en ma faveur. sinon, je suis un peu dans le pâté. Enfin juste pour un an. puisque j'ai eu la présence d'esprit de ne pas souffrir le Master à la fac, donc que le Master à Maastricht, ça c'est subventionné. ya que ma Licence qui serait un vilain empilement.
vous suivez un peu ?

bon, tout ça pour dire que ben, ça fait plaisir quand même tout ça. l'un m'a interdit de faire autre chose et m'a promis encore une fois sous le manteau que ouioui, ne pas oublier que des sopranes on en a à la pelletée, mais que d'après lui, presque sûr que moi y aurait pas de souci. puis il a ajouté que les allemands ne savaient pas ce à quoi ils avaient dit non en 2009. et l'autre était intarrissable sur toutes mes perfections, que j'avais pas à avoir honte de quoi que ce soit à 23 ans, et que un peu plus de volume et on y était.

alors même si ces choses font plaisir à entendre, je me laisse pas trop amadouer non plus. parce que quand même, un type qui dit ça après m'avoir entendu un petit quart d'heure, ben je trouve ça louche. même s'il me dit qu'il en a vu d'autre et tout et tout.
je garde en mémoire que mon cher professeur m'a dit (potins lyriques) que ce cher monsieur était un peu en dégringolade d'élèves et qu'il allait probablement essayer de me recruter à mort.
(il a quand même été assez fin pour ne pas me dire : "avec moi, c'est la gloire assurée", mais juste que ailleurs que Maastricht, bah pfff il me conseillait de ne pas m'infliger ça, quoi.)

bon. donc c'est la gloire, cette fois c'est sûr. bientôt je vous rendrais visite en hélico, où que vous soyez.
enfin en attendant, j'essaie de faire ma déclaration d'impôts 2009, (oui, je sais, 2009, mais c'est pas ma faute, je l'ai remplie presqu'à temps-6 mois plus tard- pis ils m'ont renvoyé 6 mois après un papier pour me dire que non non, qu'est-ce que je croyais, que j'allais remplir les même paperasse que tous les hollandais pure souche, que nenni. c'est ce petit feuillait de 54 pages qui était fait pour moi.)
sauf que le nouveau papier en question est encore plus compliqué que le premier, en hollandais ça va de soi, et j'y comprend que couic. mais peut être ça me permettra de ramasser quelques euros trop payés. alors bon...

voilà, c'était long, mais cette fois c'est fini !

* le Met, c'est le Metropolitan Opera de  New York bien sûr, hein

samedi 18 décembre 2010

où on est les meilleurs et les plus beaux

quel triomphe mes amis quel triomphe.

bon, là j'ai mal au ventre d'avoir été assise presque 3 h avec une jupe en soie trop petite. mais quel triomphe. on a été beaux, on a eu droit à la standing ovation, et pour notre ptit de chef d'orchestre, je suis très contente. parce que c'est tout grâce à lui. la preuve : l'année dernière, avec presque les mêmes gens mais un autre chef, c'était nul. bon, faut dire, j'y étais pas : ça ne pouvait être que mauvais.

le seul truc qui me chagrine c'est qu'il a une copine qui a l'air idiote, et je lui aurai souhaité un meilleur goût. je suis toujours déçue dans ces cas-là. que les garçons qui  semblent un peu moins mâle de base que les autres préfèrent quand même eux aussi les minettes écervelées.
enfin bon. c'est un autre débat.
pas que je le convoite, d'ailleurs.
mais je suis en phase ou je ne convoite personne donc j'envisage tout le monde. c'est comme ça. même les chefs d'orchestres blonds (eurk) aux yeux mouafbleus (yark) avec un strabisme divergent (iho) et pesant 45 kilos tout mouillé. 

mais je voulais vous parler du concert.
en même temps je suis sûre que vous en tapez le coquillard de comment s'est passé le weihnachts oratorium chanté à Leiden par 4 ploucs de plouc les bains.

   M'en fous d'abord, j'fais c'que j'veux.

   Pour commencer, je sais pas pourquoi, mais je me sentais pas dans une ambiance "je dois chanter demain, walala dis donc." et j'ai bossé le soir d'avant au resto, pis je sais pas comment je me suis débrouillée, mais je ne suis endormie vers 5h du mat. et réveillée 7 fois en sursauts le matin, parce que j'avais pas mis de réveil et que j'avais peur qu'il soit méga trop tard (les chances étaient faibles :  je devais prendre le train de 14h37. quand même)
déjà, là, je me trouve super professionnelle. genre pas dormir la nuit d'avant, pour aucune bonne raison, c'est bien. on chante mieux quand on a pas dormi, vraiment.
   bon. j'me lève, j'me chauffe un peu. je dois encore passer rendre un cd à la bibli qui est à la bourre depuis un mois.
   Mais petit problème de logistique (décidément, je suis loin de pro attitude) comme j'ai pas de housse pour mettre ma tenue de concert. J'ai tout pendu à un cintre, (déjà, c'est mieux que tout rouler en boule au fond d'un sac plastique, je me rapproche de la pro attitude) sauf que avec la neige, ça allait pas l'arranger. donc maline, je l'ai emballée dans ma cape verte anti pluie de quand je fais du vélo et qu'il pleut (soit jamais).
mon prof de chant a cru que c'était ma robe de concert, cet idiot.
j'y penserai la prochaine fois : concert en cape verte de vélo, avec capuche svp.

   je me suis promenée toute la journée avec ce truc, tout le monde m'a pris pour une folle : la fille qui porte sa cape de vélo sur un cintre, dans le train.
bref. on repassera pour le glamour de la diva en déplacement.

   bon. je vais à la bibli. puis d'un coup je flippe d'arriver trop tard à la gare alors je me dépêche. parce qu'il a neigé 70cm hier, et tout est resté : la panique complet. aujourd'hui aussi, mais moins.
j'arrive à la gare avec une demi-heure d'avance. puis le seul train qui roule va à Leiden : c'est bien ma veine. je peux même prendre le précédent.

   je suis arrivée avec une heure d'avance. la classe. mais surtout avec un humeur de chiotte et les mains glacées. (je deviens pas tellement plus sympa quand j'ai pas dormi)
alors j'ai fait l'ermite et j'ai passé cette heure chez Bagels & Beans. je sais pas si ça existe en France. enfin bon. j'ai bu du café. parce que y parait que ça réveille. tu parles.

