samedi 8 janvier 2011

où ça nous apprendra

parce que je suis/fus en période marée basse économique
(t'as qu'à travailler plus, flemmarde)
(mais heureusement le papa noël fut fort généreux)
j'ai essayé de réduire les dégâts en gérant un peu le quotidien
supprimer le superflu
tout ça
pour me sentir frustrée à mort évidemment
c'est comme la bouffe ce truc là
d'ailleurs je vous en reparlerait une autre fois
mais c'est un sujet formidable, le zermatisme
donc je disais
je me restreignis
et j'ai arrêté de donner aux bonnes oeuvres.
dans les dents, les bonnes oeuvres
on va d'abord s'occuper de notre cas.
donc le petit virement par mois : au trou.
bien sûr je leur manque à mort
même s'ils me remercient du fond du coeur pour tout ce que j'ai participé
avec force de détails sur les lieux d'action
et tout et tout.
bon.
pas que j'étais trop fière de moi
surtout qu'on parle de 6€ par mois, quand même
mais à la longue...
bon.
donc c'est en état de culpabilité que je monte dans le bus à Amsterdam
(pourquoi j'étais à Amsterdam déjà ? aucune idée.)
et là je vois cette grande affiche
"Aids machin-chose - envoyez un sms et vaccinez un enfant"
bon, me dis-je
(encore?!)
allons pour un sms
c'est pas beaucoup un sms
pis si ça peut vacciner un enfant alors...
et moi d'envoyer le sms.
- aussitôt se réveille en moi le virus du "tous des pourris"
avec force de doutes sur le thème de "à qui profite le crime"
et "quel est le salopiaud se remplit les poches avec mon sms
puis à tous les coups je l'ai pas envoyé au bon numéro" -
quand je reçois une confirmation
"félicitation madame vous avez sauvé un enfant."
bien.


c'était ya un gros mois et demi je dirai, ç't'affaire
pis hier soir, je reçois un coup de fil
chez moi
sur mon portable
à 18h43
de Aids machin-chose
pour me "remercier de mon sms"
"qui a déjà fait tant de choses formidables"
"et si j'ai pas quelques euros minutes à leur consacrer"
non.
merde quoi.
on travaille à s'affirmer en ce moment
savoir dire non, tout ça
oser tenir ses positions
défendre ses opinions :
quel occasion rêvée !
"désolée, pas le temps."
raccrochement.


mais quelle ne fut pas ma surprise
lorsque ce matin, mon téléphone sonna.
Aids machin-chose merci de mon sms et si j'ai pas quelque euros minutes à leur accorder
bon.
s'ils appellent tous les jours, autant en finir une bonne fois pour toutes.
allez-y Albert, étonnez-moi.
cette fois c'est un bonhomme
qui lit laborieusement tout ce qu'il y a de marqué sur son petit écran quelque part
et je comprends un mot sur deux
donc je réponds "11h23" quand il me demande combien de victime il y a dans le monde
puis je le coupe en lui disant que oui, je préfère le vert même si j'aime bien le rouge aussi, mais que non merci, là ça va,
mais je suis déjà une grande généreuse devant l'éternel
et je donne déjà à d'autreS(!) causes

il insiste
(y se fait pas avoir par le coup du "on peut pas donner à tout le monde", Albert) 
y dégaine un si je veux bien les aider beaucoup avec juste un petit peu de moi-même
(5€ par mois)

stoppable immédiatement, bien entendu
si je peux stopper quand je veux alors
autant stopper tout de suite, moi je me dis
mais il insiste un ptit peu
en disant qu'il ne savait pas que "madame" donnait déjà
et là je bredouille ouioui, ben Oxfam Novib...
(ça existe je vous ferai dire.)
(juste on vient de se séparer, c'est mieux pour le moment)
finalement
j'ai gagné
je lui ai dit bravo, merci, bonne journée, et ADIEU


et surtout jamais
jamais plus on ne me reprendra à envoyer des sms pour la bonne cause


peut être je pourrai essayer pour la StarAc'
imagine que Nikos me téléphone de bon matin
si je ne veux pas sponsoriser TF1...
trop dommage
TF1 n'est plus qu'un rêve lointain depuis mon émigration
(des fois c'est bon de se le rappeler)

où ouiiiiiiii

vous ne devinerez jamais
mais je vous jure que c'est vrai
c'est enfin arrivé
je ne me sens plus de joie
c'est l'extase, 
que dis-je l'extase
le paroxysme de la joie ultime


j'ai terminé la farine de maïs

vendredi 7 janvier 2011

où ya pas de titre, faites-moi pas chier

quand même c'est fou ça
comme c'est facile de blablater sur des idioties
et comme dès qu'on veut parler d'un truc un peu
tu vois quoi
quèk chose que c'est pas juste des idiotismes ambiants
c'est soit la sèche
soi la laborite aigüe
(je passe mille heures sur un papier à chier que je finis par déchirer en quatre cent soixante-sept tout petits morceaux)

c'est nul

c'est cool

ça veut dire que je ne serai jamais théoricienne de l'évolution de la poule d'eau

ni docteur en physique quantique (de noël)

yen a qui en doutaient encore ?

