mercredi 8 septembre 2010

où l'on aime l'hollanderie

encore. je sais. mais quand même, je suis sûre que vous en savez bien trop peu sur les trésors bataves. alors voilà pourquoi on reste ici, même si on finit par surtout servir des pastas.


parce que ici, quand on achète un truc, une fringue, n'importe quoi, les caissiers te souhaitent beaucoup de plaisir avec ton achat.

parce que les glaces sont mille fois meilleures et mille fois moins chères qu'en francophilie

parce qu'ici, on peut acheter du chocolat au lait en canettes

parce qu'ici, pour noël, toute la ville se retrouve sur la place de l'église pour chanter Elvis et Douce nuit, tous ensemble, les ptits les grands et les moyens.

parce qu'ici, la tradition du manger léger le midi rend possible de manger un sandwich délicieux, sain et pas cher partout

parce qu'ici, on peut boire une infusion de menthe fraiche partout, de même que le délicieux chocolat au lait chaud, avec ou sans chantilly dessus

parce que les cafés sont supers sympas (le PMU ardéchois typique est absolument impensable par ici : la clé sous la porte en moins de deux semaines) et super bons (il vero caffè italiano per favore...)

parce que tout est ouvert entre midi et deux, et même que le jeudi soir on peut aller faire du shopping jusqu'à 21h.

parce que tous les bonbons sont dégueulasses (ça évite la tentation)

parce que comme il pleut plus souvent, ils compensent le gris du ciel par les couleurs des fringues, et comme la hollandaise est grande, ben tout est une taille au dessus de la mode française (thank lord)

parce que quand il pleut, c'est plus de l'ordre de la bruine que du seau d'eau. c'est une petite pluie discrète qui s'excuse presque.

parce que c'est un pays pionnier en matière de spiritualismes, que boudha est le nouveau nain de jardin, qu'il existe un seul mot pour noyau/pépin mais aussi un mot pour décrire l'énergie que quelqu'un dégage, et que c'est très normal de parler de vieilles âmes sans être pris pour un yogiste new-ageux avec chaussettes en laine de chèvre

parce que la hiérarchie est inexistante entre patrons et employés, en tous cas pour ce qui est niveau de langue et litres de bière partagés à la fin du service

parce que la vie y est moins chère et la lumière plus douce

parce que tout le monde est bien plus aimable et spontanés que chez nous (ils sont bien obligés d'être plus sociables : ya moins d'espace à partager)

parce qu'ils sont bien plus verts et éco-durables que tous nos pauvres franciliens réunis

parce qu'il ya la mer du nord à 10mn de train, et qu'elle est plus belle et plus propre que la méditerrannée et d'une couleur taupe-ciel...irrésistible

parce que tu peux tout faire à vélo, et le reste en train

parce qu'ici, quand tu apportes un truc à table, les gens disent "mmm, merci! ça à l'air super bon !" (même si c'est juste un verre d'eau)

parce que le végétarianisme est une chose relativement normale ici, donc que partout on peut trouver des plats sans viande, voir même sans poisson, sans être direct la chieuse de service qui veut pas faire mal aux zanimaux

parce que ya mon prof de chant que c'est le meilleur du monde entier et même de tout l'univers et que c'est mon prof de chant à moi

parce que l'eau du robinet est super vachement buvable, sans risque de mort subite par vapeurs de chlore

parce que c'est très normal de laisser des pourboires à chaque passage en restauration, 10% de la note étant une base, sauf pour les grosses grosses additions, mais quand même

parce qu'il a Hema, le supersympamarché, avec des culottes, du champagne, et des crayons de couleurs

et puis ya Lush bien sûr, mais je crois qu'il ont même colonisé la france... réjouissez-vous

parce qu'il y a des magazines comme Happinez et Flow, qui sont délicieusement inspirants et qui enjoyeusent

parce qu'on y parle hollandais, la langue la plus moche du monde, qui est parlée juste par
17 000 000 gens sur la planète, mais justement c'est ça qui est chouette

parce que les messieurs sont plus grands et pourtant moins lourds que leurs copains francophones, en tous cas en matière de drague (mais je crois que je l'avais déjà dit)

puis parce que

parce que.
voilà.

mercredi 1 septembre 2010

où l'on se fait trahir par son dernier achat (le fourbe le félon !)


   J'ai investi dans un truc indispensable : un nouveau jean. mais attention, je suis difficile, en jean. parce que j'en veux un qui soit cintré sur les hanches, mais pas trop taille basse parce que sinon ça te fait dessine bien le bourrelet, puis pas trop serré sur les cuisses parce que sinon ça dévoile ma méditerranéitude, et de préférence exactement le bleu que je veux, pas trop clair (j'ai plus 15 ans) mais pas trop foncé, (j'en ai pas 58 non plus), et pas trop long. bref. j'ai ma petite idée sur l'article en question.
   Il se trouve que le taille basse, c'est in. et quand c'est in, ça veut dire que le taille haute est out, traduction, introuvable.
bon. mais un autre truc qui est in, et qui m'amuse plus, c'est le Boyfriend Jean. je suis sûre que mes copines savent de quoi je parle, je vais quand même m'expliquer pour les grands-mères en visite (Hallo Oma...) et autres afashionistas. le boyfriend, mes amis, c'est un jean que tu portes mille fois trop grand, en forme de jean pour Homme, pour faire croire que tu portes le froc de ton régulier. théoriquement. parce qu'en pratique, personne n'espère que le régulier en question a le même tour de hanches que toi. sans même parler de l'hypothétique présence du régulier dans ta vie. passons.
je vais m'acheter un boyfriend, parce que ça m'amuse, et parce que Jennifer Aniston en porte un alors qu'elle a pas de mec. na. alors je peux bien me le permettre, non?
bon, alors je suis là au Denim Bar, et il est pas aussi bleu que je le voulais, ce jean, puis surtout pas aussi cintré sur les hanches, mais on fait avec. on doit s'habituer à ce que ça pendouille entre les jambes, me dit la vendeuse. c'est "cool". il parait.
bon. allons-y pour le boyfriend. d'ailleurs, avec ma paire de plateaux et un camaieux de vernis vert sur les pieds, j'ai un succès fou avec ce boyfriend. puis il est sûrement plus fidèle que n'importe quel boyfriend humanoïde.
mais quand même, au fur et à mesure que je le porte, il s'agrandit. évidemment. j'avais oublié qu'un des plaisirs du jean c'est qu'on peut le prendre une taille en dessous, en prévision de ses relâcheries à venir. alors moi de porter une ceinture.
mais du coup, je le porte plus haut que prévu, puis ça fait des plis. et plus ça va, plus le pendouillage entre le jambes fait penser à, comment dire. l'attribut propre audit boyfriend... si vous voyez ce que je veux dire.
et je suis pas sûre que ce soit l'idée. ou bien ?


bon. je porte un jean de mec, et on dirait que j'ai une *ite. et alors ? normal, non ?
pas de problème. tout baigne.
je vous dirais même pas combien je l'ai payé, parce que c'était en solde, et les soldes, c'est sacré. c'est toujours des bonnes affaires, les soldes.
on ne discute pas les soldes. on paye. point. et en plus on est content de nous.



ils sont forts ces hollandais...

mardi 31 août 2010

où l'on se mysticise (mais que c'est pas nouveau)

bon. les enfants, je vous avais épargné jusque là, mais cette fois, je crois bien que vous allez souffrir de ma mysticité.
c'est comme ça.

donc cette semaine, j'ai fait un truc bizarre, mais je le recommande à tout le monde.
cette semaine, je me suis lavée de notre séculaire esprit chrétien. parce que même si j'ai été épargnée du dogme par mes bien-aimés géniteurs, ce genre de nettoyage ne se fait pas en une génération. et je suis sûre que je suis, que nous sommes tous tellement imbibés de puritanisme qu'on ne s'en rend même pas compte, tellement ça fait partie de l'affaire.
alors, cette semaine, sur le conseil de deux amis, j'ai défait ma coiffe de nonne, puis j'ai refait mes voeux.

j'ai défait ma coiffe, et j'ai vu tomber par terre mes voeux de chasteté pour mieux aimer dieu, à côté de mes voeux de silence pour mieux entendre dieu, mes voeux de pauvreté pour mieux comprendre dieu et mes voeux de sacrifices au nom de dieu. j'ai jeté mon syndrome d'Atlas avec toute la galaxie aux étoiles et j'ai laissé not'bon dieu porter le ciel tout seul. et je me suis mise à danser. et à rigoler. et à chanter et à courir, et à parler, et à manger, et à dépenser, et à copuler. tout ça, parce que dieu, c'est moi.
c'est nous.
c'est vous.
et dieu,il adore ça, être chanté, être rigolé, être dansé, être dépensé, être copulé, être mangé, être digéré. dieu, être vécu, il adore ça. ça le rempli de joyeusetés, dieu, quand on le vit. et ça le fait rire, rire ! comme un idiot. qu'il est. puisque même l'idiot, c'est dieu.

