Je viens d'acheter un pantalon
Super sex
Tellement qu'il me faut de l'aide pour en sortir
(ya pas de mal à se faire aider)
Et de l'aide pour y entrer
Et là c'est tout de suite moins glamour
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samedi 14 janvier 2012
mardi 1 février 2011
Mon Ongle, de Tati
Et encore, je me suis retenue sur le vernis. (bon d'accord, y avait pas les couleurs que je voulais).
C'est intéressant de voir que "ma féminité" se résume à dépenser beaucoup en très peu de temps, pour des choses aussi frivoles (sauf le passeport) qui me remplissent de joie, mais revenons-en à nos cuticules.
Glop :
- personne a remarqué que c'était des faux, ni même qu'il étaient plus long tellement je te l'ai jouée discrète. (hm. est-ce un glop ?)
- degré d'esthétisme : 95% de satisfaction. un peu trop fins à mon goût et un peu trop blancs. ma main de bébé reste une main de bébé, mais un peu moins qu'avant. là elles sont passées à la phase préado, disons. de quand tu te mettais du blanc correcteur sur les doigts, tu te souviens ? celui en flacon à pinceau ?
- le vernis : reste formidablement longtemps sans s'écailler. je le vire parce que je veux une autre couleur, mais après une semaine il est toujours aussi beau.(pour les non pratiquants, sur mes ongles à moi les vrais, le meilleur vernis tient 4 heures un jour de service.)
- on peut continuer à vivre, se gratter le nez, nettoyer les verres, taper à l'ordi, faire des doigts d'honneur, porter les assiettes, faire ses lacets, coudre des ourlets, éplucher des navets et boire un verre de vin avec le petit doigt en l'air, mais avec ce petit quelque chose en plus qui fait que... (quand il est verni en vert, ça fait tout de suite plus classe)
Moins Glop :
- temps d'adaptation : 3 jours. soit quelques difficultés.
- blessures : 2 et demi. mais pas pour cause d'ongle tranchant, purement la longueur. avec la sensation de s'arracher le bout du doigt quand arrive l'accident. la pire : tirer sur la porte du frigo qui ne s'ouvre pas et se faire un claquage d'ongle quand c'est la main qui lâche au lieu de la porte. et ne pas pouvoir piailler de douleur, parce que vraiment, là, "je me suis claqué un ongle", non, je peux pas. surtout pas au boulot. donc tu serres les dents et prends cette nouvelle pile d'assiettes. han.
- flip concernant l'était de santé des originaux, qui doivent être asphyxiés depuis le temps : 99%
- c'est plus dur qu'avant de décoller des trucs, de gratouiller des étiquettes, de défaire les noeuds. parce qu'ils sont plus épais, et moins effilés. t'as l'air con quand on te dis "ben vas- y, toi qui a des ongles..."
- ça tique quand tu joues du piano.
- c'est pas agréable pour faire des massages. (ça tombe bien, personne m'a rien demandé.
- tu utilises 3 fois plus de crème de jour puisque ça se colle sous les ongles. à l'avenir, préférer la crème en tube et éviter la crème en pot. ou bien éviter l'ongle en acrylique.
conclusion : si un jour vous tombez sur un salon en ongleries, et que justement vous hésitiez à faire votre entrée en Pétasserie : allez-y, lancez-vous ! c'est lots of fun. par contre, faudra trouver une autre excuse pour ne pas faire la vaisselle.
Edit - euh, c'est pas moi sur la photo, hein ..
Edit - euh, c'est pas moi sur la photo, hein ..
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mercredi 19 janvier 2011
où on est possédée par l'esprit de Barbie
Je me suis fait des ongles en acrylique.
Je sais.
C'est la faute à ma belle-arrière-cousine.
(la nouvelle flamme de mon arrière cousin, quoi.)
(on a pas une famille compliquée)
Ben je l'ai vue dimanche, et elle avait des ongles magnifiques, que je lui ai demandé si c'était des vrais. parce que les faux ongles, pardon, mais moi j'associe ça à du cheap de chez cheap, avec un bonne couche de vulgos par dessus. mais sur elle : classe. pas trop long, naturel, et juste parfaits.
C'est de l'acrylique, qu'elle me dit. Ils les façonnent avec une pâte qu'ils collent dessus, c'est pas un ongle qu'on colle, quoi, c'est de la sculpture sur ongle. pis on te poli tout ça et voilà le résultat. pis elle me dit qu'elle avait fait ça dans la Cronjestraat (bouhou, la zone quoi) et que ça lui avait économisé 20 euros.
Effectivement, dans le centre, c'est 50 à 60 euros le set.
(!!!!)
ils sont fous ces hollandais.
bon.
Quand même elle m'avait fait vachement envie, l'autre greluche avec ses ongles. en même temps, elle a pas des petites mains boudinées genre celle de bibi. que diable, me dis-je, un peu de féminitude, ça peut que les arranger, non ?
comment ça non ?
Moi j'ai décidé que si. soyons fous. j'ai vu qu'il y avait un salon pas loin, qui avait l'air cheap sa mère, je vais leur demander combien que ça coûte. Je passe devant, et voilà t'y pas que ya une action spéciale, ces temps : 5 euros de réduc sur les acryl ! 25 le tout.
C'est un signe, se dit barbie. et elle entre.
Là, je tombe en pâmoison asphyxiée par les gaz d'ongles. dans mon délire chimique, je vois approcher une toute petite femme asiatique de 75 ans habillée en Pimkie.
Je lui demande en retenant ma respiration si c'est bien pour un nouveau set, l'action, là, dehors. (en espérant que je ne parle pas à une créature de mon imagination)
- ientsin, elle me répond.
- ouiii ?
elle confirme : i atri ientsin !
- ah ben c'est parfait alors, je répond.
ça dure 45mn, et j'ai un paquet à mettre à la poste, mais ça devrait le faire, je serai sortie avant six heure
Donc c'est parti, elle me refile son arrière petite fille qui doit avoir 19 ans à tout casser, et je me mets en mode Barbie.
Elle : c'est la première fois ?
Barbie : oui, hihi, ça se voit, non ?
Elle : silence
Barbie fée du logis : non mais sérieux, ya des filles qui les portent les ongles de 12 cm, là avec des fleurs dessus ? parce que elles arrivent encore à faire quoi que ce soit avec leurs mains?
Elle : oui, j'imagine qu'elles se débrouillent
(pas très causante, l'arrière petite fille)
Barbie bio : et ça doit pas être bien bon pour la santé de respirer tous ces produits toute la journée, si ?
Elle : pas du tout, je m'en rends même plus compte, je sens plus rien
(tu m'étonnes)
Puis l'arrière décide de se venger :
- T'as vachement beaucoup de cuticules quand même, la petite peau, là
Barbie vexée: hin hin, ben, pff ah bon ?
Elle: t'as quel âge en fait ?
Barbie princesse étoile : hihi, 23
Elle : Sérieux? J'aurais vraiment dit moins.
Barbie fait la tronche. Dis donc l'embryon, là...
Elle (knip, knap): ça va la longueur, là ?
Barbie (avec ongles nouveaux de 170m) : ben, je crois...
Pis l'embryon dégaine un truc qui ressemble fort à la Dremel chérie de mon enfance : une mini ponceuse avec laquelle elle se décide à me martyriser les doigts, les cuticules, les ongles, les dessous d'ongles... on se croirait chez le dentiste. Qu'on se le dise, la manucure, c'est pas la partie de plaisir.
Elle : vous risquez d'avoir au début des soucis pour écrire les sms, tout ça.
qué sms, me dis-je ? mais je m'abstiens
Une heure et 170 m plus tard, c'est fini. ouf, je vais pouvoir reprendre ma respiration.
Pas de paiements par carte bleue? Ouuh, ça sent le black à plein nez leur affaire. Bon, ben je vais au distributeur, alors. Je galère à taper mon code avec ces ongles à la con, mais je me sens très Barbie à la plage. Jusqu'au moment où le distributeur avale ma carte.
"Veuillez prendre contact avec votre banque"
Super. top. La cerise sur le doigt de pied. Je dégaine mon autre carte, et je prends le distributeur d'à côté, puisque celui-là est visiblement défaillant.
grrr. Je retourne payer, et évidemment il est trop tard pour la Poste, puisque je dois passer chez mon banquier. qui me propose gentiment la (seule) alternative suivante : faire opposition et commander un nouveau passe avec un nouveau code. génial, déjà que je me mélange avec l'autre...