   J'ai profité de l'occasion pur me découvrir des première rides en dessous des yeux. on blâmera la poudre et la lumière méchante qui venait grave du dessus. mais quand même. ça calme. je suis sûre que c'est un coup de Dieu (Ménard, quoi) pour me faire acheter son contour du n'oeil.

   bon. puis finalement, le miracle s'est opéré, après 3h (3h !) à brailler du Bach, ben j'étais toute joyeuse de nouveau. d'où le postage à pas d'heure de la nuit parce qu'il fallait bien rentrer à la maisons quand même, c'est pas tout ça.

j'ai même pas de chute pour ce message édifiant. de pigeon.
donc je vous laisse à vos agneaux, moi je vais pas avoir besoin d'en compter beaucoup avant de m'endormir.

et demain, au programme : faire la loque, rester au lit, et rien glander.
je me réjouis d'avance.

vendredi 26 novembre 2010

où Jésus revient

parce qu'il fallait bien commencer quand même, finalement, avec ce foutu joyeux oratorio de noël.
c'est vrai, samedi pas celui-là mais l'autre, y a la première répète.
hm.

donc il est juste un peu de temps de s'y mettre quoi.
après tout c'est juste 3 h de musique
en allemand
une bagatelle

Puis Bach il est toujours gentil, il écrit des trucs super faciles à chanter. Il aimait les chanteurs, Bach, ça se sent.
Par exemple, ça commence avec un choeur.
bon. commencer, on aime bien.
C'est un choeur en forme d'hymne à la joie. Il fait 15 pages, pour 2 lignes de texte, se résumant à "Réjouissez-vous". Au moins c'est pas trop dur à mémoriser.

Et juste en l'espace d'une ligne et demi, on a droit à trois octaves de braillement. Première phrase.

   Alors je sais bien que ya pas que des musiciens par-ici. Mais imaginez juste de passer de la cave au grenier en 22 secondes, et avec élégance s'il vous plait.
   Je suis sûre qu'il nous en voulait, le père Bach. Je le vois très clairement.
   Il se réveille tout frais à 11h du mat, boit un café froid, se gratte la perruque et se demande ce qu'il a bien pu oublier.
    Ah oui ! l'oratorio de Noël. Bon bon, c'est quand déjà ? ben, pour Noël, chuis con.
   Noël, noël... Jésus tout ça, la joie les trompettes les anges et tout le tintouin. Donc il nous faut du gai, du pimpant. Quelque chose où on se pose pas la question de c'est de quoi qu'on parle déjà. Du Ré majeur. C'est bien ça le Ré majeur. C'est pas aussi douteux qu'un Mi majeur. Pis ça fait pas trop de dièses à la clé. Comme ça tous ces feignants d'instrumentistes peuvent l'apprendre en deux jours puisque la semaine prochaine on fait la première répé.
   Allons pour du Ré Majeur. Alors pour commencer, on va poser le tableau comme il se doit, donc on va bien le sentir passer ce Ré Majeur. Donc je vais leur planter des bonnes vieilles dominantes par-ci par-là.
  Alors voyons. La grave pour commencer. On a qu'à ouvrir vers un la medium, c'est bien ça le la médium. Oh, puisqu'on y est, collons-leur du La aigu. C'est pas mal, ça appuie sur les réjouissances de la fête tout ça. Puis ça peut pas leur faire de mal à ces feignants d'instrumentistes. Déjà que je leur ai mis que 2 dièses à la clé, ils peuvent bien me donner 3 octaves pour la première phrase. Puis le texte. Alors un louons le Très Haut  me semble adapté. On va varier avec un petit louons les Cieux. hm. C'est un peu monotone. Ah ! voilà. Louons les Cieux par ces choeurs délicieux. pof. comme ça en plus ils doivent avoir l'air contents. ouuuh ça me plait..."

(bon, en vrai, il est gentil quand même, parce que des fois il nous met un psaa dans les aigus, et ça aide mieux que quand il met un ket par exemple. pis en vrai, avoir l'air content ça aide aussi pour faire sortir tout ça.)

   Mais quand même, déjà, le La grave, c'et ma presque note la plus grave, puisque en dessous du sol ya plus rien qui sort. C'est pas glorieux mais c'est comme ça. Donc le La, c'est un genre de grondement vaguement tonal, qu'on entend seulement en cas de silence de mort. Ce qui n'est pas la cas quand on chante en choeur avec un orchestre. (je précise quand même pour les non pratiquants)
   Puis les morceaux de ouf qui durent 15 pages, que quand tu crois que tu arrives enfin au bout, ça recommence au début et tu te repayes la moitié.
Ciel. J'ai signé pour ça, moi ?
   Et le pire, c'est qu'on fait 2 concerts, un à Leiden (toujours le même Leiden que la Passion), et une à Lochem. mais à Lochem y zont pas de sous, donc on coupe dans les effectifs, et vlan. Lulu reste sur le carreau. des inconvénients d'être la plus petite.

  Alors après une heure de piaillements enthousiastes et pour me changer des Jesus Jesus,  je suis allée à la bibli. Et en revenant, je me suis fait arrêter sur la place par un Grand camion en forme d'arc-en-ciel, avec marqué dessus Jésus a dit: je suis la voie, pis en dessous de la vitre passager, y avait une affiche encore en forme d'arc en ciel, avec marqué Our God is AWSOME !! ça prenait tout la place. je m'suis dit quand même, ils exagèrent. puis évidemment, un gentil monsieur m'a attrapée par le bras pour essayer de me vendre de son Jésus beaucoup trop cher.  
   J'ai bien failli lui dire que du Jésus, j'en avais déjà plein ma partition, mais je me suis abstenue, sinon peut-être il aurait cru qu'on était du même club. Moi je me méfie des vantards. ma devise, c'est plus z-on en parle et moins z-on en fait. idem les types qui crient sur tous les toits que c'est des Dieux au lit.
   J'aurai pu lui dire ça, au vendeur de Jésus. Peut être que ça aurait causé une réaction amusante. Mais vous savez comme je suis : c'est toujours après qu'on y pense.

   Donc je suis rentrée à la maison sans Jésus en forme d'arc-en-ciel, pour retrouver le mien en forme de La aigu.

   Je commence à douter de la pertinence de mon choix.

mercredi 7 avril 2010

où il était temps

J'ai enfin osé demander à mon chef de choeur (celui qui est drôle, jeune, sympa, talentueux, agréable, efficace, inspiré, charmant ET qui a remarquée mon gros popotentiel), s'il voulait bien m'aider pour les concours de Berlin. Il a très gentiment accepté, en ajoutant "Je suis pas sûr de te servir à quelque chose"
il est mignon