jeudi 6 janvier 2011

où on perd la main


je pourrais vous faire un long déambulatoire
ou bien encore du moyen-long efficace
ou au moins un court et percussif
mais j'ai rien qui se pointe
j'ai la plume ailleurs
je rêvasse non escriptiquement
sans papier
alors je vous laisse seuls 
abandonnés
c'est scandaleux
moi si j'étais vous je me ferais un procès.

mardi 4 janvier 2011

où on vous sert la soupe nouvelle


La Soupe aux mille parfums 
au bon goût de rien

Lisez une recette quelque part à propos d'une soupe de topinambour au tofumé, et trouvez là l'occasion idéale de vous débarrasser de ce vieux morceau de tofumé périmé demain.
   J'aime les topinambours. le tofumé, moins. ya des gens qui disent "les topinambours, ça fait pêter", et bien ils ont raison. Mais on ne recule pas devant si peu dans la famille. 
    Je pourrais écrire une ode au topinambour. ma prochaine création musicale, pourquoi pas, un opéra, sera en honneur au topinambour.
que c'est bon, oh si bon que c'est bon, le topi le topi le tooopiiiiiiiiiiiiiinambour

mais revenons à nos tubercules. Nous en étions à la soupe au mille parfums.

   Donc faites cuire quelque topinambours, et commencez pas à m'agacer avec des question du genre combien, parce que sinon j'arrête. Quelques topinambours. Comme ça plof dans l'eau, et laissez les cuire tranquille sans les faire chier. L'eau va devenir jaune poison, c'est normal. (enfin j'espère)
Piquez 50 fois dans le plus gros pour voir si c'est cuit (faut pas les faire cuire trop). ça les énerve, après ils font des blagues, du genre dès que vous avez le dos tourné, les plus petits en profitent pour éclater, ces petits sacripants. Égouttez-les en soupirant et enlevez-y la peau (ça part tout seul, c'est rigolo).

  Ah oui, j'ai oublié, pendant ce temps, rappelez les oignons et dites-leur de revenir immédiatement dans une gamelle bien chaude parce sinon ça va chauffer.
Ajoutez-y le kilo de tofumé pour leur faire de la compagnie.
   Puis quand vous avez fini de desquamer les topinambours, mettez-y avec le reste de la famille, ajoutez-y de l'eau et mixez-y avec le mixeur de votre prof de chant (c'est important).
   Constatez que la greluche qui vous a raconté que c'était une bonne idée de mettre du tofu dans la soupe s'est bien foutu de votre gueule, et tentez pour la millième fois de réduire en bouillie la mixture. ça restera plus proche du couscous, résignez-vous.

   Ensuite, goûtez. demandez-vous si vous n'avez pas oublié les topinambours, et versez une larme pour ces vies perdues par une cause si vaine. 
   Devant le grand vide gustatif, ajoutez-y un peu de bouillon de légumes. regoûtez. hm
   Du coup, ajoutez un peu de fromage blanc. Puis un peu de farine de maïs (un jour vous arriverez à la finir). et devant le grand abîme de goût, ajoutez-y un peu de sauce soja. hm. du sel et du poivre, alors. hm. en désespoir de cause essayez la pâte d'amandes blanches. puis abandonnez.
   Évaluez la taille de la gamelle, et soyez heureux de constater que vous en avez pour 3 régiments.


Conseil du chef : mangez-là avec un tartine de pain complet au pesto, histoire d'avoir l'impression de manger quelque chose.

lundi 3 janvier 2011

où on se millefeuille, suite

j'avais promis, alors voilà le compte rendu du millefeuillage par derrière
(ouh)

   J'ai essayé un masque que Tata Sonia conseillait pour le visage du haut, et que j'avais trouvé fort agréable. en fait, le seul et premier masque dont j'avais remarqué une différence après, autre que d'avoir la face rouge et mouillée. (ça vient peut être du fait qu'il faut le porter pendant une heure... une heure !)

   Maintenant que j'y repense, elle l'avait qualifié de "repulpant". c'est pas vraiment non plus de dont j'ai besoin pour la face du bas, mais c'est pas grave. prête tout pour améliorer notre qualité dermatique popotale : à moi les cotons, la lotion, le tonique...

et c'est là que tu te dis que c'est peut être pas pour rien que c'est une masque pour le visage.
parce que
1. c'est super dur de se coller des tranches de coton sur le popotal, même aidée d'un miroir supersonique, parce que quand tu veux en mettre à gauche, ben ta main va à droite. très ennuyeux. donc au final, je me retrouve avec une moitié de fesse doublement masquée, et l'autre toute nute.
2. c'est assez triste de voir la quantité de produit qui part, parce que décidement, la surface de la face d'en bas et au moins 4 fois supérieure à celle d'en haut. triste constat. c'est à cause que ya pas de nez ni d'yeux je suis sûre. ça doit être ça.
3. c'est quand tu viens tant bien que mal de te momifier le derrière que tout à coup te vient une envie terrible d'aller voir le pape, mais que non, il te faut attendre une heure  (une heure !!) avant d'aller lui faire la causette.
4. tu peux plus t'asseoir ni t'allonger pendant tout ce temps-là (une heure !!!) donc pas d'ordi, pas de piano (elle ne jouait pas de piano debout), pas de méditation, pas de vocalises puisqu'il est 22h15, et tu te retrouves à lire à quatre pattes et à tourner en rond comme une lionne en cage (une lionne qui porterai le nouveau fashion-coton-slip-de-fesse)

