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vendredi 18 février 2011

à gauche toute !

   À mon cours d'Alexander, j'ai découvert que j'étais pas bien équilibrée gauche-droite. Pour faire court : ma droite veut pas se détendre et ma gauche souffre d'hibernation prolongée. Genre j'arrive pas à la sentir aussi bien, voir même mon diaphragme, qui est quand même sensé être un muscle transversal, ben y s'active plus à droite qu'à gauche. non mais le drame, quoi.
   Donc pour pallier à ce handicap (en chant, on utilise le matériel qu'on porte avec soi : son espace intérieur, et si en plus on le réduit en laissant la moitié faire la sieste, y reste pas grand chose),  je travaille ma gauche. Je porte mes courses à gauche, je re-porte mes assiettes à gauche, je me brosse les dents à gauche et ce matin, le défit du siècle, je me mets du mascara avec la gauche.
C'est pas gagné.
   Mais j'aimerai que mon épitaphe soit la suivante : ci-gît L.v B, elle se mettait du mascara avec la main gauche. Quelle repose en paix. 
   Faudrait juste pas que ce soit demain que je passe l'arme à gauche, sinon, ce sera juste un truc idiot du genre L.v.B, celle qui ne respirait que par la droite. Nos pensées sincères.
Non non. Moi je préfère le coup du mascara, ça résume mieux ma philosophie.

   Et pour parler d'une autre gauche, je vais voter en Hollanderie le 2 mars ! Je suis toute fébrile. c'est une première à l'étranger. et-ce que je vais arriver à signer en indigène ? suspense...

mercredi 2 février 2011

feeeeeeemmmes, je vous aiiiiiiime, le bilan #1

Je sais bien que c'est macho à mort,
 mais je les adore, ses pin-up, à Elvgren...
Je poste des trucs à haute teneur en girlitude, ces temps, et je voudrais pas que vous croyiez que je suis rien qu'une greluche en collants vert.
alors j'esplique.
   Que oui, l'autre jour je faisais un ptit bilan de tout ce qu'on a appris en hollanderie (j'aime bien faire ça de temps en temps, sur une année, sur une période, au moment de quitter un appart, ou de perdre un vélo... on va se souvenir de tout ça qu'on a grandit là-dedans.)
   Donc, loin de moi l'idée de quitter ma chère Hollanderie, mais bilaner, j'aime bien.

    Et effectivement, les avancées girlistiques sont quand même exponentielles :
- blondeur platine (nous en revînmes fort heureusement, ni notre teint ni notre cuir chevelu ne supportant la péroxydation)
- enfin assumation et clamation sur les toits d'un certain goût pour la comédie romantique
- découverte et surtout auto-autorisation du port de la mini jupe, accompagné de ses copains les bas de soie
- millefeuillage quotidien

   Certes. L'ardoise est chargée. Mais plutôt que de dénoncer une mutation en pétasserie de premier choix, je préfèrerai parler d'assumation. de respect de soi, de reconnaissance de sa beauté et de mise en valeur de ses atouts. bref, une hausse de l'estime de soi, à défaut de celle du CAC 40.
et passer d'un certain je-m'en-foutisme snob ("pff, les choses matérielles, c'est d'un trivial...) à une chaleureuse relation fraternelle avec mon petit moi, ben je trouve ça une sacré chouette avancée.
   Le mépris pour la frivolité et le côté hautement superficiel de la coquetterie, ben je l'ai mis de côté pour le moment, pour en garder le meilleur : un scepticisme sain.
   Et j'ai adopté la coquetterie pour ce qu'elle me fait de bien : le "care". le "zorg". et c'est pas un hasard si je ne trouve pas d'équivalent en français. Parce que le soin, ça sonne froid comme tout. "care", c'est quelque chose de maternant, de doux, de respectueux, de prendre du temps pour s'occuper de soi, de rappeler et de raconter à sons corps que, oui, il vaut la peine d'être mis en valeur, câliné, massé, brossé, poli, chéri, choisi.
   Ce n'est pas une entreprise de maçonnerie, pour le maltraiter un peu plus et refaire les plâtres à grand coup de truelle.  c'est harmoniser le tout. c'est du fengshui.
   C'est regarder chaque morceau avec tendresse, en lui racontant : oui, toi aussi tu es là, je te vois, et je suis reconnaissante que tu fontionnes aussi bien, que tu sois toujours au garde à vous malgré tout ce que je t'inflige, et pour te remercier, ben je prends ce temps-là, pour te bichonner. Toi, petit orteil, et oui, toi, fesse gauche, et oui, toi aussi, cuticule, oreille, et poignet.
   Et le bien dans son corps, le temps pris à le bichonner celui-là, ben ça donne à mon inconscient aussi l'idée que, bon, il vaut la peine. Je vaux la peine. Et si je vaux la peine, j'ai moins besoin de la validation du monde. J'ai moins besoin qu'on me le dise, puisque je le sens. Puisque je le sais.
et ça...
c'est précieux.
fragile, aussi, je crois. ça demande de l'entretient. ça se gagne pas comme ça à la foire du trône et on peut même pas l'acheter au marché bio.
mais les jours où c'est là, c'est bon...