- Alors on fait comme ça? me demande-t-il ingénument.
ben ouii, les chéquiers ça existe pas dans ce pays. je vais pas passer à la banque chaque fois que je veux m'acheter un bout de pain, idiot. j'ai bien envie de le griffer, tiens, pour lui montrer.
Je rentre à la maison, j'admire le travail... et c'est trop long. Définitivement trop long. Alors je passe 35 minutes à tout retailler (qu'on se le dise, les faux ongles c'est grave plus dur que les vrais) je les peints avec du rouge, pis finalement avec du vert, et j'en mets autant sur l'ongle qu'à côté.
Maintenant j'arrive plus à enfiler mon pantalon sans laisser les boutons ouverts, quand je joue du piano ça fait tic tic à tous les étages, mais c'est idéal pour se gratter le nez et Barbie est très contente.
Je crois que je vais aller la ranger dans la boite et la mettre bien au fond du placard.
Je sais.
C'est la faute à ma belle-arrière-cousine.
(la nouvelle flamme de mon arrière cousin, quoi.)
(on a pas une famille compliquée)
Ben je l'ai vue dimanche, et elle avait des ongles magnifiques, que je lui ai demandé si c'était des vrais. parce que les faux ongles, pardon, mais moi j'associe ça à du cheap de chez cheap, avec un bonne couche de vulgos par dessus. mais sur elle : classe. pas trop long, naturel, et juste parfaits.
C'est de l'acrylique, qu'elle me dit. Ils les façonnent avec une pâte qu'ils collent dessus, c'est pas un ongle qu'on colle, quoi, c'est de la sculpture sur ongle. pis on te poli tout ça et voilà le résultat. pis elle me dit qu'elle avait fait ça dans la Cronjestraat (bouhou, la zone quoi) et que ça lui avait économisé 20 euros.
Effectivement, dans le centre, c'est 50 à 60 euros le set.
(!!!!)
ils sont fous ces hollandais.
bon.
Quand même elle m'avait fait vachement envie, l'autre greluche avec ses ongles. en même temps, elle a pas des petites mains boudinées genre celle de bibi. que diable, me dis-je, un peu de féminitude, ça peut que les arranger, non ?
comment ça non ?
Moi j'ai décidé que si. soyons fous. j'ai vu qu'il y avait un salon pas loin, qui avait l'air cheap sa mère, je vais leur demander combien que ça coûte. Je passe devant, et voilà t'y pas que ya une action spéciale, ces temps : 5 euros de réduc sur les acryl ! 25 le tout.
C'est un signe, se dit barbie. et elle entre.
Là, je tombe en pâmoison asphyxiée par les gaz d'ongles. dans mon délire chimique, je vois approcher une toute petite femme asiatique de 75 ans habillée en Pimkie.
Je lui demande en retenant ma respiration si c'est bien pour un nouveau set, l'action, là, dehors. (en espérant que je ne parle pas à une créature de mon imagination)
- ientsin, elle me répond.
- ouiii ?
elle confirme : i atri ientsin !
- ah ben c'est parfait alors, je répond.
ça dure 45mn, et j'ai un paquet à mettre à la poste, mais ça devrait le faire, je serai sortie avant six heure
Donc c'est parti, elle me refile son arrière petite fille qui doit avoir 19 ans à tout casser, et je me mets en mode Barbie.
Elle : c'est la première fois ?
Barbie : oui, hihi, ça se voit, non ?
Elle : silence
Barbie fée du logis : non mais sérieux, ya des filles qui les portent les ongles de 12 cm, là avec des fleurs dessus ? parce que elles arrivent encore à faire quoi que ce soit avec leurs mains?
Elle : oui, j'imagine qu'elles se débrouillent
(pas très causante, l'arrière petite fille)
Barbie bio : et ça doit pas être bien bon pour la santé de respirer tous ces produits toute la journée, si ?
Elle : pas du tout, je m'en rends même plus compte, je sens plus rien
(tu m'étonnes)
Puis l'arrière décide de se venger :
- T'as vachement beaucoup de cuticules quand même, la petite peau, là
Barbie vexée: hin hin, ben, pff ah bon ?
Elle: t'as quel âge en fait ?
Barbie princesse étoile : hihi, 23
Elle : Sérieux? J'aurais vraiment dit moins.
Barbie fait la tronche. Dis donc l'embryon, là...
Et voilà que l'embryon sort une boite avec des ongles en plastoc dedans.
Comment ça des ongles en plastoc, je croyais qu'on te collait rien dessus avec l'acryl ? Je me suis fait eue ou quoi ? Évidemment, Barbie se tait, parce qu'elle veut pas faire chier. en plus c'est des ongles de sorcière complètement courbés vers le bas. L'horreur.
Elle, essayant plusieurs modèles : T´as vraiment des tout ptits ongles !
Barbie vexée : non mais j'ai payé pour qu'on se fout de le gueule de mes doigts ou quoi ? colle et tais-toi. oui c'est vrai y sont minus
Elle (knip, knap): ça va la longueur, là ?
Barbie (avec ongles nouveaux de 170m) : ben, je crois...
Pis l'embryon dégaine un truc qui ressemble fort à la Dremel chérie de mon enfance : une mini ponceuse avec laquelle elle se décide à me martyriser les doigts, les cuticules, les ongles, les dessous d'ongles... on se croirait chez le dentiste. Qu'on se le dise, la manucure, c'est pas la partie de plaisir.
Elle : vous risquez d'avoir au début des soucis pour écrire les sms, tout ça.
qué sms, me dis-je ? mais je m'abstiens
Une heure et 170 m plus tard, c'est fini. ouf, je vais pouvoir reprendre ma respiration.
Pas de paiements par carte bleue? Ouuh, ça sent le black à plein nez leur affaire. Bon, ben je vais au distributeur, alors. Je galère à taper mon code avec ces ongles à la con, mais je me sens très Barbie à la plage. Jusqu'au moment où le distributeur avale ma carte.
"Veuillez prendre contact avec votre banque"
Super. top. La cerise sur le doigt de pied. Je dégaine mon autre carte, et je prends le distributeur d'à côté, puisque celui-là est visiblement défaillant.
grrr. Je retourne payer, et évidemment il est trop tard pour la Poste, puisque je dois passer chez mon banquier. qui me propose gentiment la (seule) alternative suivante : faire opposition et commander un nouveau passe avec un nouveau code. génial, déjà que je me mélange avec l'autre...
- Alors on fait comme ça? me demande-t-il ingénument.
ben ouii, les chéquiers ça existe pas dans ce pays. je vais pas passer à la banque chaque fois que je veux m'acheter un bout de pain, idiot. j'ai bien envie de le griffer, tiens, pour lui montrer.
Je rentre à la maison, j'admire le travail... et c'est trop long. Définitivement trop long. Alors je passe 35 minutes à tout retailler (qu'on se le dise, les faux ongles c'est grave plus dur que les vrais) je les peints avec du rouge, pis finalement avec du vert, et j'en mets autant sur l'ongle qu'à côté.
Maintenant j'arrive plus à enfiler mon pantalon sans laisser les boutons ouverts, quand je joue du piano ça fait tic tic à tous les étages, mais c'est idéal pour se gratter le nez et Barbie est très contente.
Je crois que je vais aller la ranger dans la boite et la mettre bien au fond du placard.
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notre corps aimé
vendredi 10 décembre 2010
où l'on se millefeuille autrement
amis, gens, tout ça,
vous avez peut être entendu une sombre rumeur concernant une technique tenue secrète jusqu'à ce jour, permettant d'avoir la peau de l'année pendant toute sa vie.
le secret a été divulgué (il était fort bien gardé par toutes ces vilaines japonaises qui continuaient à n'en parler qu'en idéogrammes) et aujourd'hui mes enfant, ça y est.
je vous parle du Millefeuillage.
il s'agit de se nettoyer le museau en plusieurs étapes stratégiques, sans se mélanger les pinceaux, et avec ze produits adaptés, of course. et ça promet un teint de rêve, une peau lississime et d'une douceur extra terrestre. (faut se donner un peu la peine, hein, ça s'attrappe pas comme ça au coin de la rue, une peau pareille)
La divine Sonia a convertie millions de lectrices (au moins), pour un rêve utopique : ne plus jamais se faire agresser les yeux par une face orangisée au fond de teint. là.
bon. je suis convertie à mon tour. pas que j'ai tellement une dermie qui demande le soin permanent, mais parce que je suis coquette. et que j'aime bien me tartiner la tronche et le reste dans les règles du lard.
donc. je millefeuillais avec joie. et constatî avec allégresse que la peau réputée la plus douce d'alabama (la mienne, bananes) allait devoir trouver un nouveau qualitificatif.