Finalement, en essayant d'enfiler de quoi tenir le tout, la moitié dudit masquage s'est cassé la gueule par terre et j'ai abandonné.

demain j'aurai un tiers de fesse de soie.
je piaffe d'impatience. 

dimanche 2 janvier 2011

où vivre seule, c'est de la bombe

quand je me retrouve à frotter de la crotte de chat molle collée sur le mur de la salle de bain de mon prof de chant
je me rappelle pourquoi j'en ai pas à la maison
de chat
même si je les adore ces ptites bêtes
quand je me retrouve avec la jambe vandalisée
à tel point que j'ai plus qu'à m'en acheter une nouvelle
alors que c'était pour son bien à lui
-le monstre a les oreilles nues
donc il risque le cancer de l'oreille à chaque bain de soleil
donc il faut lui mettre de l'écran solaire...-
je me rappelle pourquoi mon espace à moi
n'est habité que par mes chaussures
ma collection de vernis à ongle
et mon cactus sans poils

samedi 1 janvier 2011

où on fait des voeux

ouéeééééééééé !
bonanééééééééeeee !
ce qui me permet de lâcher encore un inventaire
je ne peux pas vous promettre que ce sera le dernier
mais le premier, ça je veux bien.
alors allons-y les enfants
pour vous
une année toute fraîche cueillie
avec dedans plein de pochettes surprises
4 petits escargots
un pelle de bonne humeur matinale
3 grammes de tournesol
1cl de paix intérieure
une bonne douzaine de chevals blancs
quelques bougies à la fenêtres
et des pepernoten dans la poche
5 kilos de pêche(s) miraculeuse(s)
12 raisons de vivre
2 soirées pyjama
1 avalanche de rigolades
(on en a jamais assez)
678 minutes pour soi
pour rien
comme ça
1 brosse à poils doux
une pincée de culture(s)
un bon sac de parenthèses
(merde à la fin quoi c'est vrai)
57 moments volés
4 stères d'air frais
8km de balades inspirées
706 bouches que veux-tu
et mille façons de faire un pot-au-feu

les dépassements de prescription sont fortement recommandés


jeudi 30 décembre 2010

où on rentre tard

l'avantage de travailler le soir
c'est que quand on rentre à la maison
alors que tous les autres dorment
des fois
on entend les voisins qui font des galipettes
c'est sympa
ça met de l'ambiance
pis ça fait aussi l'occasion de se rappeler que ces choses là
dans toutes les langues
ça se dit à peu près pareil

mercredi 29 décembre 2010

où on inventaire

aujourd'hui 
il est tard
j'ai envie de dormir
mes valises sont défaites sur le tapis
ça ne sent plus le fromage dans ma chambre
j'ai eu l'ambition un peu trop haute 
concernant un air d'un certain W.A. Mozart
j'ai réussit à dire quelque chose d'ímportant à ma cheffe 
sans rougir ni bégayer
j'ai les joues qui collent de crème
les mains rèches de boulot
les paupières qui se ferment
quel moche mot
paupière
je ne suis pas allée à la bibliothèque
j'ai fait les soldes sans rien acheter
je suis fière de moi
et c'est vrai que j'aime assez les inventaires
ya mon réveil qui sonne demain
il me l'a promis
aujourd'hui il est tard
j'ai envie de dormir
j'ai les mots qui se confiturent
derrière mes yeux
je sais pas bien où

alors rien

alors

rien

mardi 28 décembre 2010

où c'était noël

On a joué aux cartes, on a rigolé, on a parlé sérieux, puis moins, on s'est serrés dans les bras, on a dormi, on a pelleté dans la neige et on a joué à attraper des courbatures, on a chanté un peu, on a pleuré un peu aussi quand même, on a caressé le chien, on a mangé, on a réussi à ne pas prendre 4 kilos, on a bu du Grangeon, du champagne et de la crème de châtaigne, et on a eu mal à la tête à cause de toutes les bulles qui parlaient très fort dans la tête, on a joué à compter nos cadeaux et on a presque gagné, on a reçu de quoi parfumer les ambiances et l'eau chaude, de quoi se vitaminiser, de quoi rigoler un peu, de quoi méditer, de quoi s'adoucir la peau et la gorge, de quoi s'engrenouiller à mort, de quoi s'essuyer la bouche avec des couleurs, de quoi sourire, de quoi se rappeler pendant les longues soirées d'hiver, de quoi mettre un peu d'épinards dans le beurre, de quoi lire avec des images, de quoi remplir, de quoi vider, de quoi faire de la soupe, de quoi coudre, de quoi se décorer le cou, de quoi mettre dans les plantes qu'il ne me reste plus qu'à trouver, de quoi se colorer les pieds en chaud, de quoi se réchauffer le coeur et les pieds et les oreilles.


merci Papa noël/Jésus/et tous les autres


surtout les autres

vendredi 24 décembre 2010

où Jean-Claude, la terreur des légumes-racine

tremblez, oignons, carottes, et autres cèleris !
mes patrons gentils m'ont offert un Couteau de Chef pour Noël
un truc gigantesque
de chez Sabatier je vous prie
Jean-Claude de son petit nom
pas de la demi portion, laissez-moi vous dire
ça me fait de la compagnie
je ne me sens plus de joie.
ça va être trop bien
je vais me la péter à mort avec mon king size supersonique
trop koule
ça va émincer dans les chaumières
tchac tchac tchac
mais ce soir je le laisse dormir bien au froid dans son petit emballage spécialisé anti accidents.
bonne nuit mon ptit Jean-Claude...
(je l'aime déjà)
et ils vécurent heureux et eurent beaucoup de petites fricassées.