ouais, je sais assez new-age-mantique, la nana.

mercredi 19 janvier 2011

où on est possédée par l'esprit de Barbie

Je me suis fait des ongles en acrylique.
Je sais.
C'est la faute à ma belle-arrière-cousine.
(la nouvelle flamme de mon arrière cousin, quoi.)
(on a pas une famille compliquée)


    Ben je l'ai vue dimanche, et elle avait des ongles magnifiques, que je lui ai demandé si c'était des vrais. parce que les faux ongles, pardon, mais moi j'associe ça à du cheap de chez cheap, avec un bonne couche de vulgos par dessus. mais sur elle : classe. pas trop long, naturel, et juste parfaits.
   C'est de l'acrylique, qu'elle me dit. Ils les façonnent avec une pâte qu'ils collent dessus, c'est pas un ongle qu'on colle, quoi, c'est de la sculpture sur ongle. pis on te poli tout ça et voilà le résultat. pis elle me dit qu'elle avait fait ça dans la Cronjestraat (bouhou, la zone quoi) et que ça lui avait économisé 20 euros.
Effectivement, dans le centre, c'est 50 à 60 euros le set.
(!!!!)
ils sont fous ces hollandais.
bon.
   Quand même elle m'avait fait vachement envie, l'autre greluche avec ses ongles. en même temps, elle a pas des petites mains boudinées genre celle de bibi. que diable, me dis-je, un peu de féminitude, ça peut que les arranger, non ?
comment ça non ?


    Moi j'ai décidé que si. soyons fous. j'ai vu qu'il y avait un salon pas loin, qui avait l'air cheap sa mère, je vais leur demander combien que ça coûte. Je passe devant, et voilà t'y pas que ya une action spéciale, ces temps : 5 euros de réduc sur les acryl ! 25 le tout.
   C'est un signe, se dit barbie. et elle entre.
   Là, je tombe en pâmoison asphyxiée par les gaz d'ongles. dans mon délire chimique, je vois approcher une toute petite femme asiatique de 75 ans habillée en Pimkie.
Je lui demande en retenant ma respiration si c'est bien pour un nouveau set, l'action, là, dehors. (en espérant que je ne parle pas à une créature de mon imagination)
  - ientsin, elle me répond.
  - ouiii ?
elle confirme : i atri ientsin !
  - ah ben c'est parfait alors, je répond.
ça dure 45mn, et j'ai un paquet à mettre à la poste, mais ça devrait le faire, je serai sortie avant six heure
   Donc c'est parti, elle me refile son arrière petite fille qui doit avoir 19 ans à tout casser, et je me mets en mode Barbie.
  Elle : c'est la première fois ?
  Barbie : oui, hihi, ça se voit, non ?
  Elle : silence
  Barbie fée du logis : non mais sérieux, ya des filles qui les portent les ongles de 12 cm, là avec des fleurs dessus ? parce que elles arrivent encore à faire quoi que ce soit avec leurs mains?
  Elle : oui, j'imagine qu'elles se débrouillent
(pas très causante, l'arrière petite fille)
  Barbie bio :  et ça doit pas être bien bon pour la santé de respirer tous ces produits toute la journée, si ?
  Elle : pas du tout, je m'en rends même plus compte, je sens plus rien
(tu m'étonnes)
Puis l'arrière décide de se venger :
  - T'as vachement beaucoup de cuticules quand même, la petite peau, là
  Barbie  vexée:  hin hin, ben, pff ah bon ?
  Elle: t'as quel âge en fait ?
  Barbie princesse étoile : hihi, 23
  Elle : Sérieux? J'aurais vraiment dit moins.
  Barbie fait la tronche. Dis donc l'embryon, là...

