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lundi 23 avril 2012

il arrive toujours un moment comme ça
où en dépit de toute leur coolitude
leur fidélité à toute épreuve et sans faille
les souvenirs attendris des beaux moments passés ensemble
au fond de cette paire de godasse elle aussi décédée
(paix à son âme)
il arrive le moment
où il faut se séparer.
ça fait mal.

jeudi 29 mars 2012

Bande de dégonflés

je crains qu'il y ait bien des choses dans la vie qui commencent bien fermes et enthousiastes et qui finissent par se dégonfler plus vite qu'on le voudrait. Les ballons d'hélium, les brushing, les envies, ce sentiment de satisfaction après avoir acheté un truc, les soufflés au fromage, les amours, les épinards, certaines parties du corps masculin, certaines parties du corps féminin (quoi que moins vite) les idées, les oeufs en neige, les rêves, les chevilles et les bonnes résolutions.

lundi 2 janvier 2012

ça n'existe pas


une foumie parlant français, parlant chinois et javanais
ça n'existe pas ça n'existe pas
des oranges grandes comme des melons
on y croit ?
on y croit pas ?


pour une raison inconnue, la goinfritude inhérente à la période est esquivée cette année

envie de jouer du chopin en mangeant des chupa chups
et de compter les oiseaux dans le poirier
on a pas de poirier
mais vous voyez l'idée


...


on est bien
il fait doux
un peu de rien
un peu de tout


des hirondelles
sans le printemps
et des lamelles
de cheval blanc

c'est drôle comme ça se passe des fois
comme ceux qui cherchent 
et ceux qui trouvent
sont rarement les mêmes
c'est drôle comme ça se passe des fois
la vie
l'amour
la mort
tout ça
c'est drôle
et c'est triste
et c'est beau
c'est idiot
c'est comme ça
c'est bien comme ça
juste là
juste là
ici
comme a
voilà



samedi 10 décembre 2011

Dans un commerce c'est moche quand le fond fond, poil aux pieds

Ya des bougies à voir et des bougies à brûler

Celles qui m'avaient coûté mon oeil de verre
Et que j'avais mises
Non sans y laisser un larme
sur la pile de cadeaux de la maison à distribuer dans une tentative d'"amélioration du climat intérieur"
Tentative réussie d'ailleurs
Celles qui me firent dépasser le budget ordonné de quelques milliards
(des trop choux en forme de cailloux qu'on aurait dit des vrais)
Bref, mes bougies d'amour que j'aimais plus fort que duracel
Ont brûlé environ 25mn
Alors que les deux habitants qui peuplaient le salon ce soir-là leur tournaient le dos sans pitié
J'étais l'un d'eux

Je voudrai bien le voir comme on regarde les mandalas en beurre ou en sable que les moines tibétains mettent des années à finir, pour les regarder se dissoudre sous le soleil ou dans l'eau

J'essaie, je vous jure j'essaie
Mais j'y arrive pas bien

mercredi 30 novembre 2011

On est contents

On est les meilleurs et les plus veaux, surtout moi

C'est très pas drôle de poster et de typer sur un Ipad, mais le computer fait toujours la gueule au réseau (j'ai rien fait pour les réconcilier, on dirait la guerre de cent ans. Va falloir dégainer des tonnes de diplomatie je crains), ic. Ou cum. Enfin le truc qu'on met en abréviation pour dire ceci explique celà.

4 jours entiers de brouillard à la purée de pois et les arbres nus ressemblent à des poumons.

Je vous dirai bien "rien de spécial", mais en même temps, j'ai jamais raconté rien de bien spécial avant, je crois même que c'est le principe de cette affaire. Alors ça fait mauvaise excuse quoi. Toujours des mauvaises excuses.

Puis c'est pas vrai, c'est plein de choses extraordinaires qui m'arrivent
D'abord j'ai trouvé une robe de concert prune formidable, que ya rien qui déborde et même j'arrive à respirer dedans, et que quand je la mets avec mes chaussure rouges, ben on arrive plus à s'en décoller les yeux

Même que maintenant il me reste 50€ au moment de commencer le mois et que je suis même pas inquiète.