ce matin je me suis fait une tartine beurre-gouda-tranche de pouce
avec ma raclette à fromage
à fromage
tu sais le truc plat avec une fente pour faire des lamelles

je sais pas si c'était bien raisonnable
je sais bien mon Jean-Claude, on s'est plu comme ça direct
mais c'était une folie
nous ne pouvons pas rester ensemble
quittons nous avant de nous faire trop de mal. 
c'est mieux comme ça.
adieu mon Jean-Claude
moi aussi mon Jean-Claude.
adieu mon Jean-Claude
adieu

quelle douleur
quel déchirement


(je crois que je vais l'accrocher au mur au dessus de la cuisinière pour faire style)

jeudi 23 décembre 2010

où on décroche de la parenthèse

c'est dur.
très.
je me suis retenue à mort de ne pas en mettre autour du "c'est dur".
c'est dire.
c'est dur.


je suis en plein bad trip avec tremblements, sueurs froides et tout le tintouin.
il me FAUT ma dose de parenthèses


 AAAAAAAH


AAAAAh


aaah..


(...)




et merde

mercredi 22 décembre 2010

où on comprend pas pourquoi personne ne comprend pourquoi

J'ai pas bien envie de re-re-regarder les vidéos de quand j'avais deux ans et que je me tripote sur le gazon, les yeux dans le vague.

du temps où oma nous immortalisait avec talent 
(je rigole)
à grands coups de caméra vidéo.
d'où le document existant.

   C'est l'été, souvenirs se rapprochant le plus du paradis terrestre : on se promène à poil et on cueille des groseilles, pis on patauge dans la piscine toute la journée. sans compter les glaces de mémé et le sacré graal : les dessins animés. pour une élevée sans télé, c'est la joie suprême.
pis ce moment où, les yeux dans le vague, sous la caméra acéré de ma grand mère -qui au lieu de tourner la lentille pudiquement, fait un gros plan sur moi- j'ai une main dans la bouche et l'autre entre les pattes.

c'est pas parce qu'avec l'innocence de mes deux ans je ne savais pas que
1. j'étais filmée
2. c'était pâs des choses à faire en plein air
qu'il faut en profiter pour se bidonner à mon insu.
au contraire.

C'est comme si personne ne comprend que l'enfant sur le film, c'est moi. Genre comme si l'enfant-moi c'était quelqu'un d'autre. C'est pas parce que ça fait 21 ans, que c'est plus la même personne. et qui a envie de regarder un film en famille où on se touche dessus ? hm ? dites moi ? et pourquoi ce film n'a pas été immédiatement détruit ? hm? et mon droit à l'image alors ? hm? 

Pour noël à tous les coups je vais y re-avoir droit.
et tout le monde se bidonne.
c'est limite quand même, je trouve ça très limite.

mardi 21 décembre 2010

où la la

bon ça va, je survis quand même hein, merci de l'avoir demandé.

aujourd'hui je pars remplir ma valise de commandes de choses d'Hollanderie pour mes gens.
j'ai quatre jours à noël et j'en profite pour m'évader vers l'Allemagne, où je serai rejointe par ma douce maman et son hômme. et plus ça va, et plus il me reste 2 cm³ d'espace de valise pour stocker mes culottes, mes robes de soirées et mes louboutins.
genre.
je m'la joue bloggueuse influente, voire si ça joue sur mon trafic.

mais j'en doute. donc on va rester sur les 2 kilo et demi de fromage de hollande, les bonbons que je trouve affreux, un bout de bois promettant que des champignons japonais poussent dessus -oui, ça fait pas très hollandais, je sais. heureusement que je prends pas l'avion.
sans compter les millions de cadeaux pour presque tout le monde.

et voilà.
c'est le presque qui vient faire chier.

parce que tu culpabilises toujours d'avoir fait dans le "presque" tout le monde, et que ceux qui sont pas de le presque y vont se dire que tu les aime pas, ils vont être vexés comme des poux et noyer leur chagrin dans le mousseux, pour finir à pleurer sur tes genoux sur des qu'est-ce qu'y z'ont fait pour mériter ça.

pis ya le dilemme de la chic-itude le soir de noël.
parce qu'on veut tous bien les épater avec notre petite robe argentée et tout et tout. sauf qu'elle a pas l'ombre d'une manche, et que si tu en mets, tu perds tout l'effet de la magnifique rober bustier argentée.

en plus, depuis, j'ai appris qu'apparemment, c'est plutôt le doré qui me va bien. du coup, c'est vrai, j'ai l'air blafarde en argenté.
chiotte.

en même temps, je peux même pas dire ce que je vais mettre en vrai ici, puisque ma mère est la seule à venir sur ce blog et elle a pas le droit de savoir. avec ma soeur. je précise. c'est un blog très familial.
c'est pas grave, hein. après tout. je pourrai écrire juste pour moi toute seule. et pour le japonais et la croatienne passés par hasard là-dedans il y a 7 mois. jamais revenus, il va sans dire. je leur en veux pas.