Alors j'ai fait de voeu de rigoler pour servir dieu, de chanter pour louer dieu, de parler pour raconter dieu, de danser pour exulter dieu, de copuler pour faire plaisir à dieu, de manger pour digérer dieu, de vivre pour me sentir plus dieu. un dieu joyeux, content, ravi même, que j'ai choisi de le vivre comme ça. il choisi pas, lui comment on décide de le vivre. le pauvre, il fait avec ce qu'on prend. les mêmes bosses et les mêmes chemins. alors il est content quand on est contents si vous saviez...

Et ce sacrifice-là, je veux bien le faire.
Il est pas si évident qu'il en a l' air. parce que le degré d'intoxication à la culpabilité est haut. très haut. on est bien imbibés. surtout nous autres pauvres femmes, que déjà on peut s'estimer heureuses d'avoir une âme depuis un bon gros siècle.
mais la Faute, quand même, la Faute, on s'en débarasse pas comme ça. on est bien overdosés depuis... pfiou. depuis quand ? depuis quand on opiumise le peuple à coups de Faute dans les dents? je veux même pas savoir.
mais j'ai décidé de me désintoxiquer.

alors oui, soyons contents, amis, d'être au monde aujourd'hui. là où, on peut choisir de quitter la soutane et de lâcher ce dieu intraitable et capricieux, celui qui nous regarde pendant qu'on est aux chiottes et qui notte chaque fois qu'on se mange les crottes de nez. 
le Singe.
aujourd'hui, là, maintenant, on peut voter pour celui qui meumeume dans chaque particule de poussière d'étoile.
la petite graine de lumière sacrée qui scintille dedans tout le monde, et que si on lui donne un peu d'eau, elle pousse, elle fleurit. et elle pollenise toute la création.

celle-là...


n'envoyez pas tout de suite la camisole, s'il vous plait...
laissez-moi juste encore un peu

respirer

jeudi 26 août 2010

où l'on a du succès

quand même, je suis désolée, je suis obligée de rester frivole, mais c'est trop drôle.

je me suis fait "chancer"comme on dit par ici, par une célébrité hollandaise. un chanteur de variétoche qui s'est fait connaître, attention, vous êtes prêts ? par la Nouvelle Star version batave. si, si.

le coco s'appelle "Joel". ça donne "jowelll" ici.
et plus blond-aux-yeux-bleux-isant tu meurs.

en fait, j'aurait dû être vexée à mort.

il est donc venu (avec sa Maman?) au resto pour boire un thé glacé. bon.
moi, aucune idée de qui c'est évidemment. donc, le voyant avec son verre vide, et remarquant qu'il regarde dans ma direction, je m'approche.
- vous voulez boire autre chose ? (montrant le verre vide, au cas où il a pas compris.)
et lui de me regarder l'air de rien comprendre du tout.
moi, m'expliquant
- ah, pardon, vous regardiez vers moi alors j'ai cru... ( je remontre le verre vide au cas où il a toujours pas compris)
- hein ? nan mais, c'est pas toi que je regardais, hein, je regardai juste un peu autour de moi.

bon.
j'aurai dû faire style que j'étais outrée qu'il ose dire une chose pareille. ça aurait été bien plus marrant que de m'excuser encore une fois platement.

pour la peine, il a commandé une bière.
haha.
blanche, faut pas exagérer. ( je crois bien qu'il a juste 18 ans...)

sur quoi le chef m'attrappe par la manche pour m'informer du fait que nous avons une célébrité à table.
et moi de lui raconter l'outrage dont j'avais été victime.
que le péquin ait osé
1. me regarder sans me regarder
2. le dire !
sur quoi ma cheffe de vaisselle me répond, toute ensavonnée
- Lucie, Lucie, c'est moi qu'il regardait...

haha. bon. toujours est-il que, même s'il ne me regardait peut-être pas avant, ben après, si.
et même ma collègue l'a remarqué.
na.
et même qu'il a oublié ses lunettes Rayban à table et qu'il est revenu les prendre le soir après en nous disant comment c'était super qu'on soit aussi super de lui avoir gardé ses lunettes.

heureusement qu'il a pas su qu'on avait projeté de les mettre sur Ebay.

je vous invite chaleureusement à l'ecouter ici. parce que c'est trop beau ce qu'il fait.
(ahaaa)
puis vous pouvez voir sa trombine, ça donne du véridisme à toute l'histoire, s'pas ?

des bises cosmiques

dimanche 22 août 2010

où l'on gagne au loto

ouéééééééééee !!!

je vous jure !
lalalalalaaalalalalalalalaaa ....

j'ai gagné au lo-to hahahahahaaaahahahahaaahaha ! ha! ha! haha!

je vous l'avais bien dit que ça marcherait !


sisi, je vous jure. j'ai joué au loto, et j' ai ga-gné. 6€ !


moi je trouve ça pas mal. surtout si tu compte qu'en fait, au loto, en tout, ya 6 chiffres, et une couleur (me demande pas, je viens de découvrir).
et que si tu as les 6 chiffres (l'ordre ça compte pas : c'est du plus petit au plus grand), ben tu gagnes 32,5 000 000 de sous.
ça fait beaucoup de sous, je vous jure.
de quoi nourrir toute la population de Haarlem et de guarantir à tous une méga crise de foie.
bon.
tu pourrais te dire, si j'ai la moitié
je veux bien la moitié, ça me va...
mais non.
si tu a la moitié des chiffres PLUS la couleur
( ce qui fait même plus que la moitié en fait, hein)
ben tu gagnes 6 sous, c'est comme ça.


c'est bien le loto.
mon papa serait fier de moi.

où on rêve mais que c'est pour bientôt


   Bientôt, mon corps d'amour et moi, on aurai besoin juste de quelques petits heures de sommeil délicieux, ce qui nous laissera des mers de temps pour inventer de journées joyeuses et paisibles.
   Mon corps d'amour et moi, avec bien sûr mon âme-aimée, on écrira des livres, des chroniques, des romans plumes, d'autre enclumes, on écrira vite et facilement, grâce à nos excellentes relations avec la Muse Inspiration.
   Puis du coup, on écrira aussi des chansons. de toutes les couleurs. mais des chansons qui guérissent. des chansons qui font du bien, des chansons qui font du bien. Puis tous ces livres et ces chansons seront édités bien sûrs, enregistrés, joués, lus et entendus par tous ceux qui le veulent. Et ils seront plein.
   Bientôt très bientôt, mon corps d'amour et moi nous vivrons dans notre maison écolo-feng-verte-shui, avec de gentils êtres élémentaux, elfes de maisons, tom-tés et autres lutins des prés. Mon bouddha à mille trous luminera de tous les côtés, on fera du yoga, on jouera aux cartes, on cuisinera de bonnes choses et on sera toute joyeuse d'entretenir cette gentille balançoire.
   Puis bon, peut être même que toutes les trois, on chantera des choses qu'on n'a pas écrites soi-même. Mais des belles choses des autres. des qui font du bien. peut-être même qu'on jouera qu'on est chanteuse d'opéra et qu'on s'amusera beaucoup. ce sera bien.
   Puis bien sûr, mon corps d'amour et moi, toujours généreusement accompagnés de notre âme-aimée,  on aura une histoire tendre et gaie, avec un garçon tendre et gai. un qui sache faire du cerf-volant et marcher sur les mains. (chuis pas difficile)(avant je disais "sachant faire l'amour et la conversation")(je veux pas lui mettre la pression)
et on s'attrapera les rides du sourire ensemble. 
   Tous les trois, mon corps d'amour, mon âme-aimée et moi, on sera les meilleurs copains du monde et le monde sera notre meilleur copain. à la vie à la mort. et on jouera plus à cache-cache mais à trouve-trouve. 
et même les jours où il fera trop chaud, et ceux où il fera trop froid, il fera chaud à l'intérieur, et ce sera frais juste comme il faut.
   et même les matins où y aura pas de soleil ben y en aura quand même. parce qu'en fait il est jamais très loin. Juste des fois il joue à cache-cache lui aussi. alors on fera semblant de le chercher partout, le soleil, de pas savoir où il est et de ne pas voir ses pieds dessous le rideau. puis on attendra qu'il nous saute dessus en gloussant "je t'ai bien eue !" puis on pourra lui dire "ouh lala, dis donc, je t'ai cherché partout, t'étais drôlement bien caché". Et il fera une petite danse de joie devant le bon tour qu'il nous aura joué.
ce sera bien...
   et ça fera rigoler le bon dieu. plié en quatre, il sera. bidonné. pleurer de rire, le bon dieu. la bonne dieue. les bons dieux. tous autant qu'ils sont.
   Et je vous inviterai tous à la pleine lune, on fera une grande fête comme dans Astérix, où on chantera faux exprès et qu'on fera rôtir des sanglier en tofu-basilic et on racontera des histoires autour du feu jusqu'aux dernières heures de la nuit, et qu'on dira plus rien pour regarder le nouveau jour se lever.
ce sera bien.
bientôt. je vous le promets, c'est bientôt. juré craché.