dimanche 4 avril 2010

où l'on passe à la télé sans même le savoir

Salute les enfants,

Nous revoilà. Et bien, c'est une bonne semaine que nous avons eu là.
Avec une première Passion selon St Matthieu relativement catastrophique, avec panne de courant (donc pas d'orgue au moment de commencer), chef sous speed (au moins), direction à la moulinette, et nous qui gueûlons comme des matelots. Bon. Puis quand même un retour sympa dans le bus, à 2h du matin, où l'on s'occupât essentiellement de descendre cet idiot de Roy Goodman, le chef en question.
          Ce qui est drôle, c'est que le bonhomme est quand même assez connu, et que justement, son nom guaranti un certain public. Mais en vrai il est juste fou.
   La deuxième, à Groningen, fut moins catastrophique. Encore trop vite, mais bon, un représentant du choeur, un de l'orchestre et un des solistes avait râlé, donc il s'est calmé un peu. Mais c'est son choix, il l'aime comme ça, sa Matthaüs, et Monsieur dirige, donc Monsieur choisit. 
Bon.
   Ceci dit, chaque fois c'était un peu mieux quand même. Puis on a terminé avec deux concerts à Leiden, dans la Pieterskerk. Qui s'avérait être un des deux plus grandes Passion du pays, avec celle de Naarden. 
Curieux, parce que je ne nous trouvais pas si formidables que ça, mais peut être que je suis trop perfectionniste.
et donc à Leiden, on y va pour se montrer, parce que tous les pontes de la politique hollandaise s'y pointent, les animateurs télé et autres jet setters. 
Ouais. Moi, je m'en fout t'façons, je les connais même pas, à mes yeux c'est tous les mêmes, des vieux en général, et ils font bien ce qu'ils veulent. D'ailleurs je vous laisse deviner le prix de la place au premier rang...
mon dieu mon dieu. ben si, 105 euros, voilà. sans commentaire.

Donc on chante, jeudi blanc et vendredi saint, et il s'avère que vendredi, on a été filmés et qu'on est passé sur un genre de TF1 quelconque. 
Gosh ! Et mon droit à l'image alors, hein ? On m'a pas demandé mon avis, non mais ! je vais les trainer en justice, moi. En plus, j'avais été privée de robe de concert, puisque la mienne ( toute jolie toute neuve toute chouette) n'était pas assez longue (en dessous du genou) et que je devais porter un truc bien bien couvrant et surtout pas trop... tu vois. bon. genre. hin ! 
Donc je me retrouve à la télé, avec un jupe prêtée par une collègue, et même pas on m'avertit !
(bon, en vrai, on ne voit pas un centimètre de ma trombine, mais c'est pas grave, hein, faut faire valoir ses droits, que diable)

Puis faut dire que notre Jésus était super formidable, (encore une tête parmis les têtes) puis super drôle et accessible pour le reste, ce qui ne gâche rien. J'ai même osé prendre mes joues bien roses et le féliciter, lui raconter mon admiration et l'honneur que c'était de chanter ma première Matthaüs avec lui, à Leiden, pour vendredi saint. et il m'a dit que le Bachkoor n'avait jamais aussi bien sonné que cette année. Je me suis abstenue de lui dire que c'était normal. Restons humbles après tout.

Et pour le reste, sachez que la hollande ne connait pas de flageolets, et c'est bien dommage. mais ils ont plein d'autres trucs qui font péter, donc ça rattrappe.

Puis là, comme il faut quand même aller fêter Pâques, ben je vais me gaver de trucs gras et viandus chez mon oncle et ma tante... entre nous, ça me réjouis moyennement, mais je me prépare déjà moralement à refuser gentiment les multiples tentatives de remplir encore mon assiette et mon verre. Et après, ils osent encore faire des commentaires sur ma ligne. Franchement.

Bien ! le reste, c'est du détail, alors vous avez qu'à m'appeler. na. quand j'aurait un téléphone. un jour. bref.

des bosses grises quand même !

jeudi 14 janvier 2010

où l'on en sait rien

puisque je vous dis que je sais pas, j'ai rien entendu, et j'ai aucune idée de quand je le saurai. "au plus vite" qu'y-z-ont dit. au plus vite. moi je trouve que ça pourrait étre plus vite que ça, mais bon. ça compte pas, hein.

ceci dit, je peux vous raconter comment ça c'est passé. à savoir, j'étais plus enrhumée, mais quand même tout juste sortie de la période malade, alors pas vraiment avec un sentiment de top de la forme. bref. toujours la meme histoire avec les chanteurs...c'était à 13h20, et mon gentil ronald avait proposé de me faire cours juste avant, comme ça je serai bien chauffée, et ça me paraissair idéal. sauf que l'audition que je croyais étre à 14h20 était à 13h20. donc pas possible, donc à moi de me chauffer toute seule comme une grande. berk. à 11h30, toujours pas un son audible qui est sorti de là, un espèce de truc-collant-vieux-reste-de-la-nuit qui s'accroche à mes cordes vocales... bwaaa. je me dis que c'était peut-être pas une bonne idée de reprendre le sport la veille au soir. j'ai des courbatures, et je me demande si le monstre glaireux qui dort au fond de ma gorge n'est pas un produit de ma soudaine activité cardio-pulmonaire.
chiotte.
est-ce que je vais assurer sur ce choeur que j'ai que depuis une semaine ? et ce récitatif dont j'oublie encore les putains de paroles? je hais l' italien...
rha, puis j'ai rien de correct à me mettre. entre mon jean avec un truc qui ne laisse rien secret de ma nanatomie, et une robe... usée. va pour la robe.
je me démène une dernière fois sur Louise Attaque, puis je sors à 11h15, pour chopper le train de 11h35, qui m'emmènera d'abord à Amsterdam, puis à Bussum. 1h de trajet en tout.
il fait un froid de canard et je regrette déjà mon jean et le gros pull en laine qui trainent dans mon placard.
puis j'ai choisi LE parking à vélos qui déconne et je m'escrime encore 5 minutes dans la glace à essayer de le faire monter sur les autres, alors qu'une maudite roulette a décidé de rouler à coté du rail. un bonhomme vient faire semblant de m'aider. très efficace : je trouve aussitot toute seule la solution. vade retro l'ancètre, chuis pas d'humeur.