-comme on se prend le choux des fois pour rien-

où on ressort de l'inédit

j'ai caché des messages d'avant jamais publiés mais aujourd'hui enfin ils le sont (merci seigneur) sous un nouveau libellé. 
si vous arrivez à les dénicher.
ou pas.


pis des fois aussi je fait des un truc à rebrousse post. 
genre celui de ya 3 jours.
mais je veux pas vous obliger non plus à vous retaper toute ma vie, hein. 
je le dis, c'est tout.


ceci n'est pas un odieux teasing.
d'ailleurs je m'en fous que vous regardiez.


pour la peine je ne poste pas ce billet. 
j'en ferai un rebrousse post. 
na. 
et toc.

lundi 20 décembre 2010

où ça continue

ceci dit je vous ai épargné l'épisode du téléphone qui ne nous réveille pas le matin de l'entretient d'embauche, c'était sous-entendu.

où pour finir

et la cerise véreuse sur le gâteau pourri, c'est que j'ai perdu mon labello.

où la vie est méchante

je suis une inadaptée. je l'ai toujours su :  je me suis plantée de période au moment de venir sur terre.

j'ai un nouveau téléphone, qui sonne vachement bien. je l'ai déjà dit. sauf qu'il faut valider 50 fois avant que quelque chose soit validé. d'où le nombre de messages attendant d'être envoyés parce que je crois qu'ils le sont déjà. ou bien le réveil qui ne sonne jamais puisqu'il attend que oui oui, je lui confirme une dernière fois que je veux bien être réveillée à l'inhumaine heure suivante. ou bien le mode silencieux qui reste silencieux jusqu'à ce me que je rappelle qu'il est toujours en silencieux, soit une semaine plus tard.
rien de dramatique : personne m'appelle jamais. je paye un crédit pour rien du tout. quand je regarde dans mes archives, j'ai que des sms de mes patrons qui me demandent si je veux venir plus tôt, plus tard, pas du tout et comment va le chat de mon prof de chant.
mes gens m'appellent sur skype. d'autres il n'y a.


"n’éteins jamais ton téléphone, la Scala peut toujours téléphoner."
ce fut le conseil du jour.
donné par un gentil ténor collègue de Bachkoor.
la belle vie des ténors.
je m'en souviendrai.


   Moi je suis très "signes". genre, la vie te pousse dans tel sens. te conseille de ne pas aller dans celui-là. en général, quand on est dans une bonne vague, tout se conjoncture comme il faut, et c'est pour moi toujours une confirmation du monde, que oui, j'ai fait les bons choix, je suis dans les bon procès.
la difficulté là dedans, c'est comment juger de quel est le message derrière le signe.
   Là, par exemple, j'ai eu une chance de dernière minute de chanter au Concert Gebouw. Un choeur s'est échoué en Allemagne pour cause de neige. Il doivent chanter le Weihnachts Oratorium de Bach au Concert Gebouw d'Amsterdam, dimanche soir-même. y faut un choeur pour les remplacer, si nous on veut pas le faire. 
(je rappelle que la dernière personne que j'y ai vu, au Concert Gebouw, c'était Renée Flemming RENÉE FLEMMING) (c'est la classe internationale, de chanter au Concert Gebouw. pour ne rien gâcher, on est payé 200 euros par personne.)
    Message reçu dimanche à 15h45, lors de l'allumage dudit téléphone. 7 appels manqués. plus un mail (pas ouvert ma boite aujourd'hui). Concert de dernière minute. 200€,  tout ça. Répétition prévue à 16h30, à Amsterdam, si je veux bien me joindre à eux. 
    Donc quand même, on pourrait se dire :  "juste à temps Lulu, tu a cette chance, on te tire à l'oreille au dernier moment, vas-y fonce".
  Je mets 5 minutes à comprendre de quoi il 's'agit, si c'est pas un mail d'hier (hier on avait un concert aussi). J'essaie de joindre l'organisatrice, je trouve pas son numéro.
Je réécoute 7 fois les 5 message en espérant trouver la fonction "rappeler votre correspondant" mais ça n'existe pas. ni la fonction "passer au message suivant", d'ailleurs.
   Puis je me décide à y aller. si je choppe un taxi, j'ai juste le temps d'être à l'heure, peut-être. (bon, ça fait djà un grand trou dans les 200 euros, mais je m'en fous). j'ai le coeur qui cogne fort. Je suis bien contente d'avoir pas déballé mes affaires la veille, que ma tenue de concert et le reste soit encore prêt.
   J'appelle un taxi et je courre comme une folle jusqu'au bout la rue. dans mon excitation, j'ai oublié mon sac à main. je recourre jusqu'à la maison, je grimpe les escaliers 4 à 4, et je recourre jusqu'au bout de la rue. le taxi est là. tout va bien. je suis essouflée comme une dingue, j'ai la gorge en papier de verre de l'idiote qui fait un sprint à froid par moins dix degrés. (je ne me suis pas chauffée la voix. bonjour le professionnalisme.)
   Puis finalement, je suis terrassée dans le taxi qui m'amène au Concert Gebouw, par une attaque de malédiction féminine qui m'oblige illico à rebrousser chemin et à finir la soirée dans mon lit à chialer comme une pauvresse.
(c'est ma faute, je le sais très bien : j'ai couru. et quand je suis malédictionnée, quand je cours, ça réveille tous les pires symptômes qui soient : nausée horrible, crampes insoutenables, tremblements, bouffées de chaleur, sueurs froides, sentiment d'être au bord de l'evanouissement et des fois évanouissement complet. NE PAS COURIR. le mieux toute facons c'est de rester couchée. m'enfin au pire, y aller mollo. c'est ça la malédiction.)
J'ai couru.