My gosh comment c'est terrible ç't'affaire !
donc moi, tout enjoyeusée et chantonnante, vla que je me tourne vers ma face du bas.
(j'ai un grand miroir, ça aide)
hm. définitivement du boulot par ici.
et là survint l'idée lumineuse : et si je me millefeuillais le derrière ?
alors moi de me huiler-savonner-lotionner-sérumiser-crèmer le tout avec enthousiasme.
(et là vous vous dites : est-ce qu'elle est entrain de nous raconter la vie de sa peau de fesses ? je dois me tromper)
mais rassurez-vous : avec le millefesse, on économise le contour des yeux. c'est déjà ça.
je vous donnerai le verdict plus tard. c'est encore un peut tôt pour juger de l'action.
ou pas, hein.
vous avez peut être entendu une sombre rumeur concernant une technique tenue secrète jusqu'à ce jour, permettant d'avoir la peau de l'année pendant toute sa vie.
le secret a été divulgué (il était fort bien gardé par toutes ces vilaines japonaises qui continuaient à n'en parler qu'en idéogrammes) et aujourd'hui mes enfant, ça y est.
je vous parle du Millefeuillage.
il s'agit de se nettoyer le museau en plusieurs étapes stratégiques, sans se mélanger les pinceaux, et avec ze produits adaptés, of course. et ça promet un teint de rêve, une peau lississime et d'une douceur extra terrestre. (faut se donner un peu la peine, hein, ça s'attrappe pas comme ça au coin de la rue, une peau pareille)
La divine Sonia a convertie millions de lectrices (au moins), pour un rêve utopique : ne plus jamais se faire agresser les yeux par une face orangisée au fond de teint. là.
bon. je suis convertie à mon tour. pas que j'ai tellement une dermie qui demande le soin permanent, mais parce que je suis coquette. et que j'aime bien me tartiner la tronche et le reste dans les règles du lard.
J'aurai aimé pourvoir m'offrir les ptit tubes de Dieu (Ménard, quoi) mais que voulez-vous, ça coûte une jambe. et elles sont pas en solde en ce moment.
(il parait même qu'il a OSÉ faire une washing creme en forme de chantilly. mais faut le dire à personne.)
donc en dépit de la cause, je me suis toute rabattue sur Lush, que de toutes façons je venais d'acheter un maxi pot de crème, et que c'est pas bon de mélanger les marques, pis j'avais 10% de réduc' à utiliser avant le 31 décembre. alors. que des bonnes raisons.
donc. je millefeuillais avec joie. et constatî avec allégresse que la peau réputée la plus douce d'alabama (la mienne, bananes) allait devoir trouver un nouveau qualitificatif.
My gosh comment c'est terrible ç't'affaire !
donc moi, tout enjoyeusée et chantonnante, vla que je me tourne vers ma face du bas.
(j'ai un grand miroir, ça aide)
hm. définitivement du boulot par ici.
et là survint l'idée lumineuse : et si je me millefeuillais le derrière ?
alors moi de me huiler-savonner-lotionner-sérumiser-crèmer le tout avec enthousiasme.
(et là vous vous dites : est-ce qu'elle est entrain de nous raconter la vie de sa peau de fesses ? je dois me tromper)
mais rassurez-vous : avec le millefesse, on économise le contour des yeux. c'est déjà ça.
je vous donnerai le verdict plus tard. c'est encore un peut tôt pour juger de l'action.
ou pas, hein.
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notre corps aimé
mercredi 8 décembre 2010
où c'est du sérieux
il était temps qu'on poste avec un peu plus de consistance sur un vrai sujet sérieux, quoi. hein, bon.
donc aujourd'hui je vais vous causer de l'inflation.
c'est un phénomène qui se manifeste au niveau du gros orteil, spécifique en cas de trop enthousiaste portaison de chaussures peeptoe. le gros orteil se met à infler, on appelle ça l'inflation.
c'est tout ce que j'ai à dire pour le moment.
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notre corps aimé
dimanche 28 novembre 2010
où c'est ma saison préférée
y neige.
c'est l'hiver et c'est romantique.
mais c'est surtout froid, le romantisme.
ça caille, même.
Je comprend pas, ça. qui c'est qui décide de ce qui a droit au label romantique et ce qui reste sur le carreau ? c'est qui le comité d'admission ?
Les pannes d'électricité, les orages, les bougies, les couchers de soleil, les levers de soleil, les clairs de lune, puis toute la série des ballades, en bateau, en bicyclette, à cheval, en patin à roulettes, ça oui. approuvé. mais pas les ballades en métro. ça non. pas romantique le métro. pas romantique non plus le 45 degré à l'ombre.
Pareil avec le sel. d'accord pour les t'es mon ptit chou à la crème, mais aucun : tu viens te coucher cassoulet chéri?. Pas un seul gloss au poulet rôti ni un seul parfum à la ratatouille au rayon beauté. Le sucre? bien sûr. le sel, banni à jamais. Une nana qui sent le pot-au-feu au lieu de sentir le caramel, ça peut te turbiner une relation.
Et pourquoi pas une romance avec un éboueur ? hm ? yen a bien des célèbres avec des filles de joie, je trouve pas ça plus glorieux que le respectable employé de mairie qui veille à la salubrité de nos rues. que diable.
Et pourquoi la neige c'est romantique? Comme si de voir des belles choses ça nous mettait dans un état de jugement moins difficile? On voit des choses belles, et puis hop, tiens, toi aussi tu deviens beau? C'est ça le plan?
Mais la neige, ça caille les miches. et le froid c'est pas sensé être romantique, si ? c'est romantique, le froid? Pourquoi? Pourquoi le froid c'est romantique, alors que quand t'as froid t'as pas très envie de te déshabiller? Ou bien justement c'est le bon vieux oooh, j'ai froid, réchauffons-nous mutuellement (toujours efficace, même au mois d'août)?
Ou bien le romantique n'a rien à voir avec se déshabiller ? Le romantisme c'est l'amour de loin? C'est les restes de la fin amor? Les 3 gouttes de sang dans la neige de notre vieux Perceval? (brrr, ça me fait des retours de lycée tout ça, enfer.)
Je confond avec l'érotisme, alors? l'hiver, c'est la saison romantique, et l'été, saison érotique?
Pourtant, le feu de bois aussi est romantique. Là, je comprends mieux. c'est convivial, ça fait de la lumière où tout le monde à l'air beau, même ceux qui n'ont pas vu le soleil depuis 5 ans. et puis c'est chaud! Le feu de bois, ça appelle les enroulades tous nus dans une vieille couverture.
j'en sais rien j'y comprends que couic.
En tous cas, y neige, c'est l'hiver, c'est romantique, et moi je me les caille.
peut-être qu'en fait, le romantisme
c'est juste bien à partager.
c'est l'hiver et c'est romantique.
mais c'est surtout froid, le romantisme.
ça caille, même.
Je comprend pas, ça. qui c'est qui décide de ce qui a droit au label romantique et ce qui reste sur le carreau ? c'est qui le comité d'admission ?
Les pannes d'électricité, les orages, les bougies, les couchers de soleil, les levers de soleil, les clairs de lune, puis toute la série des ballades, en bateau, en bicyclette, à cheval, en patin à roulettes, ça oui. approuvé. mais pas les ballades en métro. ça non. pas romantique le métro. pas romantique non plus le 45 degré à l'ombre.
Pareil avec le sel. d'accord pour les t'es mon ptit chou à la crème, mais aucun : tu viens te coucher cassoulet chéri?. Pas un seul gloss au poulet rôti ni un seul parfum à la ratatouille au rayon beauté. Le sucre? bien sûr. le sel, banni à jamais. Une nana qui sent le pot-au-feu au lieu de sentir le caramel, ça peut te turbiner une relation.