vendredi 20 août 2010

où daddy, I want a poney


Les enfants, vous allez devoir m'aider, parce que I have a dream. et tout le monde les sait, les dreams c'est fait pour se réaliser.

et je dis ça, parce que je crois pour de vrai sincèrement, que si tout monde sur notre jolie planète réalisait ce qu'il désire le plus, ben nôtre monde irait beaucoup mieux.

Et mon dream, c'est une maison du Garbage Warrior

Je veux un navire de terre, avec un labyrinthe en carrelage devant, une terrasse en glycine, avec un potager derrière, un grand salon-cuisine-piano-à-queue avec vue sur le coucher de soleil, avec un lit rond et des cuillères à glace, et un grand chat et un petit chien, un citronnier dans la véranda, qui refait le monde avec le plant de courgettes et le basilic, au bord d'un chemin approximatif fait en pierres blanches, avec un hammam en mozaïque et une balançoire, et une chambre de pirates au grenier pour mes neveux, et une machine à espresso pour faire les meilleurs cafés du monde à mes invités, et une famille de tilleuls joyeux un peu plus loin, s'entendant à merveille avec le pommier et le cerisier qui n'arrive toujours pas à faire de cerises, et la mer au loin, et le ciel immense, comme on les trouve que par ici, et la chappelle sans murs en ode à la lumière d'automne, une maison en forme S avec l'intégrale des Gaston Lagaffe, aucune télé et une lampe avec des trous, puis une source chantante qui enjoyeuse ceux qui la regarde.

en gros. l'idée. sans aller dans les détails.

L'avantage de toute l'entreprise, c'est qu'un Earthship, c'est pas cher du tout par rapport à une autre maison, puisque c'est construit avec du déchet,et puisque c'est autosuffisant en eau et en énergie.

l'inconvénient, c'est qu'il faut trouver où ce qu'on le plante, le navire.

avec l'eventualité que d'ici quelques années, le terrain choisi soit 15m sous l'eau. ahha.
et que (détail) on est pas tellement du genre pouvoir le payer cash, ledit endroit et ledit navire voguant dessus.

mais je ne me décourage pas ! I have a dream, et il va se réaliser. bientôt.

parce que vous, vous allez m'aider hein ? dites ?

dimanche 15 août 2010

où l'on philosophme

Suis chez Stempels. café connecté svp.
et puisque ces derniers temps j'ai été d'une frivolerie impardonnable, j'ai décidé qu'aujourd'hui je devais parler sérieux. mais puisqu'on sommes dans un café, ici on doit boire des coups, alors je commence avec café au lait.
donc je voulais vous parler un peu plus d´autres choses que toujours et encore des mes histoire de maquillage et autres gar(ç)onneries.

il est pas bon, leur café...éh, mon voisin de gauche prend un jus de tomate. ça me dit bien, ça, un jus de tomate. allons pour un jus de tomate.

parce que les interminables histoires de talons haut et de régime, hein, c'est vraiment un truc de gourgandine. suis pas juste une gourgandine, moi.
puis dis-donc, ma voisine de droite prend un campari-jus. hum. ça me dit bien aussi, ça, un campari-jus. ça vous dis, un campari-jus ? ça m´dit bien, moi, un campari-jus.
le bébé de ma voisine il est pas content d'être chez Stempels. allons pour le campari-jus, alors.
ouh.
c´est amer quand meme, le campari dis-donc.
tiens, qu'est-ce qu'ils ont comme vin ici en fait? ma dernière flamme venait toujours boire des coups ici, ils doivent avoir du bon vin, il est difficile en vin, ma dernière flamme. ou bien dois-je dire elle est difficile ? mais c'était un monsieur. ou bien, un flamme ?
mon dernier flamme est difficile en vin. alors je vais prendre un Coladon Rueda, d'Espagne. ça sonne bien, ça, Coladon Rueda. j'aime bien l'espagnol, moi. c'est super sexy comme langue, l'espagnol. hum. la sexytitude du vin se goûte mieux dans son nom que dans son parfum.
ah.
suis bête. bien sûr, il prenait toujours le chardonnay ici, mon dernier flamme.
allons-y pour le chardonnay. pfff.
ha. pfff. hum !
ouais, c'est vrai, je suis pas super fan de chardonnay. je préfère le condrieu, mais bon on fait avec ce qu'on a. et au pays de la tulipe, ben on boit du chardonnay.
puis d'ailleurs, j'aime mieux le vin rouge. je sais pas pourquoi j'ai commandé du vin blanc, je préfère vraiment le vin rouge. c'est plus euh, le vin blanc tu vois, c'est un truc de nana. moi je préfère le vin rouge parce que j'aime bien faire des trucs autrement que toutes les nanas tu vois. puis le vin rouge ça fait moins tu vois, le vin blanc c'est un truc de mauviette. en fait. non mais.
ouais. attend, on avait dit rouge, alors je choisis un rouge, parce qu'on papote on papote, puis en attendant je commande rien, moi. bon. alors.
merlot Carmen du Chili. ça sonne bien, ça aussi. Carmen. c'est sûrement un vin bon pour la voix, ça. l'amour est eeenfant de bohèèème et n'a jaamais jamais jamais ja-mais,
allons-y pour le chili. jamais allée au chili moi.
si tu vaaa au chiliiiii, n'oublie paaas de monter là-baaas

hum. nan. nan, c'est pas ça.
le chili, c'est surtout un truc qui se mange en fait. rouge chaud chili peper et chili avec carne. et ça existe le chili sans carne pour les végétariens comme moi ?
tiens ce serait pas mal de manger un bout quand même, nan? je veux dire, bon, parce que boire sur un esketomac trop vide ça fait vite que ça monte à la tête un peu quoi. tu vois. bon. aloreuh. bière. grolsch. palm. duvel. ils ont que ça à manger ici ? s´pas vrai quand même y exagèrent ces hollandais.
ah, c'était non ha, c'était de l'autre côté de la feuille elle me montre la serveuse. elle est sympa la serveuse.puis ça lui évite d'aller en chercher une autre de carte, hein. ça économise de la marche. parce qu 'on marche beaucoup quand on est serveur, je vous le dis moi. alors quand on peut en économiser on le fait sans- hé-si-ter. d'ailleurs je vais vous dire une chose, les copains tous autant que vous êtes à aller au restaurant vous autres, là, ben la prochaine fois, pensez à dire avant que vous voulez de la mayo avec vos frites et pas de glace dans votre coca et puis une deuxième cuillère dans votre crème brûlée puis que vous êtes enceinte et allergique aux poivrons, comme ça et ben j'economise vachement de la marche.

non, mais je voulais vous parler d´un truc, là, c´est important.

bon. mais on a dit qu'on allait manger un bout, nous autres. quand même, c'est plus convivial. alors. je trouve que je m'enbel;gise quand j'ai bu un ptit peu. non ?
alors.
huîtres.
eurk
char-cu-te-rie
nan
rouleau d'agneau
hinhin
ah! une soupe. dommage, ya de la boulette de viande dedans.
rho mais alors on peut rien manger de pas carnivore dedans ce pays là ?
bon. alors je vais prendre un dessert, voilà.
oooooooh ! ils ont des spanisch coffee ! ooooh, ah encore mieux, ils ont des french coffee. et je vais pouvoir dire "mag ik hem liever met grand marnier dan met cointreau als je blieft ?" et ils vont me dire que j'ai un bel accent et que je parle bien français et que ça sonne bien.. et laissez-moi vous dire qu'avec moi, c'est pas comme tous ces vins pas chers là, avec moi, ça goûte aussi bien que ça sonne, parfaitement ! on n'est pas trompé par la marchandise ici monsieur ! mon plumage est aussi délicieux que mon râmage, tout à fait. voila, c'est dit au moins.

dis donc qu'est-ce qui braillent ces ptits hollandais, ça fait un boucan pas possible. des fois ça m´régale de voir combien de décibels peuvent sortir de ces ptits machins-là. mais en général ça me fait juste chier. comment vous voulez penser droit dedans ce vacarme ? hein?