bon, j'attrape le bon train, sur le bon quai, puis re le bon train sur le re le bon quai. à l'heure, et tout. même pas de ligne annulée ou restreinte pour cause de neige... bon. ben nous y voilà. je réussi même à trouver direct l'église, sans plan, juste avec ma petite mémoire de ce que j'avais vu sur googlemaps.
il fait aussi un froid de canard dans la salle de chauffe. c'est dróle, non ?
j'apprécie que, curieusement, on soit 4 à attendre, et chacun d'un pupitre différent. donc au moins, on est pas de la concurrence les uns pour les autres.
ils ont une demi heure de retard, parce que les tous premiers étaient coincés à amsterdam le matin. comme quoi...
on échange quelques mots avec les autres. on attend. le ténor a choisi un air mais n'a que la version de basse avec lui. alors que la pianiste a la version de soprane. ça va. je suis contente d'avoir limité les éléments de stress type : oublier sa partition, arriver à la bourre, ne pas trouver le lieu...
ça se décime petit à petit. il ne reste plus que la mezzo et moi.
il parait qu'il fait chaud dans l'église. puis que ça sonne bien.
elle est pas bien sûre d'elle en ce qui concerne cette audition. chez bach, ya pas de mezzo. ya bachsopran ou alt. et elle est entre les deux. mais elle trouve que je c'est magnifique ce que je fais. je la remercie puis je fais encore ma tronche d'étonnée, parce que je sais pas quoi faire d'autre quand on me complimente. puis parce que je sais jamais si c'est sincère. alors. bon.
c'est l'heure, alors. on y va.
je ne quitte pas mon pull, c'était bien la peine que je mette un robe. j'ai trop peur d'avoir froid. je garde mon pull.
ils sont 3 au jury, plus la pianiste, Gerrie, que je connais. toujours aussi rayonnante, elle me fait un sourire éclatant.
le chef qui est tout nouveau, jeune, puis un vieux bonhomme, le directeur artistique je crois, puis la responsable du casting. genre. quelque chose comme ça. l'administration, quoi. ils sont amicaux tous les 4. le chef se lève pour me serrer la main. groumpf. merde. je sais jamais s'il faut juste les saluer ou bien se présenter, serrer la main... mais de toute èvidence, j'aurai préféré qu'il ne quitte pas sa place pour venir me dire bonjour.
bon.
arrête.
je dois me présenter.
je bafouille que ça fait 4 ans, que j'ai fait mes études en france et que là j'ai juste des cours privés, que j'ai pas eu les concours en allemagne. euh. oui. puis mes diplômes universitaires. glorieux CV.
il me demande où en france, si j'ai essayé les concours en hollande. non. bon. curieux parcours. étrange.
jamais chanté la passion selon st matthieu ? c'est drôle, apparemment. c'est un incontournable ici. elle est chantée par tout le monde, tous les ans pour pâques. chaque chanteur hollandais a fait une fois une tournée avec la passion selon st matthieu. passons. chantons alors.
je chante. Piangeró. de Haendel.
et j'apprécie les regards plutot agréablements surpris qu'ils échangent. surtout sur les notes aigües que j'attaque tout doucement. je suis bien concentrée.
pas de commentaire. on passe au premier choeur de la Passion. c'est interdit, en vrai. Bach après un opéra de Haendel, mais on le fait quand même. par contre, du coup, je fais un Bach plutot haendelisé, dans le genre.
là, le chef trouve des choses à dire et me demande de faire les notes tenues sans vibrato, sans perdre la rondeur dans la voix. sans prendre un voix d'enfant, en gardant toutes les harmoniques. il me dit, essaie pour voir, je sais que c'est dur et que ça risque de ressembler à rien.
j'essaie. et j'apprécie encore les regards entendus. ça ressemble à quelque chose.
puis il me reprend encore sur quelques virgules ici et là. rebelote.
bon, je ne pouvais pas y échapper, pour la troisième fois que je leur chante ce choeur, je plante une note à coté vers la fin. j'attaque une phrase sur un la aigü au lieu du sol aigü. ça les fait bien marrer que je veuille le faire encore un peu plus haut. ouf.

le chef me fait un dernier commentaire sur mes aigüs, et suppose que je ne suis pas soprane léger, et que je devrai peut-être me faire entrendre par d'autre professeurs de chant, à moi de voir.
voilà, on a fini, merci, au revoir, on vous fera savoir au plus vite.

bilan, je crois que j'ai montré le maximum de ce que je pouvais. un récitatif, un air lent, avec un passage super rapide et plein de vocalises, pas trop haut en général mais avec des pointes vers les aigus, ma capacité à changer de style, opéra oratorio, et à réagir rapidement aux instructions du chef. je crois que j'ai pas fait la soprane qui veut qu'on l'entende même quand elle chante en choeur, même si j'avais un air d'opéra. je crois que j'ai fait de mon mieux et qu'ils ont apprécié. j'espère qu'ils prendront ma jeunnesse comme un atout, ou bien parce que je suis toute neuve sur la Passion, et que je n'aurai pas de vélléités à vouloir rester dans mon vieux schéma interprétatif déjà chanté 1000 fois, ou qu'ils me donne un chance, en tant que jeune chanteuse... j'espère.

voilà, je repars alors qu'un soprane entre dans la salle de chauffe. suis toute frétillante. j'achète un Glamour et je saute dans le train. toute occupée à m'instruire sur la vie de Gwen Stefani, je ne calcule pas que ce train s'arrète dans toutes les gares d'Amsterdam sauf Centraal. et je me retrouve à l'aéroport de Schiphol. super. je sors de là, au beau milieu du centre commercial, pour me rendre compte que je peux soit retourner à Amsterdam et changer là-bas pour un train vers haarlem, soit passer une demi heure dans le bus.
chier, parce que j'ai déjà payé mon billet de train, mais j'opte pour le bus.
groumpf. une demi heure apres, j'ai la gerbe d'avoir lu dans le bus et la flemme d'aller chercher mon vélo à la gare. je me couche. je crois qu'il est 6h du soir, et il fait déjà nuit.

lundi 11 janvier 2010

où l'on met la main à la pate

salut salut

et nous sommes heureux de vous annoncer un post dans la même tendance que le précédent : la joie et la bonne humeur !

d'abord, ya ma soeur qui débarque jeudi avec son gros bidon (je me demande comment je vais la caser dans ma chambre, mais c'est une autre histoire.

puis c'est toujours aussi propre chez moi, meme un peu plus, j'ai achetée deux fois le meme pyjama en soldes chez H&M, puis une taie d'oreiller pous aller avec ma housse en forme de fraise.

puis j'ai bien créativé toute la semaine, j'ai plein d'idées envies, et surtout, j'ai commencé à sublimer toutes mes horreures de dedans. et ça fait du bien, c'est incroyable. donc j'ai fait mon auto-moi en argile, hideusement et exagéremment trop pas réaliste, et en méme temps, si vrai... et depuis, je suis super contente avec mon 42 à extension variable. je vous jure.
puis du coup, j'ai commencé une galerie de monstres, et j'ai portraitisé ma boulimie. elle sèche au dessus du radiateur en ce moment, toute pétrifiée.. niarf niarf. je la plains presque.

enfin, je me fais ma propre art thérapie, quoi.
puis il a neigé toute la semaine, les bus sont arrétés, toute la ville est blanche et quand tu passes sous un arbre tu te prend un kilo de poudre sur le crâne. on a fait une batailles de boules de neige avec mes collègues de boulot et on s'est bien vengés sur le plus petit. haha, toujours les mêmes qui trinquent. pour ma part, j'ai été assez épargnée. c'est l'avantage de ma casquette de snob bourg' susceptible : personne ose me taquiner ! niarf.
mouais. passons.

j'ai choppé un coup de froid quand même mercredi dernier, (non, je vous jure que ça n'a absolument rien à voir avec ma promenade en minijupe à 2 h du mat.. ben quoi, il fallait bien que je rentre à la maison), et que j'ai réussi à l'expédier en 3 jours à coup de gouttes, de pilules, de pamplemousse et de cumin au miel. (j'ai lu ça dans mon bouquin d'épices tout neuf.) et ça a marché !
parce que bon, demain, j'ai mon audition... et j'ai super envie-pas envie. ha. glups. parce qu'en fait ce serait idéal de pouvoir chanter là bas. enfin, pas idéal, mais vraiment le mieux de ce qui se propose à moi aujourd'hui. alors j'ai pas envie de foirer.
puis c'est l'heure de confronter l'opinion subjective (quoique agréable) de notre pianiste, avec celles des jurys.
bon bon...

sur ce, amis...
on s'appelle on s'fait une bouffe ?

samedi 12 décembre 2009

où l'on finit par chanter, un peu, quand meme !