Et pourquoi pas une romance avec un éboueur ? hm ? yen a bien des célèbres avec des filles de joie, je trouve pas ça plus glorieux que le respectable employé de mairie qui veille à la salubrité de nos rues. que diable.
Et pourquoi la neige c'est romantique? Comme si de voir des belles choses ça nous mettait dans un état de jugement moins difficile? On voit des choses belles, et puis hop, tiens, toi aussi tu deviens beau? C'est ça le plan?
Mais la neige, ça caille les miches. et le froid c'est pas sensé être romantique, si ? c'est romantique, le froid? Pourquoi? Pourquoi le froid c'est romantique, alors que quand t'as froid t'as pas très envie de te déshabiller? Ou bien justement c'est le bon vieux oooh, j'ai froid, réchauffons-nous mutuellement (toujours efficace, même au mois d'août)?
Ou bien le romantique n'a rien à voir avec se déshabiller ? Le romantisme c'est l'amour de loin? C'est les restes de la fin amor? Les 3 gouttes de sang dans la neige de notre vieux Perceval? (brrr, ça me fait des retours de lycée tout ça, enfer.)
Je confond avec l'érotisme, alors? l'hiver, c'est la saison romantique, et l'été, saison érotique?
Pourtant, le feu de bois aussi est romantique. Là, je comprends mieux. c'est convivial, ça fait de la lumière où tout le monde à l'air beau, même ceux qui n'ont pas vu le soleil depuis 5 ans. et puis c'est chaud! Le feu de bois, ça appelle les enroulades tous nus dans une vieille couverture.
j'en sais rien j'y comprends que couic.
En tous cas, y neige, c'est l'hiver, c'est romantique, et moi je me les caille.
peut-être qu'en fait, le romantisme
c'est juste bien à partager.
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samedi 27 novembre 2010
où on a un coeur de mouette
Victoire presque sans faille. imprévue, et sublime. gratuite, comme ca.
Hier, les enfants, complètement stunning de jambes, stunning de cheveux, et accompagnée, j'ai revu mon dernier flamme, ou plutôt, je me suis faite voir de mon dernier flamme.
J'étais chez Stempels, mon café en cas de connections défaillantes. Je l'ai vu entrer dans le salon d'en face, et je me suis faite toute petite, à coups de grand décrochements de coeur dans la poitrine. Puis avec l'avantage de l'averti-qui-en-vaut-deux, j´ai attendu que ma compagnie revienne, et très casual, l'air de rien, je me suis levée et je suis passée devant la porte comme une créature du destin. sans le voir, bien sûr, hein. et on est partis.
Machiavélique, je vous dis. la féminitude au pinâcle. et si j'en étais restée là, la victoire serait complète: faire l'apparition sublime et faire en sorte qu'il pense à moi ce soir, peut-être...
si ç'en était resté là.
Machiavélique, je vous dis. la féminitude au pinâcle. et si j'en étais restée là, la victoire serait complète: faire l'apparition sublime et faire en sorte qu'il pense à moi ce soir, peut-être...
si ç'en était resté là.
Mais là où ça sent un peu la demi-défaite, c'est que de nous deux, celui qui y a pensé toute la soirée, c'est plutôt moi.
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samedi 13 novembre 2010
où la robe ne fait pas la nonne
aux Pays-Bas, les jupes sont courtes. on a le droit.
on est pas direct catégorisée chaudasse de profession. non.
ici, on peut même faire du vélo en robe, sans que tous les péquins regardent l'air égrillard, attendant le coup de vent qui dévoilera tout.
(ya que moi qui regarde, mais bon je suis française que voulez-vous)
c'est bien d'avoir droit à la mini jupe.
je me sens très femme maintenant.
très femme libérée
ce qui est dommage
c'est que les hollandaises pur jus
elles sont super fortes en jambes.
c'est les gènes.
et le vélo un peu aussi je crois.
moi j'ai le vélo.
je pourrai avoir les gènes
quand même, je suis moitié d'ici après tout
mais je me suis fait eue le jour de la distribution
(j'étais sûrement entrain de manger des poffertjes et j'ai rien entendu)
alors bon, je me suis dit, soyons fous.
allons-y pour la mini jupe.
en tweed violet. sympa.
j'ai le droit.
même ici ya pas que les reines de la jambe qui portent la mini.
alors j'ai bien le droit.
mais avec conditions.
seulement grâce aux astuces pour améliorer le tout
qui font effet d'optique
genre
impératif de base :
faut porter des talons avec
parce que ça te fait la jambe plus longue
le mollet plus ferme
la déhanché plus déhanché
et mille autre formidables avantages
pis si tu n'est pas bénie de la gambette batave,
la mini ne se porte pas jambes toute nutes
il faut la porter avec des bas.
parce que ça te galbe le tout
ça te prend le haut de la jambe au passage
et te voilà devenue Gisèle Bündchen
en 20€ seulement
(avouons-le, tout le monde rêve de porter des bas)
donc ici, on a le droit de porter la mini jupe
mais que en plein hiver avec des collants
et avec des plateaux de 20cm
hm.
je sens qu il ya un bug au niveau de ma notion "d'émancipation"...
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y sont fous ces hollandais
mercredi 1 septembre 2010
où l'on se fait trahir par son dernier achat (le fourbe le félon !)
J'ai investi dans un truc indispensable : un nouveau jean. mais attention, je suis difficile, en jean. parce que j'en veux un qui soit cintré sur les hanches, mais pas trop taille basse parce que sinon ça te fait dessine bien le bourrelet, puis pas trop serré sur les cuisses parce que sinon ça dévoile ma méditerranéitude, et de préférence exactement le bleu que je veux, pas trop clair (j'ai plus 15 ans) mais pas trop foncé, (j'en ai pas 58 non plus), et pas trop long. bref. j'ai ma petite idée sur l'article en question.
Il se trouve que le taille basse, c'est in. et quand c'est in, ça veut dire que le taille haute est out, traduction, introuvable.
bon. mais un autre truc qui est in, et qui m'amuse plus, c'est le Boyfriend Jean. je suis sûre que mes copines savent de quoi je parle, je vais quand même m'expliquer pour les grands-mères en visite (Hallo Oma...) et autres afashionistas. le boyfriend, mes amis, c'est un jean que tu portes mille fois trop grand, en forme de jean pour Homme, pour faire croire que tu portes le froc de ton régulier. théoriquement. parce qu'en pratique, personne n'espère que le régulier en question a le même tour de hanches que toi. sans même parler de l'hypothétique présence du régulier dans ta vie. passons.
je vais m'acheter un boyfriend, parce que ça m'amuse, et parce que Jennifer Aniston en porte un alors qu'elle a pas de mec. na. alors je peux bien me le permettre, non?
bon, alors je suis là au Denim Bar, et il est pas aussi bleu que je le voulais, ce jean, puis surtout pas aussi cintré sur les hanches, mais on fait avec. on doit s'habituer à ce que ça pendouille entre les jambes, me dit la vendeuse. c'est "cool". il parait.
bon. allons-y pour le boyfriend. d'ailleurs, avec ma paire de plateaux et un camaieux de vernis vert sur les pieds, j'ai un succès fou avec ce boyfriend. puis il est sûrement plus fidèle que n'importe quel boyfriend humanoïde.
mais quand même, au fur et à mesure que je le porte, il s'agrandit. évidemment. j'avais oublié qu'un des plaisirs du jean c'est qu'on peut le prendre une taille en dessous, en prévision de ses relâcheries à venir. alors moi de porter une ceinture.
mais du coup, je le porte plus haut que prévu, puis ça fait des plis. et plus ça va, plus le pendouillage entre le jambes fait penser à, comment dire. l'attribut propre audit boyfriend... si vous voyez ce que je veux dire.
et je suis pas sûre que ce soit l'idée. ou bien ?
bon. je porte un jean de mec, et on dirait que j'ai une *ite. et alors ? normal, non ?
pas de problème. tout baigne.
je vous dirais même pas combien je l'ai payé, parce que c'était en solde, et les soldes, c'est sacré. c'est toujours des bonnes affaires, les soldes.
on ne discute pas les soldes. on paye. point. et en plus on est content de nous.
ils sont forts ces hollandais...
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c'est pas ma faute,
girlitude
samedi 14 août 2010
où l'on speed date par hasard
Vous le savez tous, j'aime bien des fois me "optutten", comme on dit ici. prendre un long bain (moi qui n'ai qu'une douche), me mettre une crème dans les cheveux, une autre sur les genoux et un autre sur les pieds, hésiter 1h entre cette robe et ce petit haut avec, euh, non avec ce froc là, mais avec celui-là peut-être ?