    Et voilà que l'embryon sort une boite avec des ongles en plastoc dedans.
Comment ça des ongles en plastoc, je croyais qu'on te collait rien dessus avec l'acryl ? Je me suis fait eue ou quoi ? Évidemment, Barbie se tait, parce qu'elle veut pas faire chier. en plus c'est des ongles de sorcière complètement courbés vers le bas. L'horreur.
  Elle, essayant plusieurs modèles : T´as vraiment des tout ptits ongles !
  Barbie vexée : non mais j'ai payé pour qu'on se fout de le gueule de mes doigts ou quoi ? colle et tais-toi. oui c'est vrai y sont minus

  Elle (knip, knap): ça va la longueur, là ?
  Barbie (avec ongles nouveaux de 170m) : ben, je crois... 
   Pis l'embryon dégaine un truc qui ressemble fort à la Dremel chérie de mon enfance : une mini ponceuse avec laquelle elle se décide à me martyriser les doigts, les cuticules, les ongles, les dessous d'ongles... on se croirait chez le dentiste. Qu'on se le dise, la manucure, c'est pas la partie de plaisir. 


  Elle : vous risquez d'avoir au début des soucis pour écrire les sms, tout ça.
qué sms, me dis-je ? mais je m'abstiens


    Une heure et 170 m plus tard, c'est fini. ouf, je vais pouvoir reprendre ma respiration. 
Pas de paiements par carte bleue? Ouuh, ça sent le black à plein nez leur affaire. Bon, ben je vais au distributeur, alors. Je galère à taper mon code avec ces ongles à la con, mais je me sens très Barbie à la plage. Jusqu'au moment où le distributeur avale ma carte. 
       "Veuillez prendre contact avec votre banque"
   Super. top. La cerise sur le doigt de pied. Je dégaine mon autre carte, et je prends le distributeur d'à côté, puisque celui-là est visiblement défaillant.
grrr. Je retourne payer, et évidemment il est trop tard pour la Poste, puisque je dois passer chez mon banquier. qui me propose gentiment la (seule) alternative suivante : faire opposition et commander un nouveau passe avec un nouveau code. génial, déjà que je me mélange avec l'autre...
    - Alors on fait comme ça? me demande-t-il ingénument.
ben ouii, les chéquiers ça existe pas dans ce pays. je vais pas passer à la banque chaque fois que je veux m'acheter un bout de pain, idiot. j'ai bien envie de le griffer, tiens, pour lui montrer.


   Je rentre à la maison, j'admire le travail... et c'est trop long. Définitivement trop long. Alors je passe 35 minutes à tout retailler (qu'on se le dise, les faux ongles c'est grave plus dur que les vrais) je les peints avec du rouge, pis finalement avec du vert, et j'en mets autant sur l'ongle qu'à côté.
   Maintenant j'arrive plus à enfiler mon pantalon sans laisser les boutons ouverts, quand je joue du piano ça fait tic tic à tous les étages, mais c'est idéal pour se gratter le nez et Barbie  est très contente.