Premières répétitions. 
   Tout a très bien commencé, avec un petit quiproquo charmant.
   Vous vous souvenez peut-etre du percussioniste-livreur de tartes aux pommes ? bon. il s'avère également etre un peu le meme type-genre-sorte de mec que le chef d'orchestre. genre cheveux longs, pas méga énergique et très bio. un visage toute en longueur comme ça. bon. je suis nulle en physionomie et je ne reconnais personne. mais des fois c'est genant. parce que là en l'occurrence, on devait ne répéter qu'aver les solistes et le chef, puis le compositeur-librettiste-metteur en scène. mais j'avais pas regardé sur le planning. du coup, on était à la table avec les solistes, et Arthur arrive (le chef) et moi, tout contente, je lui sors "salut ! comment ça va avec la tartes aux pommes ?" (oui bon, on fait ce qu'on peut. j'étais bien contente d'avoir un autre accroche que "bonjour, comment vas-tu?) et pour cause. le pauvre garçon m'a regardé avec circonspection. et là, j'ai lu dans son regard, j'ai vu juste un peu trop tard dans son silence que, non, il ne livrait pas de tartes aux pommes et que non, ce n'était pas le percussioniste. dans le feu de l'action, j'éspérais qu'il oublierai, les autres se sont levés etc, la bise, ça va, oui, oui. blabla. pis il revient me voir et il me demande, euh, désolé, celle-là je l'ai pas comprise. et moi d'expliquer toute génee, haha, non, mais laisse tomber euh, tu sais, le percussioniste... parfait. formidable. donc le premier jour, je prends le chef d'orchestre pour un percussioniste livreur de tartes aux pommes. 
bien. très bien.

Sinon, les solistes sont très bons. mais le choeur... et l'orchestre... c'est des amateurs dans les deux cas, et mon dieu... je crois que le pire, c'est comment il ne suivent pas le chef pour deux ronds. chacun joue avec son petit tempo. puis on ne s'étonne meme pas d'avoir une mesure de décalage avec son voisin. puis on s'arrète de jouer en plein milieu parce qu'on a raté une note, et c'est pas grave, on écrit un truc sur sa partition et on reprend son archet, alors que les autres ont continué. incroyable.

Laurent, qui était là hier soir, m'a expliqué que ça vient surement du fait qu'ils doivent choisir entre regarder le chef ou regarder la partition. alors pas fous, ils regardent la partition...

bon, puis je vous laisse, parce que ce soir on remet ça, répete en public, la dernière générale, puis que je dois m'occuper du choeur tout à l'heure. ça va étre drôle. on va travailler un peu ensemble... je suis curieuse de voir ce que ça va donner. j'ai rendez-vous à 17h30 devant le Hema... et ma chambre est un bordel innomable, il faut Vraiment mais Vraiment que j'y fasse quelque chose. c'est simple, je ne marche plus sur le sol, j'ai arreté d'essayer de trouver un morceau de libre. alors je piétine gaiment les factures, les partitions, au milieu des petites culottes et des paquets de cranberries vides.

... ouuuuh ya du dégat, comme y disent

jeudi 29 octobre 2009

où j´ai la flemme


j'ai une flemme, mais une flemme, si vous saviez...
d'écrire, hein, je veux dire.

donc en bref, j'ai répété avec Steven, l'illustre honorable compositeur-auteur-metteur en scène-artiste-bonhomme qui m'a recrutée pour l'histoire du yéti angélique. 
c'était coool. 
il m´a trouvé très angélique, avec ma toute nouvelle blonditude
Il était tout content. 
donc moi aussi.
sauf que c'est pas súr que l'histoire continue, étant donné que le róle principal manque toujours à l 'appel. ah, la belle vie des ténors...

mercredi 29 juillet 2009

où l'on papote gentiment

saluuuuut

Comment ça va au plat pays...

(- nan, Luus, tu es au plat pays
- oui, mais le plat pays, ça sonne comme "à la maison quoi", la terre des ancetres, tout ça... le pays
- oui mais non
- rhoo tu m'emmerde)

Comment ça va au bled ?

il me manque un peu, le bled en question. hein. rien de grave. rien de significatif. mais j'ai des envies de cigales et de thym. de hamac sous le cèdre et de vraies tomates au basilic, sous la tonnelle ... ( qui a la tonelle déjà ?)

pis ce soleil bien sec et bien chaud. et l'odeur du soir, le ciel tout piqué d'étoiles, plus clair qu'ici. et le petit duc, bien sur. la chanson du petit duc..

Enfin, un poil de nostalgie. rien de négatif, je suis heureuse de savoir que ça existe quelque part. et je suis heureuse de ne pas y passer l'été.
Ha ! c'est comme ça.

sinon, au pays des grenouilles... ben.
ah oui, j'ai chanté au resto, dimanche. c'était hy-per sympa. c'était l'anniversaire de mon patron préféré. et deux jours avant, il m'a demandé si je voulais chanter quelque chose pour lui. sur la terrasse, un jour de blinditude absolue (selon ses prédictions)
bon. alors, moi d'expliquer pour la millième fois que
- non, je ne chante pas sans accompagnement, gotfer de gotfer
- non, je ne chante pas dehors sans micro, parce que *ordel de *erde, ça ne sonne pas, et je m'étouffe à essayer de sortir un son !

bon, ces points mis au clair, il appelle une de ses mutlipissimes connaissances, et me dégotte un boogie-woogie-blues pianiste. chouette. donc le matin meme, on se voit, on trouve miraculeusement 3 chansons en commun dans notre répertoire... et vogue la galère. et c'était vraiment super sympa. le DJ lounge cool était là aussi, ils ont jamé un peu tous les deux... et voilà. c'est aussi simple que ça. Et le pianiste a aussi beaucoup apprécié, il veut rejouer avec moi, au resto, de toutes façons, pis peut etre aussi ailleurs, qui sait.

topertje ! comme on dit ici !

bon, le seul truc que j'ai pas aimé, mais c'est surtout une question d'organisation, c'est que - bon, en fait y en a deux :
- je l'ai su à la dernière minute, donc on a pas pu s'organiser avec le pianiste pour jouer d'autre titres, peut etre mieux sus, et préférés
- j'ai du alternativement bosser comme une folle, poser mon tablier et pousser la chansonnette, pis rebosser comme une folle, et re- pousser la chansonnette.
et ça, c'est vraiment nul. vraiment vraiment.
épuisant, puis très bizarre pour la concentration, très bizarre d'etre devant la scène, puis de se remettre dans la peau du serveur bien effacé et bien serviable (sic). puis tout simplement, tu ne peux pas suivre tes tables, puisque tu les laisse tomber au milieu, tu sais plus où ils en sont, tous... bref. à ne pas refaire. mais rechanter là bas, sans servir : chill !