(j'aime bien cette expression. une "tut", c'est une greluche. et "op", ça veut dire dessus, donc ici, quand on se maquille, on se met une couche de greluche.)
donc j'aime bien m'engrelucher.
attention, ne vous méprenez pas, je connais plus souvent périodes où pendant de longues semaines je sors en pantalon pas frais, avec cheveux pas frais et oeil tombant.
mais ce matin-là, je sais pas pourquoi, j'avais envie.
alors je suis sortie, toute maquillée, toute onglement vernie (les mains ET les pieds je vous prie), tout entallonnée, toute poudrée et avec LE cheveux de l'année. Et devinez sur qui je tombe ?
(bon, vous pouvez pas deviner. j'ai fait la même à ma collègue de services, et elle m'a dit qu'il fallait pas dire ça si on pouvait pas deviner, que c'était pas juste. alors je le fais pas.)
donc vous ne devinerez jamais sur qui je tombe : un certain Jasper, qui, pour ceux qui suivaient l'été dernier, fut à l'origine d'un post misérable sur les malheurs de la non-réciprocité. Passons.
Bref. lui, donc.
et tout joyeux et tout gentil et assied toi donc avec nous et comment ça va et faut qu'on aille boire un coup et donne-moi ton donc numéro.
je tombe des nues. mais je suis restée coolissime. pas un seul bégaiment ou autre silence glacial m'échappant par mégarde. Haha. genre oh tiens vous ici?
la seule mouche dans le coktail, c'est que j'étais entrain de manger une glace gigantesque, avec chantilly sauce au chocolat et tout le tintouin. bon. je sais plus ce qu'il fallait que je compense ce jour-là, mais c'était d'importance vitale.
et que j'ai quand même réussi à me baver sur le menton quand il regardait ailleurs. hinhin. sauf que la pensée qu'il reste peut être une coulée de chocolat sur la figure reste un peu... déconcentrante. bref. coolissime, je vous dit.
après par contre, j'ai eu la pulsion soudaine de piquer un sprint et de sauter partout tellement j'étais traumatisée. mais comme j'avais mes plateaux de 12cm, je me suis abstenue. Pis t'façons je me suis dit, Lucie, c'est pas bon signe. si le pequin t'apprécie avec la couche de girlitude du jour, et que la première chose à laquelle tu penses, c'est qu'il est trop beau pour toi et qu'il faudrait perdre 5 kilos... c'est pas bon signe.
puis je suis pas sûre qu'il apprécie ma tendance "parlons avec les arbres"et "écoutons-nous respirer"...
hum.
ceci dit, j'ai pas de souci à me faire, puisque ça fait 10 jours que le charmant ne m'a pas téléphoné.
haha. t'façons, il s'appelait "le coq". qu'est-ce que tu veux faire avec ça, à part des cocoricos ?
j'aime bien les histoire comme ça, moi. courtes, pas trop impliquées. on se croise, on se plait, on s'echange les numéros puis on s'appelle jamais.
ça va, je peux supporter ce degré d'intimité. plus, j'ai du mal...
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gar(ç)onneries,
girlitude
samedi 31 juillet 2010
où l'on sommes sportive
salut.
rentrée entière de mon périple kölnien. je vous épargne les ratages de train pour cause de non regardage d'heure de départ sur le billet et autre presque oubliage de valise dans une gare blindée de pickpockets. je suis rentrée entière et reposée. si, si.
et pour fêter ce nouvel élan d'énergie, j'ai joyeusement poussé la porte d'un magasin spécialisé en course à pied, puisqu'il fait beau et que quand même, la course à pied, c'est pas cher. Mais c'est mieux avec des chaussures, il parait. donc, moi d'acheter des chaussures.
enfin.
je rentre. à droite, un mur avec des tee shirt et autres micro shorts en tissu qui respire et qui transpire avec toi. à gauche, un autre mur couvert de chaussures toutes plus aérodynamiques les unes que les autres. j'ose à peine dépasser une demoiselle en carton grandeur nature, avec un tour de taille à peine supérieur à son épaisseur cartonesque.
un vendeur remarque que je ne suis pas une habituée. ils ont l'oeil pour ces choses, là, les vendeurs de chaussure de courses.
bon. ici, ils font ça sérieusement, laissez-moi vous dire. ici, madame, on teste votre marche. (donc on va me raconter que je marche en canard, avec plus de poid sur la jambe droite, mais légèrement sur l'extéreur du pied, et que de fait les chaussures high speed mega splash 15+ sont parfaites pour moi. je me réjouis d'avance)
parce qu'attention, on ne veut pas des chaussures qui nous tassent les cervicales ou qui nous usent le cartilage genouesque, hein. non non. nous on veut les high speed mega splash 15+. jaunes.
là où il est gentil, le vendeur, c'est quand il me regarde droit dans les yeux et qu'il me dit : madame, tenez-vous bien, ici on fait le test truc blabla hightech chose. ça coûte 20 euros. c'est compris dans le prix de la chaussure. donc c'est pas à part quoi, donc et le prix de la chaussure c'est, tenez-vous bien, entre 120 et 160€. avec le test machin chose truc, hein, c'est compris dans le prix de la chaussure.
j'ai été soulagée d'apprendre que pour le même prix, j'avais la chaussure droite et la chaussure gauche.
bon.
bon !
bien.
d'accord.
"je reviens quand j'ai eu ma paye", mentis-je.
alors quoi. il faut des bonnes chassure pour courir. sinon on se tasse les vertèbres et on s'use les cartilages et après on a de l'arthrite à 24 ans et on peut plus faire du houlahoup.
mais maintenant, si j'achète ces foutues godasses, qui me guarantit qu'elles vont pas courir gaiment 5 jours et demi, puis finir paisiblement leur jours dans mon armoire avec ses copines à talons-vachement-belles-en-solde-qui font-beaucoup-mal-aux-pieds ? hein ?
en même temps, sans chaussure, j'ai un encore meilleur prétexte pour ne pas courir.
puis qui sait, peut être que le prix de la chaussure doit motiver le coureur ? vous croyez qu'ils pensent comme ça, les vendeurs de chaussures de course ? je me vois déjà. "allez, fhoufhou, encore 300m, et j'ai rentabilisé 1/25è de mes chaussures. fhoufhou."
un kilomètre à pieds, ça use, ça use, un kilomètre à pieds, ça use le portemonnaie.
ouais.
en même temps, mon abonnement à smile sport m'a moyennement motivé pour aller faire des squats toutes les semaines. pour ne pas dire que je n'y ai pas mis les pieds depuis... euh. ?
mars. disons. voire, février.
et en plus, qu'est-ce que je lis ? que les chaussures de course il faut les changer tous les ans parce que sinon ça se tasse, et ainsi vos cervicales ?
je croyais que c'était bon pour la santé, la course à pieds. mais maintenant ça m'a plutôt l'air dangeureux comme affaire.
finalement, épuisée, je suis allée manger une glace chez tremonti, parce ces italiens quand même, ils savent y faire en glace à la fraise.
et c'était bon...