Je crois que je vais aller la ranger dans la boite et la mettre bien au fond du placard.

dimanche 16 janvier 2011

où on zermatise

c'est la faute à Caro, tout ça c'est la faute à Caro.
1. j'ai un mal de crâne terrible à cause que j'ai lu son blog jusqu'à 3 h cette nuit (encore une fois)
2. c'est un joyeux bordel chez moi depuis une semaine à cause que je ne fais que lire son blog
3. il fait un temps formidable et je ne suis pas sortie de chez moi sauf pour acheter du pain depuis mardi dernier à cause que je lis son blog
4. j'ai des boutons partout sur le côté gauche de la face (ok ptête c'est pas sa faute à elle)
5. je me suis ruinée pour acheter sur amazon France le bouquin de Zermati que c'est elle qu'elle me l'a présenté et qui explique pourquoi en fait ça fait 2 semaine que c'est le bordel a la maison


Zermati, c'est devenu ma flamme, mon âme, ma paix, ma joie, mon Graal, que dis-je mon Graal, ma Bible.


d'où je me rends compte que j'ai réussi à assimiler que lire, ben c'est comme manger, donc c'est culpabilisant, donc il faut pas le faire trop souvent, donc si jamais je me lâche, aller, je dois finir la tablette le bouquin d'un coup comme ça on en parle plus. Résultat : orgie pendant 5 jours, jusqu'à ce que j'ai les yeux en choux fleur, le dos en compte et que je sois toute étonnée qu'il y ait un monde là dehors de mon lit.


Zermati, Philippe de son ptit nom, c'est un gars qui a fait des études de médecine, nutritionniste de son état, et qui fraîchement diplômé, a passé quelques années à fièrement prescrire des régimes à tour de bras. Avant de se rendre compte que quand même, y avait un truc qui cloche. alors il s'est penché encore un peu plus près de ses patients, il les a écouté raconter leurs histoires, et il a été terrassé par le souffrance des gens qui se sentent gros.
du coup, il a complété sa formation par quelques années de psychothérapeuthie, et il a réfléchit à tout ça. 
Sa conclusion c'est que le régime, c'est le Mal. (bon, rien de nouveau sous le soleil, et que je peux attester, sans en avoir 79, que le régime ça sert à rien, sauf à te rendre encore plus malheureuse). N'empêche que pour un nutritionniste de son état, je trouve ça osé. Mais pas seulement. Il raconte aussi que l'idée du fameux repas équilibré aussi c'est le Mal. (idée nouvelle en ce qui me concerne)


Attendez, ne partez pas tout de suite. je ne suis pas entrain de vous faire un syndrome de la fausse maigre, et patincouffin. je suis pas en dépression de surpoids, en mon IMC se porte bien, même s'il est plutôt bien en haut de la barre. Puis mes dernières expérimentations avec force de mini jupe, bas affriolants, plus ma nouvelle coupe de cheveux de la mort qui tue, sans compter les aides extérieures que j'en parle pas parce que j'ai trop honte, ben ça va, je suis contente de moi. je suis plutôt aware dans ma skin, et en témoigne les exclamations sur mon rayonnage et ma forme (idable) à noël, j'en déduis que le dedans se voit de l'extérieur.
(pfff, c'est laborieux)


n'empêche.
Caro en a parlé,et bien,  alors j'achète. c'est comme ça.
et là ou je me suis reconnue, c'est dans tout, en fait. mais dans tout ce que personne ne dit.
parce qu'il s'attaque à 2 type de gens, dans son bouquin, docteur Z. les gros qui se sentent gros, et les moins gros qui se sentent gros quand même. parce que c'est le même combat. l'idée c'est que la maladie, c'est pas le kilo en trop, mais c'est l'état dans lequel on se met, comment on pense à la nourriture à grands coups d'aliments interdit, de petits déjeuners de rois et de repas de gueux, de 5 fruits et légumes par jour avec 2 litres d'eau, à tel point qu'on se tourneboule le système pour de bon.


J'aurait bien du mal à vous résumer tout ça en une demi page sans horriblement caricaturer l'ouvrage, fruit de longues années d'étude et de pratique.
Mais je peux vous dire une chose : c'est rafraîchissant, c'est limite indécent de bon sens quand ça raconte comment l'autre bon sens a pris le dessus sournoisement sans qu'on s'en rende compte.  et ça marche. j'ai perdu un kilo depuis une semaine en mangeant de la pizza, du chocolat et des tartines de beurre. me demandez pas j'y comprends plus rien.
encore une fois, c'est pas l'objectif, c'est plutôt un délicieux dommage collatéral.
mais je fais la paix avec ma bouffe. et ça, y a pas de prix.


si ça vous intéresse, j'en parle plus dans un autre post. sinon, tant pis pour vous.