   Donc le message que je saisis derrière le "signe" à ce moment-là c'est plutôt : mais laisse tombeeeeeer,  regarde, on te donne des belles chances, voilà ce que tu en fais, arrête de te faire des films et retourne faire caissière chez super U, pôve nulle en slip. 
le tout accentué par le petit espoir que peut être, l'essai encore, la dernière tentative, et le ratage absolu.
c'est pas juste : tu l'as su trop tard. c'est : tu l'as su juste à temps, mais c'est quand même non.
   Puis le destin t'en rajoute une couche en te permettant tout de même de remplacer ta collègue de service au restaurant le lendemain. donc faire un extra au Concert Gebouw, non, faire un extra de service, oui.
   Et le destin décide de t'achever le jour d'après en faisant venir manger au resto un ténor qui chante aussi dans le même choeur que toi, qui lui était bien là hier au Concert Gebouw, et qui a dit que c'était de la folie pure, un truc de malade, une fête de ouf et que vraiment, j'avais manqué quelque chose. (mes patrons ont dit : "il est probablement venu dépenser tout son cash de la veille, le salopiot")

hm.

cherchons l'explication à tout ça.
c'est dur.
ça fait mal.

le plus positif que j'ai trouvé, c'est "Allô, fais-toi des amis, aie une vie sociale, fait en sorte de te servir tellement de ton téléphone que c'est la première chose à laquelle tu pense : l'allumer, ça t'évitera de manquer des occasions formidables".

mais quand même.
ça fait mal.

la prochaine fois je veux me réincarner en ténor.

dimanche 19 décembre 2010

Moment


deux bougies devant la fenêtre
des pepernoten dans la poche
une partition sur le piano
deux poires trois pommes et un citron
des chats saoûls en registrés
la danse du midi
un inventaire
un éprouvette à la vanille
une collection de caspules
une couronne sèche
deux bougies devant la fenêtre
et une chambre pleine de tout
de rien
de moi

deux bougies devant la fenêtre
et c'est déjà l'automne
derrière ce hauvent
laisse-moi caresser la plume
des enfants
la plume

deux bougies à la fenêtre
et toute une vie d'étés qui passent sans rien dire
et toute une vie d'automnes

deux bougies devant la fenêtre
et ton rire alors que je pleure
ton rire clair de marbre
blanc de pensers
gris d'enfance
et noir d'oreiller


deux poires, trois pommes et un citron
et toit et moi qui nous sauvons
par la fenêtre aux deux bougies
qui trônent devant la fenêtre
deux bougies

et toute une vie d'étés qui passent sans rien dire
à l'imparfait

où on recouisine !

Le voici le voilà enfin le tant attendu l'acclamé que dis-je, le renommé :

Cake à la Choucroute

Idéal pour inciter subtilement votre homme à se mettre à la cuisine.

Achetez de la choucroute sans réfléchir. Laissez-là s'acclimater à votre frigo pendant une bonne semaine. Rendez-vous compte que la choucroute végétarienne, c'est nul, et que la choucroute, personne ne sait comment ça se cuisine en dehors de avec 10 kilos de saucisse.
ayez envie d'un cake, et l'idée lumineuse de vous débarrasser de votre choucroute dedans.

heingrédiants :

3 oeufs de poule
le reste de farine de pois chiche, faut pas gâcher
le reste de farine de seigle, parce que qu'y faut toujours mettre de la céréale avec la légumineuse
un peu de farine de maïs, on arrivera bien à la finir un jour
un peu de farine normale, pour mettre un truc normal
un demi sachet de choucroute
du sel
plein de poivre
de l'huile d'olive
pas de fromage
un peu d'épices, je ne sais plus lesquelles
du bicarbonate de soude pour faire monter le tout

   Ouvrez le sachet de choucroute. Ne vous videz pas tout le jus sur les chaussures : l'odeur est très tenace.
   Mettez tout ça dans un saladier, dans l'ordre qui vous plaira. Si vous êtes créatif, commencez par le fromage invisible, si vous êtes raisonnable commencez par battre les oeufs. Mélangez bien, mais pas trop quand même. c'est sympa de faire un zébré avec le poivre par exemple.
   Allumez-le four trop tard, donc laissez reposer tout ça en attendant qu'il chauffe, cet indécrottable paresseux.
   Rappelez-vous que vous aviez promis de nettoyer le four, et rassurez votre voisine en lui expliquant que l'odeur de brûlé vient de four lui-même et des miettes qui l'habitent, et non pas de votre art culinaire. Dites-lui qu'avec vous, il n'y a aucune raison de s'inquiéter.
   Ayez acheté un moule à cake à l'avance, parce que sinon c'est plus un cake. le mien est en silicone rouge. 
   Lorsque vous avez fini de jouer avec votre tout nouveau moule à cake en silicone rouge, versez la mixture dans le moule à cake en silicone rouge.
   Jetez le tout dans le four devenu tout chaleureux. allez y mollo quand même, la mixture doit rester dans le moule à cake en silicone rouge, sinon, c'est plus un cake.
   Mettez le réveil 40 mn plus tard, et partez aussitôt pulvériser votre record au Bejeweled. Si vous dépassez les 136459 points, je vous fait manger mon cake à la choucroute.
   Allez ensuite récupérer le bébé dans le four épuisé par cet effort. Soyez heureux de constater que le bambin a pris 20 cm en largeur pour 5cm en hauteur. Félicitez-vous d'avoir acheté ce moule en silicone rouge.
   Ensuite, admirez l'enfant, sa croûte bien brune, ses proportions délicieuses, et félicitez-le pour sa bonne participation. Puis, découpez-le illico en tranches, pendant qu'il est encore chaud. Voyez-le se défaire en miettes sous vos yeux, et ne pleurez pas. Restez ferme. Vous ne pouvez plus rien faire pour lui. La cuisine est un art brute.
Brûlez-vous la langue en le goûtant, pour être sûr de ne pas pouvoir le goûter tout à fait.