ça alors mais ya des français dans la salle. chut. ne laissons personne se douter que nous sommes natifs du même pays. je pourrai faire semblant que je suis espagnole. c'est sexy l'espagnol au moins.
en même temps, j'ai commandé un plateau de fromage. et ledit cité ci- à côté plateau est rempli de fromages français. et laissez-moi vous dire un truc : le munster, c'est pas sexy.
le St agur, non plus.

ah dis donc eh,
euh, aha, c'est drole, je voulais dire un truc puis j'ai oublié.
ah oui, on a dit qu'on allez philosopher un peu quoi. alors
parce que moi je voulais vous parler d'un truc super important t´vois, et puisqu'en fait voilà, c'était comment qu'on chacun hé ben en fait on on on est d´accord, mais on le sait même pas. tu vois, on est tous d'accord, mais comme on le sait pas, on croit qu'on est pas d'accord et que nous on a plus raison que les autres.

pétard mais ça braille dis donc ça braille

et du coup ouais qu'est-ce que j´disais
ouais donc
euh
donc on est tous d'accord, mais juste personne le sait, alors ça fait comme si on n'était personne d'accord. et puis après on va on va se taper dessus parce que moi on a plus raison que toi, et puis après on a des bosses partout. ou bien l'autre il en a plein, mais en fait c'est pareil puisque moi on a tapé sur toi qu'en fait tu pensais pareil et que c'est comme si moi on tapait sur ceux qu'il est d'accord avec nous alors c'est idiot tu vois. bref.
et vous allez m´dire, je vous entend déjà oui oui mais c'est bien beau joli tout ça, mais comment tu le pourve, hein ? pouvre ? prouve ?
et alors moi je vous dis, ben c'est facile, c'est même bien simple, écoutez -donc là. z' entendez ? z'entendez pas ?
que ce que ça dit là-bas d´dans ? hein ? qu'est-ce que ça papote et qu'est-ce que ça gigote là-bas d'dans ? hein ? que ça dit que ya d'la raison là d'dans ?
moi je vous dis, r'gardons-donc un peu plus ak les oreilles, et écoutons un peu moins ak les yeux.
là. moi, j'vous l'dit, ya d'la graine de dalaï lama là d'dans.

on en r'parlera, ok ?
on en r'parlera.

à bon entendement,
salut

samedi 14 août 2010

où l'on aime ses collègues

bon. pour rester dans le sujet "hommes sweet hommes".

quand même, il faut que je vous raconte mon nouveau collègue préfére. l'unique mâle de l'équipe.
le précédent a craqué récemment. démission.
ceci explique celà, je m'en vais vous décrire les trésors de testotérone que le garçon doit déployer pour s'en sortir.

Parce que Michel, c'est un vrai.
du genre à se regarder dans tous les miroirs en se donnant des coups de poing pour de faux
du genre à appeler tout le monde fillette ( sauf moi, j'ai droit à "française", mais je doute qu'il connaisse mon nom)
du genre à dire "là tu vois, je'm f'rais bien un ptit big mac"
du genre à ouvrir la porte du frigo juste pour la refermer d'un coup de genoux au ralenti du genre "tiens prends-toi çaaa"
du genre à se faire craquer les doigts avant de prendre un plateau
du genre à s'entraîner constamment à prendre la pose bras croisés sourire hollywood au cas-où on voudrait le prendre en photo
du genre a dégaîner le pot de gel par jour
du genre à considérer que, c'est quand même cool de travailler avec des femmes, comme ça c'est elles qui nettoient
du genre à marcher toujours comme un gorille
du genre à lire le magazine des millionaires
du genre à faire des blagues que lui seul trouve amusant
du genre à trouver qu'on doit être attardées pour ne pas se bidonner avec lui
du genre à me demander quel est le vin le plus cher que j'ai jamais bu
du genre à me demander quelle est mon plat typique français préféré
du genre à me demander si je passais toutes mes vacances à st Topez
du genre à toujours pas comprendre après toutes mes réponses hyper enthousiastes, que si j'habite en ici depuis un an, c'est que je ne me sens pas si française que ça
du genre à dire des truc du genre, genre quoi, avec une voix tellement cool et un accent tellement cool que je lui demande à chaque fois de répéter tellement je suis trop loin de sa coolitude
du genre à me répéter en ar-ti-cu-lant et en faisant les gros yeux
du genre à pas pouvoir venir demain parce que son entraîneur de kite-surf veut lui parler
du genre que j'aime bien, quoi.

et après, on s'étonne que je veuille me faire nonne. franchement.

où l'on speed date par hasard

Vous le savez tous, j'aime bien des fois me "optutten", comme on dit ici. prendre un long bain (moi qui n'ai qu'une douche), me mettre une crème dans les cheveux, une autre sur les genoux et un autre sur les pieds, hésiter 1h entre cette robe et ce petit haut avec, euh, non avec ce froc là, mais avec celui-là peut-être ?
(j'aime bien cette expression. une "tut", c'est une greluche. et "op", ça veut dire dessus, donc ici, quand on se maquille, on se met une couche de greluche.)
donc j'aime bien m'engrelucher.
attention, ne vous méprenez pas, je connais plus souvent périodes où pendant de longues semaines je sors en pantalon pas frais, avec cheveux pas frais et oeil tombant.
mais ce matin-là, je sais pas pourquoi, j'avais envie.

alors je suis sortie, toute maquillée, toute onglement vernie (les mains ET les pieds je vous prie), tout entallonnée, toute poudrée et avec LE cheveux de l'année. Et devinez sur qui je tombe ?
(bon, vous pouvez pas deviner. j'ai fait la même à ma collègue de services, et elle m'a dit qu'il fallait pas dire ça si on pouvait pas deviner, que c'était pas juste. alors je le fais pas.)
donc vous ne devinerez jamais sur qui je tombe : un certain Jasper, qui, pour ceux qui suivaient l'été dernier, fut à l'origine d'un post misérable sur les malheurs de la non-réciprocité. Passons.
Bref. lui, donc.
et tout joyeux et tout gentil et assied toi donc avec nous et comment ça va et faut qu'on aille boire un coup et donne-moi ton donc numéro.
je tombe des nues. mais je suis restée coolissime. pas un seul bégaiment ou autre silence glacial m'échappant par mégarde. Haha. genre oh tiens vous ici?
la seule mouche dans le coktail, c'est que j'étais entrain de manger une glace gigantesque, avec chantilly sauce au chocolat et tout le tintouin. bon. je sais plus ce qu'il fallait que je compense ce jour-là, mais c'était d'importance vitale.
et que j'ai quand même réussi à me baver sur le menton quand il regardait ailleurs. hinhin. sauf que la pensée qu'il reste peut être une coulée de chocolat sur la figure reste un peu... déconcentrante. bref. coolissime, je vous dit.

après par contre, j'ai eu la pulsion soudaine de piquer un sprint et de sauter partout tellement j'étais traumatisée. mais comme j'avais mes plateaux de 12cm, je me suis abstenue. Pis t'façons je me suis dit, Lucie, c'est pas bon signe. si le pequin t'apprécie avec la couche de girlitude du jour, et que la première chose à laquelle tu penses, c'est qu'il est trop beau pour toi et qu'il faudrait perdre 5 kilos... c'est pas bon signe.
puis je suis pas sûre qu'il apprécie ma tendance "parlons avec les arbres"et "écoutons-nous respirer"...
hum.

ceci dit, j'ai pas de souci à me faire, puisque ça fait 10 jours que le charmant ne m'a pas téléphoné.

haha. t'façons, il s'appelait "le coq". qu'est-ce que tu veux faire avec ça, à part des cocoricos ?

j'aime bien les histoire comme ça, moi. courtes, pas trop impliquées. on se croise, on se plait, on s'echange les numéros puis on s'appelle jamais.