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jeudi 24 septembre 2009
où l'on se haha
bonjour o chers franchouillards adorés.
me revoili me revoilà. et c'est incroyable comme il fait beau en ce mois de septembre doucement ensoleillé... je suis juste un peu déçue de travailler de jour, haha. mais le matin, voir ce ciel si bleu, et profiter des derniers rayons en sortant vers 19h... c'est quand meme tellement mieux que la grisille pluviotante annoncée. bon. sur ces considérations météorologiques...
quoi de neuf au pays des grenouilles. euh. bon, pour ceux qui trouvèrent mon post dernier un peu mélancolique, qu'ils se rassurent : je ne regrette absolument aucune décision. et je suis toujours très contente ici, et non, ne vous réjouissiez pas trop vite, je n'ai pas l'intention de me rappatrier par dépit en douce france. niark. et histoire d'officialiser ma toute nouvelle hollanditude, je vous l'annonce sollennelement : je l'ai fait. si. vraiment pour de vrai et je n'en démord pas : je suis blonde. seigneur tout puissant, protégez-nous.
et j'ai la classe...
bon, toute l'affaire a été plutot douloureuse, faire le deuil de sa chatainitude, le sentiment de tourner le dos à un temps désormais révolu, tout ça... (puis surtout les produits qui te crament la peau du crane, et la demi heure de torture où tu reste assise sans bouger, en écoutant les acides te diluer les cheveux, ordel de erde !) mais ça y est. je suis blonde.
puis sinon, hier soir j'ai héroiquement, après 10h de boulot, réussi à ne pas m'effondrer sur mon lit (ou juste partiellement) et j'ai repris mon petit vélo pour aller boxer ce bon vieux sac de sable. gosh, que ça fait suer. mais ça va de mieux en mieux. et le truc drole dans l'affaire, c'est que je suis moi meme étonnée de ma condition. de tout ce que j'arrive à faire que j'aurai jamais cru. et que quand je donne un coup, ça commence à ressember à quelqu'un qui donne un coup, et non plus à une molle tentative de lever le bras. haha. tenez-vous bien, monstres de tout l'univers et de ses environs ! je vais vous puncher dans le nez!
d'ailleurs, le chant avance très bien. c'est pas tant que je répète tellement mes morceaux, mais justement, des automatismes corporels qui se mettent super bien en place. mon prof trouve que j'ai une meilleure posture, plus de tonicité... je trouve la bonne respiration, et j'ai enfin trouvé mon "s"! celui qui m'a fait cauchemarder pendant des années... haha ! haha ! haha !
bon.
quoi d'autre. ah oui, j'ai encore une proposition d'enregistrement, décidement... quel succès. parce que mes jazzifications avancent aussi. j'ai la voix plus pleine, donc avec plus de graves, tout en arrondissant les aigus... je gagne en chaleur et en homogénéité. chouette, non ? (haha)
et mon dernier coup de coeur en la matière, c'est "what are you doing the rest of your life", par notre cher Michel Legrand. c'est juste sublimement parfait. et le texte, mes amis, le texte... moi, en tous cas, ce que je "do" le reste of my life, c'est chanter ce titre. je le jure devant dieu.
puis samedi j'étais chez Lukx (encore ?!) mais mon chef préféré était absent... y avait une fete, un anniversaire, et je me suis joint au coin du feu de camp, sur la plage, j'ai discuté avec une parisienne, et son mari, coach d'opéra... j'adore. j'adore ce genre de petites rencontres impromptues qui ne donnent pas forcément quelque chose mais qui te font penser "tient tient, ce fameux hasard qui n'existe pas..."
comme ce compositeur d'opérettes que j'ai revu le premier jour de boulot chez Anne&Max. et qui m'a reconnue. et qui m'a dit qu'il était retombé sur mon numéro deux jours plus tot. que ce soit vrai ou pas, je m'en fiche. mais j'aime les coincidences. d'ailleurs, c'est un joli mot. la fille que je n'aurai jamais s'appellera Coincidence. quoi que. maintenant, je trouve que ça fait grincement de porte. zut. je sais plus.
bon ! je cherche en core un peu, mais j'ai pas tant à raconter, je crois... demain, peu- etre irai-je danser la salsa dans un bar juste au coin de la rue. on verra. si j'ose y aller toute seule.
puis je vais me renseigner pour une ligne fixe
bon... ah oui, dans les nouvelles rigolottes, j'ai appelé la commune pour avoir droit à un accès au garage à vélo dans ma rue... et on m'a dit "d'accord, je vous mets sur la liste, ça peut durer quelques années..." okaaaay. bon. ben ce sera garage dehors, alors. hein ?
des bises...
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dimanche 19 juillet 2009
où la hollande, c'est bon pour la peau
quart d'heure féminin, ou secrets de beauté à la hollandaise.
d'abord, il y a le vent, et surtout, le vent plein de sable. alors c'est pas très bon pour les yeux ( encore qu'il doit bien exister quelque gourou qui prone la thérapie du sable dans les yeux) mais surtout, ça te gomme la peau sans effort. et j'ai jamais eu la joue aussi soyeuse que depuis que je bosse chez Lukx aan zee.
*cheers*
mais aussi, nous avons "la hollande, c'est bon pour la ligne". parce que on y mange deux fois par jour. et que ça, ça fait du bien. pis qu'on y fait du vélo. et que ça, ça fait aussi du bien. et meme qu'on se découvre des jambes qu'on aurait jamais imaginé que.
*cheers*
puis nous avons évidemment Lush, ou mon nouveau coup de coeur cosmétique. une fantastique échoppe remplie de petits pates, de poudres, de gelées et de crèmes en tous genre. tout fait main, tout avec des gentils produits naturels, et version le-moins-d'emballage-possible-svp, et des odeurs délicieuses, genre cannelle-girofle et bergamote.
rhaaa. (et en plus, c'est une marque anglaise, et ils ont un humour décapant. leurs savonettes ont des noms hyper rigolos.) bref ! je suis fan.
enfin, nous avons "ces hollandais quand meme, ils sont forts en maquillage"ou tous ces droles de trucs qu'on ne trouve jamais en france. genre. les faux-cils. mais pas version drag queen. les hollandaises blondes et aux yeux bleux, c'est mignon, mais ça manque de cils. (hhaaa, vengeance !). donc ça s'en colle des faux. et j'ai testé, forcément. gosh. ça reste discret, promis. mais ça te booste l'oeil de biche. un gentil coup de turbo dans le regard... niark niark.
pis ya les vernis à ongles. et laissez moi vous dire qu'ils sont pas timides avec la couleur. pas de rayon rempli de rouge tous les meme. allant au rose barbie, osant vaguement le brun, puis, finalement, non, optons pour l'invisible. gosh ! bleu electrique, orange, jaune, rouge carmin.. so cool !
bon, pis ya les coiffeuses branchées, qui te font pousser des fleurs sur un champ de bataille...
ouais, pas de doute, la hollande, c'est bon pour la peau.
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vendredi 17 juillet 2009
où puisque c'est ainsi nous reviendrons mardi
salut les gars, salut les filles, saluts chers francophones de tous les pays.
je reviens du boulot. cool, non? ou plutot, "chill", comme on dit ici. je vais encore devenir super hype sur mes vieux jours.
en vrai, histoire de faire bondir le paternel, j'avais mon hebdromadaire jour de congé aujourd'hui meme. et meme que j'étais chez le coiffeur entrain de me faire ravaler la façade (voir ci dessous pour les détails) quand mon cher patron m'appelle, rayonnant à travers le télephone ( ils sont forts ces hollandais), si je ne voulais pas venir leur donner la patte ce soir, pour cause de magnifique beau temps.
et moi de remballer ma jolie robe, mes talons et ma nouvelle coupe de cheveux, et vogue en basket sur mon ptit vélo, direction Lukx aan Zee. et heureusement que j'étais là, mon dieu. quel peuple... mais c'est tellement plus sympa quand c'est plein que quand c'est mort... ( poulette, phrase à classer dans la liste des affirmations les plus idiotes qui soient) bref, c'était bien "druk" et nous en fumes fort aise. il y avait meme 3 jeunes français, s'en revenant de flandres. ( an-an-dres) dans le genre fauchés, qui me sortent toute leur mini monnaie et qui font des yeux énormes en regardant la note. tssss... et on dit que les hollandais sont rapias..
bon, donc j'avais rendez-vous avec la copine à un arrière cousin pour luncher ce midi. et dieu sait si les bataves savent luncher. que tout ceux qui m'ont dit que la cuisine hollandaise ne ressemblait à rien se repentissent humblement. corrigeons : la cuisine traditionnelle hollandaise étant quasi inexistante (je vous épargne le choux fleur à rien des soirs de disette), ben ils sont tout inspirés de la bouffe d'ailleurs. pas con. sauf qu'ils le font pour de vrai et hyper bien. véridique. et pas cher. je trouve. tu peux trouver un super bon sandwiche sans mayonnaise pour 2€50. ab-so-lu-ment inimaginable en terre franchouillarde. bref.