:)

bon, puis là, je vais partir à Haarlem, dans ma future chambre, acheter le lit, 2 matelas et une armoire, le tout pour 50€. je trouve ça tout à fait faisable. c'est des restes de la fille d'avant, et ça m'évite encore un déménagement, pis aussi d'etre une fois de plus dans des affaires pretées par Olga ou autre.

et après je bosse..

voilà. vous savez tout. ou presque (niarf niarf)

sur ce, gentes damoiselles et gentils damoiseaux...

mercredi 22 juillet 2009

où l'on ne se réjouit pas longtemps

parce que oui, je ne reste pas longtemps à me lamenter.

( et que je suis contente de n'avoir pas vu l'autre idiot depuis 3 jours )

me revoilà toute frétillante !

qu'y fait boooooo

et que les gens sont foooormidaaaables

bon. restant-z-on là. parce que bon. hein ? bon.

en vrai, je suis toute seule à la maison (encore ?!) parce que la tante est entrain de refaire le plafond de ma cousine à Amsterdam. et que malheureusement, mon chef m'a décommandée aujourd'hui...
mais ce qui est super cool et remonteur de moral, c'est qu'hier, bon, donc vous l'aviez compris, j'étais pas très très beaucoup contente. pis en arrivant au boulot, c'était intenable d'humidité dans l'air. et d'ailleurs, il a alternativement plu-sec-plu toute la soirée. soit sortir les coussins-rentrer les coussins-sortir les coussins.
Pis au bout de 2 H, le chef a demandé aux travailleurs qui voulait partir en premier. et bon, je n'étais pas très motivée, meme si c'était la mort subite d'ennui, là bas. mais bon, il faut bien que je gagne ma vie, hein. Pis surtout, personne ne m'attendait à la maison, et, c'est triste à dire, mais pour l'instant, Lukx aan zee, c'est toute ma vie. (...)
donc j'ai décliné l'invitation, et 3 de mes collègues se sont fait la malle.
sauf qu'au lieu de partir, ben ils sont allés se baigner, et ont trainer encore au moins deux heures sur la plage, à discuter... pendant que je suais et mourait d'ennui. j'étais verte de jalousie.
Bon, pis en fait il y avait un DJ lounge live super cool. il avait plein de petits machines rigolotes pour faire de la percu en live. pis il ne faisait que ses propres compos, et c'était vraiment bien. il m'a expliqué comment il faisait tout lui-meme.... que ce programme de 2h30 de musique, il avait mis 1 an à le mettre sur pattes. et bref, c'était bien agréable.

et surtout, le soir, une fois qu'on avait tout fini, il ne restait plus que mon chef préféré, le barman italien (grrr) et un minod de 15 piges de la plonge. drole d'assortiment de générations. et on a philosophé toute la soirée... man, ça faisait longtemps. et ça a fait ma journée, comme on dit ici. vraiment. quel luxe, quand meme. avoir ce genre de conversations avec ses collègues, et pire, son patron ! autour d'un verre de prosecco rosé et un coucher de soleil chaque jour plus étonnant...
j'adore. vraiment.
( donc c'était ça qui était remonteur de moral.... gosh, faut suivre...)

pis on a couronné la soirée par une petite chanson, et je suis toujours toute rigolarde de les voir s'émotionner. le cheveu tout droit sur le bras...
c'est pour ça que je le fais, non? c'est pour ça que je veux chanter. pour qu'on oublie pas que le plus beau, c'est la musique des gens, faite par les gens, pour les gens. et que tout particulièrement avec le chant, il se passe un truc qui vibre différemment.
je suis toujours ravie de leur faire tant plaisir, et que ça me coute si peu.
surtout mon chef, c'est mon plus grand fan. il a les larmes aux yeux à chaque fois.
ceci dit, ça reste quand meme des moments rares, et privés. j'ai encore besoin de me sentir en sécurité, pour le faire. c'est un petit cadeau, d'une bienveillante pour les bienveillants.

ah oui, pis ya aussi qu'un de mes collègues de ce soir-là a un super beau piano numérique, et qu'il a un peu honte de le voir s'empoussiérer. et que j'ai le droit de jouer dessus ! haha ! top méga chouette cool ! je suis super ravie.
tout ça, bien évidemment, n'a absolument rien à voir avec le fait que le collègue en question est également italien, et barman à ses heures. n'allez surtout rien imaginer.
non, vraiment, siouplait. je suis trop contente d'avoir trouvé un piano dans le coin. je vais pourvoir me remettre à investiguer de la chanson, bluesifier de temps en temps... voir meme peut être, qui sait, apprendre enfin cette étude de chopin qui m'émeut tellement. en Do majeur, opus 10. qui sait.

hey, boyz, je vous laisse !
donnez-moi des nouvelles ! et pas que ma tendre maman, svp !

XX

mercredi 10 juin 2009

où l'on se fait un petit flashback

salut les gars, salut les filles

il pleut sur les chaumières. si, si. mais réjouissons-nous, puisque les aventures au pays du vélo en folie continuent. pas grand chose aujourd'hui, sinon que je suis privée de lecture par un stupide bouquin que j'adore, et qui m'a intimé de ne rien lire pendant toute une semaine. la bonne blague, quand on ne travaille pas. donc je me suis escrimée à découper des petits carrés de 2 sur 2, en vue d'un futur collage pour mon Filoo national.
pis on est allée à la plage, et on a dégusté le premier "haring"de la saison (un peu plus gras que dans mon souvenir, mais pas désagréable). je tiens à préciser qu'on ne l'a pas englouti à la hollandaise, soit le poisson entier jusque dans le gosier. non merci.
et la bonne nouvelle du jour, c'est que j'ai eu un suuUuuper cour de chant avec le suuUuuper prof que je suis venue voir exeuprès, et qu'il m'a gardée toute une heure (alors que je pensais que c'était juste 40 mn) et que j'ai payé 10 euros de moins que prévu! ca en fait des économies. alors je ne résiste pas à vous expliquer la découverte du jour : un peu de technique s'il vous plait.
en chant, la difficulté tient dans la bonne activité des trois niveaux nécessaires à la bonne homogénéité de la voix, le tout sans les mélanger.
nous avons : le soutient du souffle, soit l'activité du diaphragme, ni trop dur ni trop mou, comme un trampoline, qui permet un débit constant et suffisant de l'air.
(n'abandonnez pas tout de suite)
ensuite, nous avons le niveau de l'articulation, qui ne doit pas changer quelque soit la hauteur des notes : ca reste dans la bouche ! et tout petit, s'il vous plait. le but de la consonne étant de faire un léger obstacle fermant la cavité buccale, et prodiguant la juste pression nécessaire (et ainsi l'ouverture ) dans l'oro-pharynx. Courage.
le dernier point, est la résonnace, qui elle, se trouve entre le troisième oeil et la racine des cheveux, fonction de la hauteur du son.
toute la difficulté étant de ne pas essayer d'emmener le souffle ou les voyelles dans les résonnances, le tout devant rester joyeusement "indépendant", tout en se stimulant l'un l'autre.
voilà. fastoche, non?
et curieusement, au lieu de nous compliquer la vie, comme on pourrait le croire, ben quand tout ca fonctionne bien, ca sort tout seul, clair, homogène, le souffle ne s'échappe pas je ne sais où, et les phrases les plus longues se terminent avec suavité, sans le moins du monde etre essouflé.
de-li-cious.

sur ces entrefaites techniques, je vous laisse avec ma défaite weimartienne, qui fut tout compte fait un fort agréable séjour.