Le livre, c'est Maigrir sans régime. ok, c'est pas le titre de l'année, surtout si tu penses que en fait, c'est à peine le sujet du bouquin. mais avouons-le, sinon, je pense que les trois-quarts de son lectorat de "gros" ne l'aurait pas ouvert.
et le lien vers chez Caro et ses aventures zermatiennes, c'est par là

vendredi 14 janvier 2011

où on a la peau du ventre bien tendue

   Il ne faut jamais se vanter d'avoir résisté à quelque épidémie que ce soit. tout le monde le sait. et quand hier ma collègue m'a raconté dans les détails les symptômes de sa semaine d'enfer au lit pour cause que elle avait choppé une maladie dont elle n'a osé me dire le nom (la gastro), j'ai su qu'elle venait de me la prêter. la gastro. rapport au mal de bide que j'ai depuis hier, un truc de ouf. c'est le grand huit des intestins, on se croirait au parc astérix.
   Sauf que pour le reste, nada. pas de "je perds 6 kilos en 2 jours rapport au fait que rien ne veut séjourner en mon est-ce-thomas plus de 18 minutes", pas de délire fiévreux sur le thème de "achevez-moi par pitié". rien. non. nous on se contente des crampes de la mort.
vous me direz, de quoi elle se plaint, ya pire quand même ?
   Oui, mais j'ai aussi vu la brochure de promo du Bachkoor et sur la photo là en couverture ben j'ai l'air d'être enceinte de 6 mois.

Que personne ne me dise que ya pas de rapport, je le sais très bien. ça arrange pas le schmilblic

lundi 10 janvier 2011

où on n'a plus le goût à rien

Je suis allée voire une fée du Shiatsu la semaine dernière
c'était ma première fois, uhu
et soyez jaloux, ici on est remboursés...

et la dame me posa mille questions
allant de la qualité de mon sommeil à la texture de mon caca
(quand je serai grande, je serai fée du Shiatsu)
et elle a posé une question que je trouvi fort bizarre :
est-ce que je goûte correctement ou bien est-ce que je mange fade ces derniers temps ?
pffffff
ben, j'ai pensé à ma soupe au mille parfums au goût de rien
au pain acheté hier absolument sans goût, mais bio alors bon
ceci explique celà
à ma cuisine de manière générale qui laisse grave à désirer, ces temps
mais en même temps, quand j'y ai mis le sel que je considère comme suffisant
ben j'en rajoute pas après
alors j'ai dit
ben pfff, nan, je crois que c'est normal, c'est une question difficile
(imagine qu'on demande à quelqu'un qui n'y voit pas très bien s'il y voit bien : comment il peut savoir s'il a jamais vu mieux ?)
et le soir même, j'ai mangé de la mangue séchée
un met de choix
et je l'ai trouvée bizarre
pâteuse
farineuse
sans acidité
et pourtant, dieu sait si des fois elle est trop acide
j'ai pas relevé, et j'ai incombé ça à mon mangeage inconscient pendant que je lisais un bouquin

mais maintentant que j'y repense, j'avais pas mangé de la journée, et d'habitude, le premier truc que tu te mets dans la bouche à ce moment-là c'est la disco party du palais

et maintenant que j'y fais attention
je me rends compte que je ne goûte plus rien ! 
c'est affreux !
j'ai fait des topinambours
y z'avaient le goût de rien c'était terrible
j'ai mangé un bout de tarte à la carotte
(pas faite maison, alors pas de sarcasmes)
elle avait le goût de rien
j'ai trempé mon doigt dans la confiture de cerise :
elle avait le goût de rien !
je suis devenue une handicapée du goût !
c'est horrible, je vous jure, c'est affreux.
tout est fadasse
même les consistances prennent une autre couleur, puisque je les goûte plus

j'espère que ça va passer
que c'est juste provisoire
qu'elle m'a un peu trop redressé les méridiens, la sorcière du shiatsu
parce que sinon c'est la fin des haricots
vraiment

où est la bonne nouvelle ?
ben c'est que je ne suis peut-être pas devenue la pire cuisinière des Etats-Unis
comme ça, du jour au lendemain
(je me suis pas vraiment arrangée non plus)
et que je ne serai pas forcément obligée de participer à une émission avec Oprah 
où on nous apprend à beurrer des toast
mais juste, tout ce que je mange est dégueu
sans exception pour mes créations.