Ce cake se mange seul, ou à deux. mais tout seul c'est mieux.

Je suis à l'écoute pour toute proposition lumineuse susceptible de terminer la deuxième moitié du sachet de choucroute.

samedi 18 décembre 2010

où on est les meilleurs et les plus beaux

quel triomphe mes amis quel triomphe.

bon, là j'ai mal au ventre d'avoir été assise presque 3 h avec une jupe en soie trop petite. mais quel triomphe. on a été beaux, on a eu droit à la standing ovation, et pour notre ptit de chef d'orchestre, je suis très contente. parce que c'est tout grâce à lui. la preuve : l'année dernière, avec presque les mêmes gens mais un autre chef, c'était nul. bon, faut dire, j'y étais pas : ça ne pouvait être que mauvais.

le seul truc qui me chagrine c'est qu'il a une copine qui a l'air idiote, et je lui aurai souhaité un meilleur goût. je suis toujours déçue dans ces cas-là. que les garçons qui  semblent un peu moins mâle de base que les autres préfèrent quand même eux aussi les minettes écervelées.
enfin bon. c'est un autre débat.
pas que je le convoite, d'ailleurs.
mais je suis en phase ou je ne convoite personne donc j'envisage tout le monde. c'est comme ça. même les chefs d'orchestres blonds (eurk) aux yeux mouafbleus (yark) avec un strabisme divergent (iho) et pesant 45 kilos tout mouillé. 

mais je voulais vous parler du concert.
en même temps je suis sûre que vous en tapez le coquillard de comment s'est passé le weihnachts oratorium chanté à Leiden par 4 ploucs de plouc les bains.

   M'en fous d'abord, j'fais c'que j'veux.

   Pour commencer, je sais pas pourquoi, mais je me sentais pas dans une ambiance "je dois chanter demain, walala dis donc." et j'ai bossé le soir d'avant au resto, pis je sais pas comment je me suis débrouillée, mais je ne suis endormie vers 5h du mat. et réveillée 7 fois en sursauts le matin, parce que j'avais pas mis de réveil et que j'avais peur qu'il soit méga trop tard (les chances étaient faibles :  je devais prendre le train de 14h37. quand même)
déjà, là, je me trouve super professionnelle. genre pas dormir la nuit d'avant, pour aucune bonne raison, c'est bien. on chante mieux quand on a pas dormi, vraiment.
   bon. j'me lève, j'me chauffe un peu. je dois encore passer rendre un cd à la bibli qui est à la bourre depuis un mois.
   Mais petit problème de logistique (décidément, je suis loin de pro attitude) comme j'ai pas de housse pour mettre ma tenue de concert. J'ai tout pendu à un cintre, (déjà, c'est mieux que tout rouler en boule au fond d'un sac plastique, je me rapproche de la pro attitude) sauf que avec la neige, ça allait pas l'arranger. donc maline, je l'ai emballée dans ma cape verte anti pluie de quand je fais du vélo et qu'il pleut (soit jamais).
mon prof de chant a cru que c'était ma robe de concert, cet idiot.
j'y penserai la prochaine fois : concert en cape verte de vélo, avec capuche svp.

   je me suis promenée toute la journée avec ce truc, tout le monde m'a pris pour une folle : la fille qui porte sa cape de vélo sur un cintre, dans le train.
bref. on repassera pour le glamour de la diva en déplacement.

   bon. je vais à la bibli. puis d'un coup je flippe d'arriver trop tard à la gare alors je me dépêche. parce qu'il a neigé 70cm hier, et tout est resté : la panique complet. aujourd'hui aussi, mais moins.
j'arrive à la gare avec une demi-heure d'avance. puis le seul train qui roule va à Leiden : c'est bien ma veine. je peux même prendre le précédent.

   je suis arrivée avec une heure d'avance. la classe. mais surtout avec un humeur de chiotte et les mains glacées. (je deviens pas tellement plus sympa quand j'ai pas dormi)
alors j'ai fait l'ermite et j'ai passé cette heure chez Bagels & Beans. je sais pas si ça existe en France. enfin bon. j'ai bu du café. parce que y parait que ça réveille. tu parles.