ça va, je peux supporter ce degré d'intimité. plus, j'ai du mal...

samedi 31 juillet 2010

où l'on sommes sportive

salut.


rentrée entière de mon périple kölnien. je vous épargne les ratages de train pour cause de non regardage d'heure de départ sur le billet et autre presque oubliage de valise dans une gare blindée de pickpockets. je suis rentrée entière et reposée. si, si.


et pour fêter ce nouvel élan d'énergie, j'ai joyeusement poussé la porte d'un magasin spécialisé en course à pied, puisqu'il fait beau et que quand même, la course à pied, c'est pas cher. Mais c'est mieux avec des chaussures, il parait. donc, moi d'acheter des chaussures.

enfin.

je rentre. à droite, un mur avec des tee shirt et autres micro shorts en tissu qui respire et qui transpire avec toi. à gauche, un autre mur couvert de chaussures toutes plus aérodynamiques les unes que les autres. j'ose à peine dépasser une demoiselle en carton grandeur nature, avec un tour de taille à peine supérieur à son épaisseur cartonesque.

un vendeur remarque que je ne suis pas une habituée. ils ont l'oeil pour ces choses, là, les vendeurs de chaussure de courses.

bon. ici, ils font ça sérieusement, laissez-moi vous dire. ici, madame, on teste votre marche. (donc on va me raconter que je marche en canard, avec plus de poid sur la jambe droite, mais légèrement sur l'extéreur du pied, et que de fait les chaussures high speed mega splash 15+ sont parfaites pour moi. je me réjouis d'avance)
parce qu'attention, on ne veut pas des chaussures qui nous tassent les cervicales ou qui nous usent le cartilage genouesque, hein. non non. nous on veut les high speed mega splash 15+. jaunes.

là où il est gentil, le vendeur, c'est quand il me regarde droit dans les yeux et qu'il me dit : madame, tenez-vous bien, ici on fait le test truc blabla hightech chose. ça coûte 20 euros. c'est compris dans le prix de la chaussure. donc c'est pas à part quoi, donc et le prix de la chaussure c'est, tenez-vous bien, entre 120 et 160€. avec le test machin chose truc, hein, c'est compris dans le prix de la chaussure.

j'ai été soulagée d'apprendre que pour le même prix, j'avais la chaussure droite et la chaussure gauche.
bon.
bon !
bien.
d'accord.
"je reviens quand j'ai eu ma paye", mentis-je.

alors quoi. il faut des bonnes chassure pour courir. sinon on se tasse les vertèbres et on s'use les cartilages et après on a de l'arthrite à 24 ans et on peut plus faire du houlahoup.

mais maintenant, si j'achète ces foutues godasses, qui me guarantit qu'elles vont pas courir gaiment 5 jours et demi, puis finir paisiblement leur jours dans mon armoire avec ses copines à talons-vachement-belles-en-solde-qui font-beaucoup-mal-aux-pieds ? hein ?

en même temps, sans chaussure, j'ai un encore meilleur prétexte pour ne pas courir.

puis qui sait, peut être que le prix de la chaussure doit motiver le coureur ? vous croyez qu'ils pensent comme ça, les vendeurs de chaussures de course ? je me vois déjà. "allez, fhoufhou, encore 300m, et j'ai rentabilisé 1/25è de mes chaussures. fhoufhou."
un kilomètre à pieds, ça use, ça use, un kilomètre à pieds, ça use le portemonnaie.

ouais.

en même temps, mon abonnement à smile sport m'a moyennement motivé pour aller faire des squats toutes les semaines. pour ne pas dire que je n'y ai pas mis les pieds depuis... euh. ?
mars. disons. voire, février.

et en plus, qu'est-ce que je lis ? que les chaussures de course il faut les changer tous les ans parce que sinon ça se tasse, et ainsi vos cervicales ?
je croyais que c'était bon pour la santé, la course à pieds. mais maintenant ça m'a plutôt l'air dangeureux comme affaire.

finalement, épuisée, je suis allée manger une glace chez tremonti, parce ces italiens quand même, ils savent y faire en glace à la fraise.
et c'était bon...

dimanche 11 juillet 2010

où l'on va gagner la coupe du monde

olé olé olé

En l'honneur de la finale de la coupe du monde, parce que quand même ça fait 22 ans que Oranje n'a pas été en finale, en l'honneur de la finale de la coupe du monde, mon adorable capucine ( merci camille), qui faisait jusque là de gentilles fleurs jaunes, a inventé une fleur.. orange. oui. forcément.

En l'honneur de la finale de la coupe du monde de football, les adorables (...) bambins qui peuplent la cour en bas de chez moi s'entrainent pour devenir les nouveaux Kuit&Co (pour info, le bonhomme s'appelle M. Mollet et il joue au foot, quand même, ça s'invente pas). Ils n'arrêtent plus de courir après des ballons (oranges) en criant "3 zéro !".

En l'honneur de la coupe du monde, les cigarettes ont changé de couleur elles aussi. Orange, bien sûr... avec le petit liseré rouge blanc bleu pour le même prix.

En l'honneur de la coupe du monde, la Hollande tout entière se met à la trompette (orange). Puisque c'est là leur manière de manifester leur enthousiasme.

En l'honneur de la coupe du monde de football, notre Insalate Mediterraneo à 9,50€ a préféré le paprika (orange) au paprika traditionel. (ceci dit, c'est la seule concession footballistique du restaurant, ce que je leur suis très reconnaissante.) nos voisines de terrasses ont choisi de porter des beesies dans leurs boucles d'oreille... soit des petites bestioles (orange...) entre la chenille et le Oui-Oui, offertes gracieusement par les supermarchés du coin.

En l'honneur de la finale de la coup du monde et de la veine de nos footballeux verveux, je me suis (accidentellement) orangisé toute la face, juste avant d´aller au boulot. l'idée, c'était du :
"tiens, il fait bon, je suis de bonne humeur, je vais me faire un petit masque nature". 
Et parce que j'ai toujours un sachet de curcuma sur ma table à bordel, ben je me suis souvenue d'un livre de rituels de beauté du monde, et de quelque chose à base de curcuma. 
bon. 
quelque chose de bon pour le teint, quoi. 
Et moi de joyeusement me tartiner la figure de curcuma, pur, évidemment. 
Jusqu´à ce que je voie que mes mains étaient devenues jaunes. J'ai eu la bonne idée de ne pas m'oublier avec un bouquin ou autre. 
rincer ! vite ! 
(ah, oui, c'était pendant la pause boulot...)
C'est là que je me suis souvenue que le rituel en question, était un "truc" qu'utilisaient les maghrébines comme autobronzant naturel... oui. 
bien. 
Pour le côté orange, ça marche. Puissance 6 sur ma peau d'hollandaise, consatais-je avec effarement.

En fait, ça m'a plutôt fait rigoler. J'ai bien frotté, j'ai inventé des contre remèdes au remède, puis je suis sortie de là avec la gueule toute rouge comme si j'avais passé la journée au soleil. pas si loin de l'effet annoncé, finalement. le plus drôle, c'est que j'avais une mine formidable avant le masque de beauté.

En l'honneur de la coupe du monde de football, je vais aller à la plage, manger une glace au schtroumpf, et mettre la plus grande distance entre un téléviseur et moi-même. Je pense qu'ainsi, peut-être, je survivrai.

mercredi 7 avril 2010

où il était temps

J'ai enfin osé demander à mon chef de choeur (celui qui est drôle, jeune, sympa, talentueux, agréable, efficace, inspiré, charmant ET qui a remarquée mon gros popotentiel), s'il voulait bien m'aider pour les concours de Berlin. Il a très gentiment accepté, en ajoutant "Je suis pas sûr de te servir à quelque chose"
il est mignon

lundi 5 avril 2010

où chuis la plus ptite

J'ai été promue plus jeune choriste du choeur.
ce qui a certains avantages
pour ne pas dire des avantages certains.