qu'est-ce qu'on va devenir ?

donc peut-être en fait que mes super recettes sont des super recettes !

mais qu'est-ce qu'on va devenir ?

lundi 3 janvier 2011

où on se millefeuille, suite

j'avais promis, alors voilà le compte rendu du millefeuillage par derrière
(ouh)

   J'ai essayé un masque que Tata Sonia conseillait pour le visage du haut, et que j'avais trouvé fort agréable. en fait, le seul et premier masque dont j'avais remarqué une différence après, autre que d'avoir la face rouge et mouillée. (ça vient peut être du fait qu'il faut le porter pendant une heure... une heure !)

   Maintenant que j'y repense, elle l'avait qualifié de "repulpant". c'est pas vraiment non plus de dont j'ai besoin pour la face du bas, mais c'est pas grave. prête tout pour améliorer notre qualité dermatique popotale : à moi les cotons, la lotion, le tonique...

et c'est là que tu te dis que c'est peut être pas pour rien que c'est une masque pour le visage.
parce que
1. c'est super dur de se coller des tranches de coton sur le popotal, même aidée d'un miroir supersonique, parce que quand tu veux en mettre à gauche, ben ta main va à droite. très ennuyeux. donc au final, je me retrouve avec une moitié de fesse doublement masquée, et l'autre toute nute.
2. c'est assez triste de voir la quantité de produit qui part, parce que décidement, la surface de la face d'en bas et au moins 4 fois supérieure à celle d'en haut. triste constat. c'est à cause que ya pas de nez ni d'yeux je suis sûre. ça doit être ça.
3. c'est quand tu viens tant bien que mal de te momifier le derrière que tout à coup te vient une envie terrible d'aller voir le pape, mais que non, il te faut attendre une heure  (une heure !!) avant d'aller lui faire la causette.
4. tu peux plus t'asseoir ni t'allonger pendant tout ce temps-là (une heure !!!) donc pas d'ordi, pas de piano (elle ne jouait pas de piano debout), pas de méditation, pas de vocalises puisqu'il est 22h15, et tu te retrouves à lire à quatre pattes et à tourner en rond comme une lionne en cage (une lionne qui porterai le nouveau fashion-coton-slip-de-fesse)

Finalement, en essayant d'enfiler de quoi tenir le tout, la moitié dudit masquage s'est cassé la gueule par terre et j'ai abandonné.

demain j'aurai un tiers de fesse de soie.
je piaffe d'impatience. 

jeudi 30 décembre 2010

où on rentre tard

l'avantage de travailler le soir
c'est que quand on rentre à la maison
alors que tous les autres dorment
des fois
on entend les voisins qui font des galipettes
c'est sympa
ça met de l'ambiance
pis ça fait aussi l'occasion de se rappeler que ces choses là
dans toutes les langues
ça se dit à peu près pareil

mercredi 22 décembre 2010

où on comprend pas pourquoi personne ne comprend pourquoi

J'ai pas bien envie de re-re-regarder les vidéos de quand j'avais deux ans et que je me tripote sur le gazon, les yeux dans le vague.

du temps où oma nous immortalisait avec talent 
(je rigole)
à grands coups de caméra vidéo.
d'où le document existant.

   C'est l'été, souvenirs se rapprochant le plus du paradis terrestre : on se promène à poil et on cueille des groseilles, pis on patauge dans la piscine toute la journée. sans compter les glaces de mémé et le sacré graal : les dessins animés. pour une élevée sans télé, c'est la joie suprême.
pis ce moment où, les yeux dans le vague, sous la caméra acéré de ma grand mère -qui au lieu de tourner la lentille pudiquement, fait un gros plan sur moi- j'ai une main dans la bouche et l'autre entre les pattes.

c'est pas parce qu'avec l'innocence de mes deux ans je ne savais pas que
1. j'étais filmée
2. c'était pâs des choses à faire en plein air
qu'il faut en profiter pour se bidonner à mon insu.
au contraire.