donc nous lunchames divinement. et ensuite, j'alla chez le coiffeur. un bien branché où ils te font des coupes un peu folles... je prends rendez-vous dans l'après midi, tout va bien, on mange encore une divine glace italienne (cannelle... aaaaaaaah) pis je me pointe au truc. compliment sur mes godasses-à-talons-de-france-aaahbon-de-france.. puis vient le moment où je détache mes cheveux. bon. silence. vient le moment où la coiffeuse regarde ce qu'il me reste sur la tete. gratouille un peu de ci de là. puis elle s'esquive, et appelle une autre coiffeuse à la rescousse. rebelote, et vient le moment où on me demande qui a osé me faire ça. on essaie de trouver un compromis entre pas trop court et pas trop long mais qui ressemble un peu plus à quelque chose que je n'ai pas raté moi-meme.
moralité : les chaussures françaises sont plus fiables que les coiffeuses françaises.
donc ce qu'il en ressort, c'est un genre de louise brooks, version bouclettes. et je suis ravie de ressembler à nouveau à quelque chose de plus humain. mon imbécile de chef ne pourrai plus dire que je ressemble à edith piaf (ce que, sorry, je ne prends pas pour un compliment). "oui mais c'est le chefeu !".. ignare.
pis la coiffeuse à été ravie de son défi du jour. (et on vécut heureuses et eumes beaucoup de petits carrés plongeants.)
autrement, les news... euh, pas de nouvelle encore du yéti etc. et ma chambre, après discussion, ne sera investie qu'au 15 aout. ce qui me contrarie à moitié : je fais quelques économies, mais en meme temps, je m'étais fait à l'idée d'avoir mon espace, et surtout de laisser la grand-tante tranquille. la pauvre. je n'ose pas lui annoncer la nouvelle.
bon. pis sinon, je viens de choquer à vie un pauvre nollandais qui travaille avec moi. mon tact mémorable et ma franchitude bien marquées l'ont laissé coi, le pauvre. je n'ose meme pas vous dire ce que je lui ai sorti. des fois, je me demande ce qui me passe par la tete. anyway. je vous laisse imaginer, comme ça vous imaginez encore pire. arf arf.
hey, sweethearts, je vous laisse à vos huitres, et au plaisir de vous relire...
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samedi 4 juillet 2009
où l'on ne dramatise pas
salut les poteaux !
pfffff.. comprenez ma fatigue et ma lassitude. je fais beaucoup d'heures, et le reste du temps, je bois des coups avec les collègues et je dors. puis je dois encore trouver un moment (!) pour m'occuper des paperrasseries erasmus... et converser ma pauvre tante de temps en temps. que reste-t-il de ces beaux jours ? que reste-t-il de tout celà, dites-le moi?
en tous cas, pas cinq minutes à poster. voilà.
bon. sur ce, là, quand meme, hein, là, je fais quoi là, hein, bon.
les dernières nouvelles sont :
travaillistiquement parlant
- le cuistot s'est fait la malle hier soir
- le barman italien a toujours un regard troublant (grrr)
- je suis consacrée meilleure serveuse de la troupe, avec un tout petit mérite : je suis la seule à avoir de l'expérience (à part le barman italien grrrr)
- je fais des reves étranges où mon chef de cuisine prépare une omelette avec mon oeil gauche
formistiquement parlant
- je suis toute bronzée en haut et toute blanche en bas
- je rentre quelque mieux dans les pantalons et autres joyeusetés, grace au régime vélo-piles d'assiettes
- je suis entrain de me blondifier à un point que ç' en est terrifiant. on dirait que mes gènes hollandais, tous contents de se sentir au pays, exultent et se manifestent plus que nécessaire
météorologistiquement parlant
- les statistiques explosent, il n'a jamais fait aussi beau pendant aussi longtemps au plat pays. et c'est pas demain la veille queje pourri rentrer chez moi pour cause d'orage.
histoire-de-coeuristiquement parlant
- non, je ne suis pas entrain de craquer pour le barman italien qui m'a fait le plus beau compliment du monde, et d'ailleurs il est meme pas beau avec sa barbe de 3 jours et ses yeux beaucoup trop bleus pour etre italiens et meme que j'aime pas les yeux bleus, d'abord (grrrrrr)
bon, mais en vrai, il est maintenant promu chef de salle, et de fait, il est le bras droit du patron, et moi, je suis le bras droit du bras droit. cool, non? ça me fait une belle jambe.
hé, je vous laisse, parce que j'ai soif, et que j'ai plus envie. na.
des bises quand meme !
et surtout, surtout, ne me répondez-pas. on ne sait pas ce qui pourrait arriver..
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jeudi 11 juin 2009
où les bataves nous étonnent (un peu)
salut les franchouillards,
j'ai craqué mon slip !
j'ai craqué complètement craqué. voilà ce qui arrive à une pauvre jeune fille laissée seule sans boulot : elle shoppe.
et des trucs utiles, svp.
- des stickers en forme de coccinelle et meme le luxe, des petits coeurs en 3D. attention, du lourd je vous dit.
- un nouveau portefeuille beaucoup trop petit pour mettre quoi que ce soit dedans, parce que j'en avais marre du vieux de depuis que j'ai 12 ans et que j'ai jamais vraiment trouvé sympa (sorry mum)
- 2 petites culottes made in china choubidous, pour changer de celles délavées avec des trous dedans (en parlant de culotte, sachez qu'ils ont inventé un truc encore jamais vu chez les franciliens : le slip de mec pour fille. si, si, et avec la fausse petite poche pour y mettre le fourbi et tout et tout. je vous jure. ça me fait penser à Phoebe qui raconte qu'elle y met son baton de rouge à lèvres. passons)
- un manteau de pluie non imperméable, rouge avec une écharpe verte (pour changer du vert avec un écharpe rouge)
et j'ai failli craquer pour un sac à main. mais ca, c'était trop un vrai achat nécessaire et utile et tout alors je l'ai pas fait. faut pas mélanger les torchons et les serviettes.
(mais j'ai bavé une demi heure devant un pur machin Desigual... aaah. bientot, dès que j'ai ma première paye, je craque)
- ah oui, c'est intéressant, ça. quel boulot, déjà ?
- rhoooo, tout de suite...
- et les cours de chants, demoiselle? hein ?
- oui oui, ben, l'un n'empeche pas l'autre, si ?
- tu crois à ce que tu dis, là ?
- ...
- ouais.
oh ! oh! j'ai trouvé le "ç" haha ! formidable. maintenant, je vais tout faire pour ne plus avoir à en placer un seul.
il ne me manque plus que la salade de circonflexes...
bon. en vrai, rien de passionissime, sinon que j'ai rendez-vous avec un employeur lundi après-midi. c'est une boite de genre de restauration bio ou je ne sais quoi. un truc genre fast food "sain", si ce n 'est pas que du marketing. bon, un fast food avec des légumes, quoi. tout en haut d'un centre commercial. on a vu plus aéré. mais au moins, ce serait déclaré, et pas de problèmes de "rentrez donc chez vous madame, il pleut".
on verra bien ce que le bonhomme me propose. mais le boulot ne manque pas ici : il y a des annonces tous les deux mètres. donc ça ne devrait pas poser de problème.
vendredi, euh, demain quoi, Olga part en vacances et moi je rapplique à Amsterdam chez ma cousine, pour le weekend. je pourrai glandouiller avec la poulette numéro 1. ç a fait longtemps.
puis mardi je repars en Teutonie pour un dernier concours, et profiter de l 'autre poulette numéro 1. (dans mon pays, il n'y a que des poulettes numéro 1).
quel agenda de ministre...
sur ces cruciales informations, adios muchachos
mardi 9 juin 2009
où l'on se neederlandise
chers francophones de tous les pays, salut.
qu'on se le dise, la hollande, ca déchire tout !