D'abord, je trouve que j'ai bien le droit de chanter moins bien que les autres. 
Na. 
et ensuite, l'attention que me donnent les mâles des environs est plutôt flatteuse. 
(J'ai pas beaucoup de mérite)
Mais quand même. 
Je profite des galanteries des plus vieux et des attentions des plus jeunes. 
qui d'ailleurs, sur ce point, sont beaucoup moins lourds et poussifs que les francophiles
et je vous jure que ça fait du bien..

dimanche 4 avril 2010

où l'on passe à la télé sans même le savoir

Salute les enfants,

Nous revoilà. Et bien, c'est une bonne semaine que nous avons eu là.
Avec une première Passion selon St Matthieu relativement catastrophique, avec panne de courant (donc pas d'orgue au moment de commencer), chef sous speed (au moins), direction à la moulinette, et nous qui gueûlons comme des matelots. Bon. Puis quand même un retour sympa dans le bus, à 2h du matin, où l'on s'occupât essentiellement de descendre cet idiot de Roy Goodman, le chef en question.
          Ce qui est drôle, c'est que le bonhomme est quand même assez connu, et que justement, son nom guaranti un certain public. Mais en vrai il est juste fou.
   La deuxième, à Groningen, fut moins catastrophique. Encore trop vite, mais bon, un représentant du choeur, un de l'orchestre et un des solistes avait râlé, donc il s'est calmé un peu. Mais c'est son choix, il l'aime comme ça, sa Matthaüs, et Monsieur dirige, donc Monsieur choisit. 
Bon.
   Ceci dit, chaque fois c'était un peu mieux quand même. Puis on a terminé avec deux concerts à Leiden, dans la Pieterskerk. Qui s'avérait être un des deux plus grandes Passion du pays, avec celle de Naarden. 
Curieux, parce que je ne nous trouvais pas si formidables que ça, mais peut être que je suis trop perfectionniste.
et donc à Leiden, on y va pour se montrer, parce que tous les pontes de la politique hollandaise s'y pointent, les animateurs télé et autres jet setters. 
Ouais. Moi, je m'en fout t'façons, je les connais même pas, à mes yeux c'est tous les mêmes, des vieux en général, et ils font bien ce qu'ils veulent. D'ailleurs je vous laisse deviner le prix de la place au premier rang...
mon dieu mon dieu. ben si, 105 euros, voilà. sans commentaire.

Donc on chante, jeudi blanc et vendredi saint, et il s'avère que vendredi, on a été filmés et qu'on est passé sur un genre de TF1 quelconque. 
Gosh ! Et mon droit à l'image alors, hein ? On m'a pas demandé mon avis, non mais ! je vais les trainer en justice, moi. En plus, j'avais été privée de robe de concert, puisque la mienne ( toute jolie toute neuve toute chouette) n'était pas assez longue (en dessous du genou) et que je devais porter un truc bien bien couvrant et surtout pas trop... tu vois. bon. genre. hin ! 
Donc je me retrouve à la télé, avec un jupe prêtée par une collègue, et même pas on m'avertit !
(bon, en vrai, on ne voit pas un centimètre de ma trombine, mais c'est pas grave, hein, faut faire valoir ses droits, que diable)

Puis faut dire que notre Jésus était super formidable, (encore une tête parmis les têtes) puis super drôle et accessible pour le reste, ce qui ne gâche rien. J'ai même osé prendre mes joues bien roses et le féliciter, lui raconter mon admiration et l'honneur que c'était de chanter ma première Matthaüs avec lui, à Leiden, pour vendredi saint. et il m'a dit que le Bachkoor n'avait jamais aussi bien sonné que cette année. Je me suis abstenue de lui dire que c'était normal. Restons humbles après tout.

Et pour le reste, sachez que la hollande ne connait pas de flageolets, et c'est bien dommage. mais ils ont plein d'autres trucs qui font péter, donc ça rattrappe.

Puis là, comme il faut quand même aller fêter Pâques, ben je vais me gaver de trucs gras et viandus chez mon oncle et ma tante... entre nous, ça me réjouis moyennement, mais je me prépare déjà moralement à refuser gentiment les multiples tentatives de remplir encore mon assiette et mon verre. Et après, ils osent encore faire des commentaires sur ma ligne. Franchement.

Bien ! le reste, c'est du détail, alors vous avez qu'à m'appeler. na. quand j'aurait un téléphone. un jour. bref.

des bosses grises quand même !

samedi 20 mars 2010

où on réfléchit

le plus gros mensonge qu'on nous a vendu avec le notre belle société laïque occidentale, c'est celui de la liberté.

on nous a fait croire que, comme on était plus obligés par la culture d'être ce qu'on nous imposait, qu'on pouvait devenir quelqu'un d'autre. n'importe qui. qui on veut.
on est plus menuisiers de père en fils, on a le droit de choisir qui on veut être.
genre.
carte blanche.
vas-y éclate-toi.

puis en fait on a juste gagné la liberté de se torturer sur qui on est et qui on voudrait et le gouffre entre les deux, et la culpabilité de ne pas être qui on voudrait être alors que tout est possible, nous sommes libres de choisir. de changer.
on est même pas foutus d'arrêter de fumer quand on le décide, alors changer... tu parles.

on a juste gagné le droit de se demander éternellement qui on est et qu'est-ce qu'on veut et c'est quoi le but de tout ça et comment connaitre le goût de sa propre langue.

on  nous a vendu une société plus égalitaire, plus juste, plus fraternelle. moins imposée par le haut, moins sectaire.
avant, on avait du sectaire, du divisé, du hiérarchique. on ne mélangeait pas les torchons avec les serviettes. mais à l'intérieur même de chaque groupe, il y avait du lien, de la vie ensemble, du serrage de coude, du on se comprend.
on a juste gagné l'individualisme.

on nous a dit : on va faire un grand groupe où tous les humains auront les même droits, et on sera des grands copains devant l'éternel. et on a juste gagné le chacun pour sa pomme, une télé dans chaque chambre et une piscine dans chaque jardin.

on nous a donné une balle en caoutchou, et comme des idiots on a tous foncés dessus, tous contents d´avoir quelque chose à machouiller. et personne de se demander qui c'est qui lance les balles.

alors oui on a le droit de vote, oui les riches payent plus d'impôt pour que les pauvres en bénéficient un peu. et encore. de moins en moins.

mais la liberté...
pour être créatif, on a besoin de frontière, de barrière, de balises, de points de départ, de points de rupture, des lignes à presque franchir sans les dépasser

la carte blanche, c'est la mort.

le bon artiste sait se donner des consignes à lui-même. le bon humain aussi. et il se délecte à les suivre, et à les détourner.

on avait les rites avant, comme balises, comme ancrages. comme repères. c'était apaisant. encadrant. rassurant.

on ne fait pas du fromage en disant au lait "tiens-toi droit". on lui donne une boite, des murs. sinon le lait s'étale indéfiniment.

la question, c'est peut être est-ce que le lait veut devenir fromage.

mais on lui pose pas la question. on part du principe que le lait est arrivé dans la bonne boite, celle qui lui était destinée. la boite à camembert, la boite à coulommiers.
peut être qu'on pourrait se dire que le moment de la décision est avant tout ça. et que le choix de la boite n'est plus à faire, mais déjà fait. qu'il existe une sorte de destinée divine. et que les choix n'ont qu'à se faire dans ce cadre là.

mais est-ce qu'on n'ouvre pas la porte à la dictature...
chef d'état de droit divin...