C'est comme si personne ne comprend que l'enfant sur le film, c'est moi. Genre comme si l'enfant-moi c'était quelqu'un d'autre. C'est pas parce que ça fait 21 ans, que c'est plus la même personne. et qui a envie de regarder un film en famille où on se touche dessus ? hm ? dites moi ? et pourquoi ce film n'a pas été immédiatement détruit ? hm? et mon droit à l'image alors ? hm? 

Pour noël à tous les coups je vais y re-avoir droit.
et tout le monde se bidonne.
c'est limite quand même, je trouve ça très limite.

vendredi 10 décembre 2010

où l'on se millefeuille autrement

amis, gens, tout ça,


vous avez peut être entendu une sombre rumeur concernant une technique tenue secrète jusqu'à ce jour, permettant d'avoir la peau de l'année pendant toute sa vie.
le secret a été divulgué (il était fort bien gardé par toutes ces vilaines japonaises qui continuaient à n'en parler qu'en idéogrammes) et aujourd'hui mes enfant, ça y est.
je vous parle du Millefeuillage.
il s'agit de se nettoyer le museau en plusieurs étapes stratégiques, sans se mélanger les pinceaux, et avec ze produits adaptés, of course. et ça promet un teint de rêve, une peau lississime et d'une douceur extra terrestre. (faut se donner un peu la peine,  hein, ça s'attrappe pas comme ça au coin de la rue, une peau pareille)
La divine Sonia a convertie millions de lectrices (au moins), pour un rêve utopique : ne plus jamais se faire agresser les yeux par une face orangisée au fond de teint. là.


bon. je suis convertie à mon tour. pas que j'ai tellement une dermie qui demande le soin permanent, mais parce que je suis coquette. et que j'aime bien me tartiner la tronche et le reste dans les règles du lard. 

J'aurai aimé pourvoir m'offrir les ptit tubes de Dieu (Ménard, quoi) mais que voulez-vous, ça coûte une jambe. et elles sont pas en solde en ce moment. 
(il parait même qu'il a OSÉ faire une washing creme en forme de chantilly. mais faut le dire à personne.)
donc en dépit de la cause, je me suis toute rabattue sur Lush, que de toutes façons je venais d'acheter un maxi pot de crème, et que c'est pas bon de mélanger les marques, pis j'avais 10% de réduc' à utiliser avant le 31 décembre. alors. que des bonnes raisons.

donc. je millefeuillais avec joie. et constatî avec allégresse que la peau réputée la plus douce d'alabama (la mienne, bananes) allait devoir trouver un nouveau qualitificatif. 
My gosh comment c'est terrible ç't'affaire !


donc moi, tout enjoyeusée et chantonnante, vla que je me tourne vers ma face du bas.
(j'ai un grand miroir, ça aide)
hm. définitivement du boulot par ici.
et là survint l'idée lumineuse : et si je me millefeuillais le derrière ?
alors moi de me huiler-savonner-lotionner-sérumiser-crèmer le tout avec enthousiasme.
(et là vous vous dites : est-ce qu'elle est entrain de nous raconter la vie de sa peau de fesses ? je dois me tromper)
mais rassurez-vous : avec le millefesse, on économise le contour des yeux. c'est déjà ça.


je vous donnerai le verdict plus tard. c'est encore un peut tôt pour juger de l'action.


ou pas, hein.



mercredi 8 décembre 2010

où c'est du sérieux

il était temps qu'on poste avec un peu plus de consistance sur un vrai sujet sérieux, quoi. hein, bon.

donc aujourd'hui je vais vous causer de l'inflation.
c'est un phénomène qui se manifeste au niveau du gros orteil, spécifique en cas de trop enthousiaste portaison de chaussures peeptoe. le gros orteil se met à infler, on appelle ça l'inflation.

c'est tout ce que j'ai à dire pour le moment.