- alors je vous averti de suite que les accents circonflexes n'existent pas par ici, donc je ne veux aucun " mon dieu mais c'est quoi ce francais" et pas de c cédille non plus. pis que tous les accents aïgus ou graves demandent des manoeuvres colossales, type prendre à gauche, tourner trois fois sur soi meme, lever le doigt en l'air, rencontrer la femme à tete de cheval et répondre à ses 3 énigmes avant de pouvoir enfin gagner un "à", un "é" ou encore le fameux "ù"-
bon. et sinon, tout le monde est absolument adorable ici. tout le monde me prete sa maison, sa voiture, son vélo... un peu too much à mon gout, mais je suis touchée par tant de confiance. le coin est super tranquille, j'ai délicieusement dormi jusqu'à, tenez-vous bien : 9h !! haha ! la pure grasse mat' que ca fait des siècles (au moins) que j'en revais.
bon, dans les moyennement bonnes nouvelles, nous avons la météo. à savoir que la température maximale (et rarissime) observée au plat pays est de 24 degrés. assorti aux tout aussi exceptionnelles 2 semaines complètes sans pluie. re-bon.
suis-je bien équipée pour ces nordicités ? rien n'est moins sur. la bonne nouvelle though, c'est que la mode ici, c'est yum yum ! je suis fan inconditionnelle. quand chez nous on dit gris béton, eux ils disent vert citron, et quand chez nous on dit tailleur caca d'oie, eux ils disent robe à fleur.
que des couleurs partout, des coupes super sympas, et bordel de merde, enfin un pays où avoir des balconneries bien remplies est normal ! thank god.
n'empeche, leur mode est total trop top cool, je veux changer toute ma garde robe. le pire, quand meme, le must du must have, c'est l'imper. ils ont des impers qui donnent envie qu'il pleuve.
c'est pas compliqué. chez nous, déjà quand tu achètes un imper tu es déprimé pour la semaine, et quand tu l'enfiles, tu es en rogne pour la journée. ben là, c'est le contraire. ils font des impers qui donnent envie de pluie ! n'est-ce pas formidable ? ils sont forts ces hollandais. dommage que mes préférés coutent 129 euros (une bagatelle vu l'état de mes finances aujourd'hui) parce que j'aurai craquissimement craqué.
-euh, les impers, hein, pas les hollandais-
sinon, aujourd'hui j'ai pris mes marques : je me suis perdue en vélo, j'ai trainé en ville ( tout est absolument char-mant), j'ai fouiné dans une boutique de valises vintage ( du jamais vu), j'ai soudoyé un employée du l'office du tourisme pour qu'elle me refile un plan et je me suis quand meme paumée au retour parce que le bled où habite ma tendre logeuse n'y figurait pas. puis je suis passée à un, comment on appelle ca, un truc genre ANPE, mais pas vraiment, bref. où on m'a dit qu'il me manquait mon "sofinummer" bon. donc moi d'appeller le services des impots hollandais ( j'adore), et d'etre redirigée reredirigée rereredirigée vers le bon service, et jusqu'à maintenant, j'ai attendu 43 "oogenblicken geduld". chez eux, on ne patiente pas quelques instants, mais on patiente un clignement d'oeil. je sais. ils sont fous ces hollandais. bref. rendez-vous lundi à Amsterdam pour récupérer le fameux machin. sur quoi je croise le fils de Olga qui me dit "de toutes facons si tu bosses à la plage, c'est tout au black."
j'ai du mal à savoir si je trouve ca une bonne nouvelle ou pas. l'expérience personnelle quand à la générosité des employeurs envers leur employés ne m'encourage pas à travailler sans etre déclarée. et surtout, je crois que ce genre de pratiques, sous couvert de te donner le sentiment de gagner plus de fric (et peut etre est-ce un peu vrai), profite surtout aux patrons. alors bon. on verra.
puis hier soir, en pensant à ma chère maman, j'ai lu Pietje Bell pour m'endormir. c'est sympa, parce que toutes les affaires des enfants sont toujours là dans les chambres, et les petits enfants jouent encore avec. Ah ! puis j'ai retrouvé un garage avec lequel on jouait chez Oma. je ne sais pas comment il a atterrit ici, mais c'était drole de le voir là.
bref, le soleil est de retour (parce que réveil pluvieux comme il se doit) et ma tante m'attend au soleil avec un journal, donc je cours la rejoindre.
si vous etes sages, et si toute la galaxie n'est pas encore au courant, je vous raconterai demain les aventures weimartiennes.
bien à vous
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vendredi 8 mai 2009
où Wolverine, my love..
cet homme me coûte cher...
figurez-vous que je voulais ab-so-lu-ment aller voir ce film, juste bon, parce que oui, le scénario est très bon, et les dialogues sont excellents, puis les innovations en matière de cadrage et de mouvements de caméra... (bon d'accord, j'ai un problème d'hormones avec Hugh Jackman). donc miracle, j'ai réussi à trouver un séance en version originale sous titrée. parce que déjà que c'est con, mais alors en français, c'est le pire du pire.
donc je trouve un séance en V.O, j'arrive à persuader Camille de m'accompagner. J'y vais en vélo, toute élégante, et comme je ne voulais pas prendre mon sac à dos et tout, je prends juste mon téléphone, mes clés et mon porte monnaie. donc j'arrive au cinoche, et je m'aperçois que je n'ai pas ma carte d'étudiant. alors je change de file pour aller trouver le gars qui vend les tickets (plutôt que la fille, on ne sait jamais, j'ai mis un joli décolleté...)
que pouic. il me dit "désolée mademoiselle, ça fait 9€80". bon. passablement énervée et pestant contre ma coquetterie, j'attends camille avec ma place au fond de la poche, comme si c'était un billet de 1000 dollars. se passe le film, avec plein de Hugh Jackman partout, qui pousse des cris et qui dégaine ses grandes griffes à volonté. quelques plans d'un peu trop loin où ils est fort peu vêtu... gäaaaaaaaaaaa.
bon. je passe sur l'épisode hébétude niaise, et on sort du cinéma... et c'est la tempête. vraiment. il pleut à verse. donc moi, flemmarde, j'ai pas très envie de rentrer en vélo chez moi par ce temps. surtout que y a David à la maison qui est venu boire un coup, et que je veux bien l'impressionner avec mon joli décolleté et ma nouvelle coupe de cheveux à la Dallas, mais pas arriver trempée comme une soupe avec du mascara jusque dans le cou.
donc je vais en métro jusque chez Camille.
comme je n'avais toujours pas mon portefeuille, ben j'ai dû acheter un ticket de métro ! plein tarif ! bon. grrr. Mon tendre Wolverine m'a donc coûté 11€40 au lieu de 7. enfin.
ce matin, je me lève tranquilou, on reprend le bus pour bellecour, histoire de récupérer le vélo. et je n'achète pas de ticket, par flemme, puis parce que je ne veux pas déranger le conducteur une fois qu'on est en route. (et parce que je n'ai toujours pas mon portefeuille, faut suivre)
et qui est-ce qui nous attendait gentiment à cordelier ? les contrôleurs ! héhé ! et j'ai eu droit à ma première amende TCL, juste avant de partir de lyon. je veux dire, bon, ça aurait été dommage de ne pas en avoir une seule en presque 5 ans. hein...
en plus, ils sont lourds et font semblant de nous draguer en même temps qu'ils me contraventionnent. youpi. 28€ de plus.
je me dis que je suis vraiment nulle, je suis sûre qu'en insistant un peu, tant auprès du cinéma que des contrôleurs, j'aurai pu être épargnée. Faire un peu le fille désespérée, tu vois, la greluche qui se repentit "oh, je vous jure, c'est la dernière fois, promis..."
puis je sais pas, j'ose pas, je suis trop honnête pour les gruger. quelle cloche alors.
bon, je marche jusqu'à mon vélo, un peu en rogne quand même. et j'arrive devant mon vélo, qui a passé la nuit là, dehors, devant le ciné... et je vois qu'il s'est bien amusé lui aussi, parce qu'il a perdu la selle pendant le voyage. on m'a volé ma selle. Si, si. ma grosse selle confortable et ergonomique, toute habituée à mon magistral derrière.
alors j'ai fait le chemin du retour à moitié debout, à moitié le cul sur le porte bagage (aïe), puis j'ai fini en le poussant, parce que les talons dans ces cas-là, c'est pas hyper pratique.
le bon point, c'est que comme j'étais assise sur le porte bagages, ben c'était beaucoup trop bas pour moi, et surtout, on avait une vue plongeant sur mon charmant décolleté. Je crois que personne n'a remarqué que je n'avais pas de selle, tellement ça prenait de la place.
voilà. puis juste histoire de me finir en beauté, j'avais le vent en pleine poire, et j'ai tellement avalé de pollen de platane que j'ai les yeux comme des oeufs au plat.
je dois avoir un défaut de fabrication quelque part, parce que c'est pas la première fois que je remarque ça : quand j'attrape des trucs dans l'oeil, ben au lieu de pleurer, j'ai le nez qui coule. efficace, non? je trouve aussi.
bon, mais en vrai, ça m'a plutôt fait rigoler qu'autre chose. c'était juste trop énorme, quoi.
en tous cas, je vous bises, et à bientôt !
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