N'empêche, je veux du cadre. je veux du rite. je veux  du rituel de passage à l'âge adulte et des cérémonies de ménopause, je veux des fêtes pour le printemps et des fêtes pour l'hiver. je veux des rituels du matin et des rituels du soir. je veux qu'on se retrouve autour du feu pour la veillée et les histoires. je veux me coucher avec le soleil. je veux que le nos vieux soient des bibliothèques, et nos enfants des inspirés. je veux que la musique soit jouée par des gens et moins par des machines. je veux cueillir plus de salades dans les prés et moins dans les supermarchés. je veux sauter le feu de la St Jean et je veux dormir à la belle étoile.

je ne dirai pas c'était mieux avant. mais j'aurai aimé vivre au temps des troubadours.

jeudi 18 mars 2010

où rien

salut les gars, salut les filles,

je suis dans un café avec connection svp, et je subis la musique locale. c'est pas très gai, laissez-moi vous avertir.
Sans compter que, pourquoi est-ce que les cafés avec connection font du mauvais café, et les cafés avec bon café n'ont pas de connection, hein? c'est quoi cette règle à la con encore ?

héhé, pour le reste, c'est donc un retour aux accents aigus , grâves, et même, incroyable mais vrai, circonflekse (merde, comment ça s'écrit ça déjà ?) accent circonflakes?
bon.

on repassera le jour de la bonne blague.

j'ai un mal de craâne a force de regarder cet écran minuscule, c'est pas marrant. je suis en recherche de mélodies a présenter au concours de Berlin, puisque c'est officiel, je le retente en juin.


flexe ! c´est ca. chuis con quand même..


(tain mais c´est pas possible, qu´est-ce que j´ai avec les ordis, moi = maintenant, c´est comme si les touches étaient décalées. quand je tape sur 8 j´ai un 7 et du coup le fameux circonflakes a disparu, il s'est fait la malle avec son petit copain l'accent grave.)

pfffff

ah, c´est pire que ca en fait. aha, fallait pas que j'en parle, ca l'a tout tourneboulé.

pfffff


bon, dans les bonnes nouvelles j´ai toujours pas de boulot. tremblez dans vos chaumieres, bientot je vais venir chougnier devant votre porte que je n´ai plus de maison, puis je viderai la caisse avant de dispraitre dans la nature.
ou pas.

en gros, là j´ai raconté toute ma vie.
j´ai terminé une démo que j´ai aussitot envie de recommencer.


mais la bonne nouvelle c´est que j´ai récupéré mon piano, donc je me raccroche a ces concours pour avoir quelque chose a faire de ma journée.

voila. on a vu mieux comme emploi du temps.
et tout le monde de me dire que je ne peux pas avoir une journée pourrie puisque je ne travaille même pas. ils sont droles, les tout le monde. je les aime bien. sauf des fois.

bon. sur ce, c´est tout.

...


vendredi 5 mars 2010

où c'est la fin des haricots

moi, quand j'ai pas de boulot, je m'achète un ordi. parfaitement. ça aide. c'est bien. parce que justement, là j'ai les moyens tu vois. pis il est trop mignon, il est tout ptit. et je peux même pas mettre de CDs dedans pace que c'est pas son boulot.
son boulot, c'est faire de l'internet
hahahahahahahaaaaahahhaa


...

jeudi 14 janvier 2010

où l'on en sait rien

puisque je vous dis que je sais pas, j'ai rien entendu, et j'ai aucune idée de quand je le saurai. "au plus vite" qu'y-z-ont dit. au plus vite. moi je trouve que ça pourrait étre plus vite que ça, mais bon. ça compte pas, hein.

ceci dit, je peux vous raconter comment ça c'est passé. à savoir, j'étais plus enrhumée, mais quand même tout juste sortie de la période malade, alors pas vraiment avec un sentiment de top de la forme. bref. toujours la meme histoire avec les chanteurs...c'était à 13h20, et mon gentil ronald avait proposé de me faire cours juste avant, comme ça je serai bien chauffée, et ça me paraissair idéal. sauf que l'audition que je croyais étre à 14h20 était à 13h20. donc pas possible, donc à moi de me chauffer toute seule comme une grande. berk. à 11h30, toujours pas un son audible qui est sorti de là, un espèce de truc-collant-vieux-reste-de-la-nuit qui s'accroche à mes cordes vocales... bwaaa. je me dis que c'était peut-être pas une bonne idée de reprendre le sport la veille au soir. j'ai des courbatures, et je me demande si le monstre glaireux qui dort au fond de ma gorge n'est pas un produit de ma soudaine activité cardio-pulmonaire.
chiotte.
est-ce que je vais assurer sur ce choeur que j'ai que depuis une semaine ? et ce récitatif dont j'oublie encore les putains de paroles? je hais l' italien...
rha, puis j'ai rien de correct à me mettre. entre mon jean avec un truc qui ne laisse rien secret de ma nanatomie, et une robe... usée. va pour la robe.
je me démène une dernière fois sur Louise Attaque, puis je sors à 11h15, pour chopper le train de 11h35, qui m'emmènera d'abord à Amsterdam, puis à Bussum. 1h de trajet en tout.
il fait un froid de canard et je regrette déjà mon jean et le gros pull en laine qui trainent dans mon placard.
puis j'ai choisi LE parking à vélos qui déconne et je m'escrime encore 5 minutes dans la glace à essayer de le faire monter sur les autres, alors qu'une maudite roulette a décidé de rouler à coté du rail. un bonhomme vient faire semblant de m'aider. très efficace : je trouve aussitot toute seule la solution. vade retro l'ancètre, chuis pas d'humeur.

bon, j'attrape le bon train, sur le bon quai, puis re le bon train sur le re le bon quai. à l'heure, et tout. même pas de ligne annulée ou restreinte pour cause de neige... bon. ben nous y voilà. je réussi même à trouver direct l'église, sans plan, juste avec ma petite mémoire de ce que j'avais vu sur googlemaps.
il fait aussi un froid de canard dans la salle de chauffe. c'est dróle, non ?
j'apprécie que, curieusement, on soit 4 à attendre, et chacun d'un pupitre différent. donc au moins, on est pas de la concurrence les uns pour les autres.
ils ont une demi heure de retard, parce que les tous premiers étaient coincés à amsterdam le matin. comme quoi...
on échange quelques mots avec les autres. on attend. le ténor a choisi un air mais n'a que la version de basse avec lui. alors que la pianiste a la version de soprane. ça va. je suis contente d'avoir limité les éléments de stress type : oublier sa partition, arriver à la bourre, ne pas trouver le lieu...
ça se décime petit à petit. il ne reste plus que la mezzo et moi.
il parait qu'il fait chaud dans l'église. puis que ça sonne bien.
elle est pas bien sûre d'elle en ce qui concerne cette audition. chez bach, ya pas de mezzo. ya bachsopran ou alt. et elle est entre les deux. mais elle trouve que je c'est magnifique ce que je fais. je la remercie puis je fais encore ma tronche d'étonnée, parce que je sais pas quoi faire d'autre quand on me complimente. puis parce que je sais jamais si c'est sincère. alors. bon.
c'est l'heure, alors. on y va.
je ne quitte pas mon pull, c'était bien la peine que je mette un robe. j'ai trop peur d'avoir froid. je garde mon pull.
ils sont 3 au jury, plus la pianiste, Gerrie, que je connais. toujours aussi rayonnante, elle me fait un sourire éclatant.
le chef qui est tout nouveau, jeune, puis un vieux bonhomme, le directeur artistique je crois, puis la responsable du casting. genre. quelque chose comme ça. l'administration, quoi. ils sont amicaux tous les 4. le chef se lève pour me serrer la main. groumpf. merde. je sais jamais s'il faut juste les saluer ou bien se présenter, serrer la main... mais de toute èvidence, j'aurai préféré qu'il ne quitte pas sa place pour venir me dire bonjour.
bon.
arrête.
je dois me présenter.
je bafouille que ça fait 4 ans, que j'ai fait mes études en france et que là j'ai juste des cours privés, que j'ai pas eu les concours en allemagne. euh. oui. puis mes diplômes universitaires. glorieux CV.
il me demande où en france, si j'ai essayé les concours en hollande. non. bon. curieux parcours. étrange.
jamais chanté la passion selon st matthieu ? c'est drôle, apparemment. c'est un incontournable ici. elle est chantée par tout le monde, tous les ans pour pâques. chaque chanteur hollandais a fait une fois une tournée avec la passion selon st matthieu. passons. chantons alors.
je chante. Piangeró. de Haendel.
et j'apprécie les regards plutot agréablements surpris qu'ils échangent. surtout sur les notes aigües que j'attaque tout doucement. je suis bien concentrée.
pas de commentaire. on passe au premier choeur de la Passion. c'est interdit, en vrai. Bach après un opéra de Haendel, mais on le fait quand même. par contre, du coup, je fais un Bach plutot haendelisé, dans le genre.
là, le chef trouve des choses à dire et me demande de faire les notes tenues sans vibrato, sans perdre la rondeur dans la voix. sans prendre un voix d'enfant, en gardant toutes les harmoniques. il me dit, essaie pour voir, je sais que c'est dur et que ça risque de ressembler à rien.
j'essaie. et j'apprécie encore les regards entendus. ça ressemble à quelque chose.
puis il me reprend encore sur quelques virgules ici et là. rebelote.
bon, je ne pouvais pas y échapper, pour la troisième fois que je leur chante ce choeur, je plante une note à coté vers la fin. j'attaque une phrase sur un la aigü au lieu du sol aigü. ça les fait bien marrer que je veuille le faire encore un peu plus haut. ouf.