Puis j'ai enfin un coin de chez moi dans ma chambre, que quand je me mets à mon bureau j'ai l'impression d'être dans la caverne d'Ali Baba tellement ça pendouille à mon lit mezzanine.

Puis j'ai réussi à apprivoiser une tigresse qui habite avec moi et qui me faisait mal au ventre à chaque fois avec ses réflections. Et sans dire un seul mot, juste en changeant ma manière de penser à elle. Si c'est pas du miraculeux miracle, ça.

Et même j'ai réussi à faire croire à mes colocs que je mangeais des oeufs de grenouille, elles m'ont cru, et ça m'a permis de prendre ma revanche de tout ceux qui m'ont fait croire des idioties quand j'étais ptite. oeuf pour oeuf, dent pour dent.
Et en plus, j'ai assisté ce soir à un duo parfait entre l'horloge du salon et la télé : ex-ac-te-ment le même tempo.

Bon. Hein?
Un vieux post anti structure, ça faisait longtemps.

mardi 5 avril 2011

où on met le point dessus le i

qu'on soit bien d'accord, je ne fais pas dans le sociologique
et quand je parle des autres
je parle toujours de moi
comme dirai machin, toute façons, quoi qu'on fasse, on fait toujours des autoportraits
alors faisons des autoportraits

ce que je veux dire
c'est que loin de moi l'idée de stigmatiser
un peuple
ou un autre

si je dis
"esprit français"
ou bien "esprit batave"
ça correspond plus à shiftement de mon esprit à moi
qui fut logé en france au début
et en batavie aujourd'hui
qu'à une quelconque critique des nations
je ne prétend pas non plus
que c'est la batavie qui me rend sage
si quelconque sagesse il y avait à trouver dans mes propos
c'est encore un fois
mon shiftement de moi
qui
par hasard
se retrouve expatrié
(encore qu'on peut se questionner sur la véridicité de l'expatriement)
au moment de la sagification
mais elle aurait sûrement pu avoir lieu même au pays francophile
la sagification

sur ce
donc
je suis anti généralisation
et si je généralise
c'est pour la beauté du verbe
(gé-né-ra-lisation...)
pas plus
pas moins

vendredi 11 février 2011

mon héros du jour

Elizabeth Gilbert, sur la créativité



(veuillez noter le "41 languages" en option de sous-titre... y sont fort chez TED)


voilà qui me sauve ma journée

dimanche 30 janvier 2011

où, euh

Baudelaire et moi, on est super copains.
Ceci dit, avec Harry Potter aussi on est trop potes,
de même qu'avec Marie-Claire Spécial Grosses alors ne criez pas au miracle. Mais va essayer de le traduire en hollandais, le père Baudelo, pour que ta pianiste fraîchement cueillie comprenne de quoi parle le schmilblic... et là du coup du préfèrerai presque que Debussy ait mis Marie-Claire Spécial Grosses en musique, au lieu du Spleen de paris.

Et pardon si je fais des fautes, mais je trouve que le français devient chaque jour une langue plus étrange, et surtout à l'écrit. C'est ennuyeux, parce que c'est pas parce que je perds mon français que je gagne en hollandais. Bientôt je ne parlerai plus qu'une langue connue de moi seule, vaguement associée à des sonorités latino-germanique.

Ça va être sympa, tiens...

vendredi 7 janvier 2011

où ya pas de titre, faites-moi pas chier

quand même c'est fou ça
comme c'est facile de blablater sur des idioties
et comme dès qu'on veut parler d'un truc un peu
tu vois quoi
quèk chose que c'est pas juste des idiotismes ambiants
c'est soit la sèche
soi la laborite aigüe
(je passe mille heures sur un papier à chier que je finis par déchirer en quatre cent soixante-sept tout petits morceaux)

c'est nul

c'est cool

ça veut dire que je ne serai jamais théoricienne de l'évolution de la poule d'eau

ni docteur en physique quantique (de noël)

yen a qui en doutaient encore ?

mardi 21 décembre 2010

où la la

bon ça va, je survis quand même hein, merci de l'avoir demandé.