Que ceux qui le cherchaient depuis toujours poussent un soupir de soulagement : à Weimar, nous avons enfin trouvé le zèbrélo. si, si. les allemands sont fort en vélocipèdes, et cette customisation toute particulière m'a franchement enchantée. la bete était donc toute rayée de noir et de blanc, avec un air nochalant de fauve africain, posé au beau milieu de la campagne teutonne. ils sont forts, ces allemands.
sinon, Weimar, c'est choubidou. d'abord, c'est super calme. bon, d'accord, la majorité de la population a plus de 65 ans. bon. mais ils sont adorables.
en sortant du train, j'ai eu la bonne idée de demander mon chemin à une charmante vieille personne, sur quoi 2 autres ont rappliqué, indiquant chacune un meilleur chemin. je ne savais plus comment m'en dépétrer. mais c'était chou.
c'est un bled tout pavé de partout, avec des maisons, des hotels, des chateaux charmants, et surtout cette nature charnue, généreuse. c'est pas des demi portions, les arbres de là bas, c'est moi qui vous le dit. et les pavés... c'est mignon, mais quand j'ai débarqué là bas avec ma valise comme les anglais sur les plages de normandie, le calme weimartien était déjà fort corrompu. puis pour les talons, bonjour. et bicyclettement parlant, c'est moyen. je pense que les autochtones doivent devenir complètement flous à force de tressauter comme ca tout le temps.
bref, je débarque avec ma valise (j'ai beau lui ordonner de la fermer un peu, rien à faire) et je grimpe tout en haut de la colline où ont lieu les examens théoriques. je poireaute là-bas 2 H, pas moyen de trouver un micro-bout de secrétariat puisque ce n'est pas le batiment principal. bref, 1/4 d'h avant l'épreuve, je trouve un horrible moche type avec un air de dinosaure et des taches autour des yeux, et je lui demande si je peux passer la théorie meme si je n'ai pas validé le chant. il me rit au nez, me sort une phrase désobligeante en allemand (le mufle) et me propose gentiment (!) de revenir si un jour j'arrive à avoir le concours. bon. restons zen.
donc je redescend la colline avec ma mitrailleuse, et je me procure un plan de la ville pour la modique somme de 20cent. je me paume encore un peu, je déguste LA echte Thüringer Bratwurst (avant de trouver 2m plus loin la véritable saucisse de thüringe, et 4m plus loin la vrai vraie saucisse de thüringe. passons) je traverse toute la ville avec ma mitrailleuse, pour me rendre compte que
1. l'auberge de jeunesse que j'ai réservée n'est pas sur le plan
2. elle est à perpette les olivettes
restons zen.
le lieu dit enfin trouvé (2000 pétarades plus loin), je pense que ce sera tranquille. L'auberge de jeunesse s'apelle "Maxim Cornichon" et elle se trouve dans la rue "aux catacombes sauvages" soit est entourée de très bruyants voisins que sont les centaines de vieux allemands enterrés ici.
le dodo est ok, je me lève péniblement à 6h avec une petite voix qui me dit "Lucie, tu ne chanteras pas à Weimar, mais amuse-toi quand meme" je me chauffe gentiment, je mange un horrible-abominable petit dèj' allemand et je pars avec ma mitrailleuse vers l'école. à mi-chemin, je vérifie l'adresse, et je me rend compte que ce n'est toujours pas au batiment principal, mais encore un fois, en dehors de mon petit plan. super. bon. j'ai prévu une heure pour y aller, alors que cf internet ( pour la mauvaise adresse), à pieds, on met 25 mn. bravement, je me mets en chemin. je demande en route combien c'est loin. on me dit oh, 20mn. bon. je continue, 10mn plus tard je demande si c'est encore loin, on me dit ouh là, encore au moins 35mn. bon. chouette, je serai juste à la bourre. cool non?
au final, j'ai du marcher pendant une heurem escalader une montagne avec ma valise, dans des chemins de terre plein de cailloux... je suis arrivée en haut à 9h pile, comment dire. bien chauffée.
j'ai jamais chanté aussi fort de ma vie en répétant avec la pianiste : j'arrivait à peine à retenir mon souffle.
bon, j'ai discuté avec une fille de 21 ans qui passait juste avant moi, qui chantait Hchement mieux, et qui avait essayé déjà 8 autres Hochschule... et qui a été prise direct. et comme il n'y avait que moi dans le couloir, elle m'a sauté dans les bras. charmant. spontané. bon.
voilà, j'ai bafouillé quelques conneries en me présentant, puis j'ai chanté deux morceaux qu'ils m'ont imposé (c'est déjà ca) le premier est allé super, mieux que berlin en fait, pis le 2è... assez berk. ils m'ont remerciée, rendu les partitions et m'ont dit "mademoiselle, c'est gentil ce que vous faite mais ca manque d'engagement et puis ca passe pas de 2è rang".

ok. bon. j'ai été frustrée de ne pas pouvoir évacuer la déception tout de suite parce que j'ai croisé trop de gens qui me demandait quoi et où et pourquoi et comment et dommage... du coup j'ai pas pu verser ma petit larme de déception et de soulagement, résultat j'étais en rogne toute la journée.

mais le bilan de l'affaire, c'est que 'ordel de 'erde, qu'ils se le mettent là où je pense, c'est pas vrai. je ne suis pas "brav" et je vais leur montrer. non mais. ils vont voir de quel bois je me chauffe. na.
et c'est ce que je m'emploie à faire depuis !

sur cet interminaaable post, je vous laisse à vos charmantes occupations.

see you

mercredi 3 juin 2009

où en fait ben non

dire que je n´ai pas versé une larme serait mentir.
mais curieusement, ou bien je ne réalise pas ou j´en sais rien, mais je ne suis pas trop triste.
Mon coté rationnel me dit " lucie, tu savais très bien que c´est L´école ou tout le monde veut aller. il y avait 270 candidats pour à peine 10 places. puis au fond, c´est pas vraiment ta ville."
mais en vrai, je m ´étais mise à y croire. et surtout, je craignais le retour de manivelle en cas de refus. le bon vieux " laisse tomber ma grande et retourne à ton tricot" ou autre " ferme cette petite bouche et arrete de piailler pour une fois."
puis non.
je veux dire, heureusement, non. heureusement que ca ne remet pas en question ni mon talent ni mon envie. mais j´en suis presque étonnée.