le chef me fait un dernier commentaire sur mes aigüs, et suppose que je ne suis pas soprane léger, et que je devrai peut-être me faire entrendre par d'autre professeurs de chant, à moi de voir.
voilà, on a fini, merci, au revoir, on vous fera savoir au plus vite.

bilan, je crois que j'ai montré le maximum de ce que je pouvais. un récitatif, un air lent, avec un passage super rapide et plein de vocalises, pas trop haut en général mais avec des pointes vers les aigus, ma capacité à changer de style, opéra oratorio, et à réagir rapidement aux instructions du chef. je crois que j'ai pas fait la soprane qui veut qu'on l'entende même quand elle chante en choeur, même si j'avais un air d'opéra. je crois que j'ai fait de mon mieux et qu'ils ont apprécié. j'espère qu'ils prendront ma jeunnesse comme un atout, ou bien parce que je suis toute neuve sur la Passion, et que je n'aurai pas de vélléités à vouloir rester dans mon vieux schéma interprétatif déjà chanté 1000 fois, ou qu'ils me donne un chance, en tant que jeune chanteuse... j'espère.

voilà, je repars alors qu'un soprane entre dans la salle de chauffe. suis toute frétillante. j'achète un Glamour et je saute dans le train. toute occupée à m'instruire sur la vie de Gwen Stefani, je ne calcule pas que ce train s'arrète dans toutes les gares d'Amsterdam sauf Centraal. et je me retrouve à l'aéroport de Schiphol. super. je sors de là, au beau milieu du centre commercial, pour me rendre compte que je peux soit retourner à Amsterdam et changer là-bas pour un train vers haarlem, soit passer une demi heure dans le bus.
chier, parce que j'ai déjà payé mon billet de train, mais j'opte pour le bus.
groumpf. une demi heure apres, j'ai la gerbe d'avoir lu dans le bus et la flemme d'aller chercher mon vélo à la gare. je me couche. je crois qu'il est 6h du soir, et il fait déjà nuit.

lundi 11 janvier 2010

où l'on met la main à la pate

salut salut

et nous sommes heureux de vous annoncer un post dans la même tendance que le précédent : la joie et la bonne humeur !

d'abord, ya ma soeur qui débarque jeudi avec son gros bidon (je me demande comment je vais la caser dans ma chambre, mais c'est une autre histoire.

puis c'est toujours aussi propre chez moi, meme un peu plus, j'ai achetée deux fois le meme pyjama en soldes chez H&M, puis une taie d'oreiller pous aller avec ma housse en forme de fraise.

puis j'ai bien créativé toute la semaine, j'ai plein d'idées envies, et surtout, j'ai commencé à sublimer toutes mes horreures de dedans. et ça fait du bien, c'est incroyable. donc j'ai fait mon auto-moi en argile, hideusement et exagéremment trop pas réaliste, et en méme temps, si vrai... et depuis, je suis super contente avec mon 42 à extension variable. je vous jure.
puis du coup, j'ai commencé une galerie de monstres, et j'ai portraitisé ma boulimie. elle sèche au dessus du radiateur en ce moment, toute pétrifiée.. niarf niarf. je la plains presque.

enfin, je me fais ma propre art thérapie, quoi.
puis il a neigé toute la semaine, les bus sont arrétés, toute la ville est blanche et quand tu passes sous un arbre tu te prend un kilo de poudre sur le crâne. on a fait une batailles de boules de neige avec mes collègues de boulot et on s'est bien vengés sur le plus petit. haha, toujours les mêmes qui trinquent. pour ma part, j'ai été assez épargnée. c'est l'avantage de ma casquette de snob bourg' susceptible : personne ose me taquiner ! niarf.
mouais. passons.

j'ai choppé un coup de froid quand même mercredi dernier, (non, je vous jure que ça n'a absolument rien à voir avec ma promenade en minijupe à 2 h du mat.. ben quoi, il fallait bien que je rentre à la maison), et que j'ai réussi à l'expédier en 3 jours à coup de gouttes, de pilules, de pamplemousse et de cumin au miel. (j'ai lu ça dans mon bouquin d'épices tout neuf.) et ça a marché !
parce que bon, demain, j'ai mon audition... et j'ai super envie-pas envie. ha. glups. parce qu'en fait ce serait idéal de pouvoir chanter là bas. enfin, pas idéal, mais vraiment le mieux de ce qui se propose à moi aujourd'hui. alors j'ai pas envie de foirer.
puis c'est l'heure de confronter l'opinion subjective (quoique agréable) de notre pianiste, avec celles des jurys.
bon bon...

sur ce, amis...
on s'appelle on s'fait une bouffe ?

mardi 5 janvier 2010

où tout le monde est très aidant


Petites inquiétudes professionnelles 
(oui, bon, tu quittes Anne&Max, mais peut être ce serait bien d'avoir autre chose, hum ? voir même de s'en occuper? hum?)
Parce qu'en vrai, je ne sais pas faire une lettre de motivation en hollandais, et qu'envoyer un torchon plein de fautes improbables avec des phrases incomplètes ne me parait pas idéal comme première impression. donc j'attend l'aide de ma gentille colocataire, ou de Gius, ou ma cousine, enfin, bref, quelqu'un. mais les quelqu'uns sont très contents de m'aider le jour où ils ont le temps. donc pas aujourd' hui. 
ceci dit, tout le monde est très aidant.

lundi 4 janvier 2010

où l'on commence bien l'année

   Mieux que ma collègue qui s'est fait piquer son scooter et moitié assourdir par un pétard gigantesque qui a fait éclater la véranda sous laquelle elle se trouvait... tympans percés et bain de verre brisé.
radio potins bonjour les drames.

J´aime bien les années nouvelles. on se sent tout prop´.
   Puis aujourd'hui j'avais un premier rendez-vous avec une pianiste recommandée par Ronald. Adorable, super gentille et terriblement enthousiaste. elle m'a donné 50 adresses et numéros de téléphone, elle trouve que je dois me faire entendre, que c'est formidable ce que je fais que je dois me lancer et que ça va marcher tout seul, elle le sait déjà.
bon.
résultat, la semaine prochaine j'auditionne pour un choeur professionnel où elle est pianiste. ça veut dire que les répètes et les concerts sont payés. et elle pense que j'ai vraiment mes chances.
un concert par mois... essentiellement du bach et ses prédecesseurs. et j'adorerai !

pour le reste, on va bosser ensemble 2 fois par mois, voire du répertoire... ihi. cooóóóóoool

sinon, ya un autre choeur pour lequel j'aimerai vraiment bien chanter, mais j'ai vu qu'ils ne cherchaient que des basses et des ténors (quelle surprise...)

je vais les contacter quand même.

voilàaaa !!
pis c'est tout bien rangé chez moi, j'ai de nouveau des culottes propres et j'ai acheté de la terre pour faire un auto-moi en 3D horriblement réaliste, histoire d'en finir une bonne fois pour toute avec ces complexes à la con. je me réjouis d'avance : je vais bien rigoler.

ah, pis j'ai un nouveau vélo. bon, pour l'instant il dort chez le garage parce que j'ai pas encore d'antivol et que j'ai déjà déraillé, mais bientót... ils sont cons aussi ces vélos hollandais : ils ont une caisse de protection autour de la chaine. alors c'est mignon, mais quand tu dérailles, il faut tout démonter pour la remettre en place.

sur ce, la bibli ferme déjà, alors je vous laisse à vos agneaux.