aujourd'hui je pars remplir ma valise de commandes de choses d'Hollanderie pour mes gens.
j'ai quatre jours à noël et j'en profite pour m'évader vers l'Allemagne, où je serai rejointe par ma douce maman et son hômme. et plus ça va, et plus il me reste 2 cm³ d'espace de valise pour stocker mes culottes, mes robes de soirées et mes louboutins.
genre.
je m'la joue bloggueuse influente, voire si ça joue sur mon trafic.

mais j'en doute. donc on va rester sur les 2 kilo et demi de fromage de hollande, les bonbons que je trouve affreux, un bout de bois promettant que des champignons japonais poussent dessus -oui, ça fait pas très hollandais, je sais. heureusement que je prends pas l'avion.
sans compter les millions de cadeaux pour presque tout le monde.

et voilà.
c'est le presque qui vient faire chier.

parce que tu culpabilises toujours d'avoir fait dans le "presque" tout le monde, et que ceux qui sont pas de le presque y vont se dire que tu les aime pas, ils vont être vexés comme des poux et noyer leur chagrin dans le mousseux, pour finir à pleurer sur tes genoux sur des qu'est-ce qu'y z'ont fait pour mériter ça.

pis ya le dilemme de la chic-itude le soir de noël.
parce qu'on veut tous bien les épater avec notre petite robe argentée et tout et tout. sauf qu'elle a pas l'ombre d'une manche, et que si tu en mets, tu perds tout l'effet de la magnifique rober bustier argentée.

en plus, depuis, j'ai appris qu'apparemment, c'est plutôt le doré qui me va bien. du coup, c'est vrai, j'ai l'air blafarde en argenté.
chiotte.

en même temps, je peux même pas dire ce que je vais mettre en vrai ici, puisque ma mère est la seule à venir sur ce blog et elle a pas le droit de savoir. avec ma soeur. je précise. c'est un blog très familial.
c'est pas grave, hein. après tout. je pourrai écrire juste pour moi toute seule. et pour le japonais et la croatienne passés par hasard là-dedans il y a 7 mois. jamais revenus, il va sans dire. je leur en veux pas.

-comme on se prend le choux des fois pour rien-

jeudi 16 décembre 2010

où on fait des vers

on va répéter ce soir
j'ai acheté une jupe en soie
toute noire
toute brillante
elle me fait un derrière de rêve
mais je me demande
si je peux respirer dedans
et je me demande 
pourquoi j'y ai pas pensé 
au moment de l'acheter
cette jupe
et je me demande
pourquoi j'ai surtout pensé 
à avoir l'air irrésistible
pour ces quelques minutes 
avant le concert
où il y a des chances 
que je ne voie même pas le chef
chef dont je me contrefiche
en fait
et que pendant le concert
je serai tout derrière
alors franchement
mon derrière à moi 
qu'est-ce qu'on s'en fout

je me demande
si je pourrai respirer

dimanche 12 décembre 2010

où on se repose bien

tout est une question d'équilibre, dans la vie.
hier, j'ai fait une journée de 15 heures 
(15 heures !)
donc aujourd'hui
pour me venger
 je suis restée au lit et j'ai regardé des films
toute la journée
en mangeant des bonbons
et du jus de pommes-framboises

parfaitement.
c'est ma récompense

(maintenant j'ai la gerbe et j'ai mal aux yeux)
(je suis très contente)

vendredi 6 novembre 2009

où c'est non


bon, alors, là, c'est décidé. vraiment. 
j'ai donc l'ordinateur de la Clopinette pour la semaine, puisque la douce est partie se dorer la pilule à Venise avec ses petits camarades de classe.
Et décidément, non, il ne me faut d'ordinateur. 
désolée, mais vraiment, non. 
je signe mon arrêt de mort si je fais ça. 
parce que je me transforme radicalement en loque, en geek, en pauvre chose flasque, qui dès qu'elle a fini de bosser, se jette sur le pauvre appareil, que ce soit pour chatter, regarder un film ou glander sur le net. voilà.
alors non.