faut dire qu´ils ont été très cool. ils m´ont laissé choisir le premier morceau, et ils m´ont laissé chanter du début à la fin. puis ils ne m´ont pas dit " retournez vendre du camping en ardèche madame et ne remettez plus les pieds ici". sauf qu´ils ont quand meme cru que j´étais malade tellement y avait de l´air sur ma voix. alors, certes, ils ont apprécié la "Persönlichkeit" et le "Austrahlung", les langues etc. mais vocalement, c´est trop vert pour eux. Revenez donc dans six mois.
Personnellement, j´ai pas tellement eu le sentiment de chanter pire que d´habitude, c´est allé plutot bien. mais bon. S´il ne me manque que six mois et un contact préalable avec un prof, rien n´est perdu.

et puis surtout. weimar. alors pour info. sachez que le billet de train pour weimar... non, je vous le dit pas, c´est affreux. bon, c´est cher, on va en rester là.

l´avantage aussi à ne pas passer le premier tour, c´est que ce sera moins le stress pour les deux jours à venir : je peux partir plus tot demain, passer déjà l´épreuve théorique, et rentrer plus tot vendredi.

voilà, vous savez tout.

ah oui, l´autre avantage de Berlin, c´est que l´école est gratuite... comme à Weimar d´ailleurs. mais contrairement à Cologne. et quand on a mon budget, les presque 2000 euros l´année font une différence.

bon, je vous laisse. ce clavier en QWERTZ me rend dingue.

biz teutoniques

lundi 20 avril 2009

où l'on aime la rentrée

poulettes et poulettes, bonjour.

dur dur de reprendre le boulot, moi je vous le dit. j'ai mis à peu près 89 minutes à me lever. heureusement, j'avais prévu large. bon, j'ai fait 3 courses pas très glorieuses, j'ai déjeuné devant la télé, et je m'en suis extirpée à 9h35 pour arriver en retard à la fac। no stress। je prend mon petit vélo - en soi, c'est déjà une aventure, puisque après plus de 10 jours d'absence, les chaises et les étendoirs à linge avaient poussé sur le chemin. donc je sors avec mon petit vélo, je fais le chemin, et j'arrive à la fac... la porte de devant est fermée. bon. je fais le tour, et les bloqueurs sont à toutes les entrées... je croise une fille de ma promo, on se dit bonjour (genre). puis elle me dit de laisser qu'il y aura pas cours, on marche un peu jusqu'à la sortie, puis elle me dit "tu boites?". hum. super, non, je suis juste venue avec des talons...
ça rassure tout de suite sur la démarche et l'élégance, ce genre de truc, hein? tu te fais belle, tu t'habilles un peu, tu sors du rythme "vacances-pyjama", tu mets des chaussures sexy, et on te demande si tu boites...
bon. je rentre à la maison. du coup. et là, je viens de passer, quoi, aller, 2h devant la télé. j'ai regardé "newport beach" et 3 épisodes de friends. attention, c'est du sérieux.

j'ai prévu d'aller faire du shopping, je dois m'acheter une robe de concert. mais il fait moins beau que ce matin, et là j'ai attrapé la flemingite aigüe. alors je bloggue.

sinon, ce weekend.. qu'est-ce que j'ai oublié. ah, oui, ben hier matin, je me suis réveillée avec un voix affreuse, complètement coincée au fond de la gorge. c'était nul pour la répète, j'ai pas pu évaluer le niveau de fatigue à la fin du filage, puisque j'étais fatiguée au début. c'est difficile à évaluer, le temps que je peux tenir à chanter. surtout que pour un concert, c'est toujours différent.
puis bon, malheureusement, on a dû embaucher Louis pour tourner les pages, et il est toujours entrain de ramener l'attention sur lui. genre entre chaque morceau, il essaie de faire des blagues ou de râler sur la difficulté de sa tâche... ou de faire des réflexion sur le fait que je ne suis pas du matin, et que ça s'explique par mon fonctionnement énergétique, et que parce que j'ai un Chi du foi qui je-sais-pas-quoi... ça m'énerve toujours ces jugements qu'il porte commme ça sur tout le monde. sous prétexte qu'il connait sa médecine chinoise, il doit toujours se mêler de la santé de tout le monde, même si on lui demande rien. c'est un exploit d'arriver à ne pas se faire soigner par lui quand on le connait. puis je sais pas, ya des informations qu'on peut te donner sur toi même, qui sont intéressantes, constructives.. mais venant de lui, c'est comme une espèce de malédiction ou de truc qui te colle à la peau comme un vieux chewing-gum.
"ah oui mais vous êtes trop dans le mental, vous sortez pas assez, vous êtes des intellos, puis vous avez un vide d'énergie de la rate parce que vous rentrez vos colères, quoi?! vous mangez des endives ?! mais c'est très mauvais pour ceux qui ont un chi du foi qui se je-sais-pas-quoi !"
c'est pas des infos qu'il dit pour toi, il les dit pour montrer qu'il en sait plus sur toi que toi-même. et ça, c'est énervant.

enfin, je pourrais écrire un livre tout ce que j'apprécie chez lui. mais ne lui consacrons pas trop d'énergie...

(beark, j'ai des remontées de saucisse de francfort de ce midi... charmant. je sais. mais je sais qu'un jour, je serai une reine du glamour, promis.
:D

je vous embrasse

dimanche 19 avril 2009

où l'on est back home !

poulettes, et poulettes, me revoilà dans mon chez moi !
et bon dieu, ça fait quand même du bien.
alors, là, sachez que j'ai eu la bonne idée d'acheter du miel en rayon, avec la cire. j'adore ça, sauf que la boite n'est pas étanche du tout. alors j'adore acheter ça au marché à la petite mamie qui a des abeilles, mais ses boites... bref, j'ai ouvert le couvercle, je l'ai posé sur mon bureau et j'ai mis le coude dedans. je vous laisse deviner l'état de ma manche. j'ai mis du miel à peu près dans toute la maison. trop ouéééééé..

sinon, on a bien répété avec les filles ce week-end. surtout la 2ème répète était super bien. Figurez-vous que l'impossible est arrivé : j'ai ému mon beau-paps !
je vous laisse admirer la progression : il est passé du casque anti bruit au petit frisson : c'est pas beau, ça?
je suis très fière de moi.

bon, je ne ferais pas trop long ce soir, parce que j'ai quand même quelques trucs de haute importance à faire (bigophoner la clopinette, me brosser les dents... un agenda de ministre, je vous le dit.)

des bises !
et plus de précision demain, promis ;)