   J'ai profité de l'occasion pur me découvrir des première rides en dessous des yeux. on blâmera la poudre et la lumière méchante qui venait grave du dessus. mais quand même. ça calme. je suis sûre que c'est un coup de Dieu (Ménard, quoi) pour me faire acheter son contour du n'oeil.

   bon. puis finalement, le miracle s'est opéré, après 3h (3h !) à brailler du Bach, ben j'étais toute joyeuse de nouveau. d'où le postage à pas d'heure de la nuit parce qu'il fallait bien rentrer à la maisons quand même, c'est pas tout ça.

j'ai même pas de chute pour ce message édifiant. de pigeon.
donc je vous laisse à vos agneaux, moi je vais pas avoir besoin d'en compter beaucoup avant de m'endormir.

et demain, au programme : faire la loque, rester au lit, et rien glander.
je me réjouis d'avance.

vendredi 17 décembre 2010

ne lui faites pas de mal

mon ordinateur de compagnie n'a aucune éducation.
quand il est fatigué, au lieu de me le dire comme tout être civilisé : pof, il fait une petite mort. 
et quand je le remets en intraveineuse et qu'il recommence à respirer, il me donne ce gentil message : nous sommes à bout de souffle, nourrissez-nous svp.
(il est comme Alain Delon, mon ordi, il parle comme s'il était plusieurs)
mais je lui pardonne tout, c'est la seule personne au monde qui m'écoute ici pendant la journée. 
(c'est sûrement parce qu'il ne comprend pas le français)

jeudi 16 décembre 2010

où on fait des vers

on va répéter ce soir
j'ai acheté une jupe en soie
toute noire
toute brillante
elle me fait un derrière de rêve
mais je me demande
si je peux respirer dedans
et je me demande 
pourquoi j'y ai pas pensé 
au moment de l'acheter
cette jupe
et je me demande
pourquoi j'ai surtout pensé 
à avoir l'air irrésistible
pour ces quelques minutes 
avant le concert
où il y a des chances 
que je ne voie même pas le chef
chef dont je me contrefiche
en fait
et que pendant le concert
je serai tout derrière
alors franchement
mon derrière à moi 
qu'est-ce qu'on s'en fout

je me demande
si je pourrai respirer

mercredi 15 décembre 2010

où on créative cuisinellement

Moi je sais jamais comment cuisiner le cèleri rave : j'ai horreur du cèleri rave. Mais comme j'en achète régulièrement, parce que ça se garde bien, faut que j'innove. et ça marche bien. je vous livre la recette nouvelle.

Le Céleri Rave en Gelée

parfait pour renvoyer votre belle-mère à ses pénates, si elle vient trop souvent manger chez-vous.

   Prenez le grand cèleri rave acheté un jour de folie furieuse au marché bio. Épluchez- le avec un épluchoir tout neuf, sans oublier des petits bouts marrons, sinon on vous prendra pour une mauvaise cuisinière.
   Découpez le légume en morceaux petits, et jetez-les sans un regard de plus dans une casserole bien chaude. Écoutez-les se battre un petit moment, puis ajouter de l'eau parce que sinon ça brûle, et c'est vraiment pas bon. 
   Ajoutez un bouillon cube de soupe à l'oignon. c'est très bon. Moi je l'achète au bio de la Houtplein à Haarlem. Vous pouvez faire pareil.
   Ajoutez un peu de farine de maïs qu'il faut finir et qui se trouvait dans le panier à légume pour pas qu'on oublie qu'il faut la finir. Regardez se former les grumeaux. C'est toujours un moment attendrissant.
   Mettez le feu trop fort et faites vous éclabousser par les bouillonades excitées.
   Ajoutez les 3 figues sèches immangeables qui traînaient dans le panier à fruit depuis Mathusalem (lui même n'en avait pas voulu). Coupez les en 4 quand même histoire de. Ne vous brûlez pas trop les doigts en essayant de les repêcher parce que je vous ai dit trop tard qu'il fallait les couper en 4.
  Piquez sans tendresse dans le céleri encore fort dur, baillez deux fois, et partez faire des courses au supermarché le plus proche. Faites fuir votre petit pot de crème fraîche liquide, faites-vous engueuler par la dame des rayons laitier, et revenez en courant pour voir si tout a brûlé. Soyez soulagée de voir que juste le fond a un peu accroché mais que tout va bien, merci et vous.
   Souvenez-vous soudain que vous n'avez pas mis de matière grasse, et que le gras ça donne le goût, alors versez une demi bouteille d'huile d'olive par dessus.
   Ne mixez pas, puisque votre coloc soupçonneuse (comment a-t-elle su?) a stratégiquement planqué son mixeur de profession dans un endroit secret connu d'elle seule.
   Mettez un couvercle et laissez une nuit reposer.
(pensez à avoir éteint le feu avant quand même)

Au petit matin, vous avez une délicieuse gelée de cèleri rave. 
truc de présentation :
retourner la casserole sur une grande assiette : la gelée se tient debout ! bravo ! vous faites sensation !

un autre fois je vous parlerai du cake à la choucroute.

mardi 14 décembre 2010

où on en a plein les mains

ça y est. c'est la fin.
je suis finie. honte sur moi.
tout le monde le sait maintenant que j'ai pas de boulot.
je suis rentrée dans une Agence pour l'Amploi.
ça m'a pris une semaine.
et j'en suis ressortie vivante
avec un entretient d'embauche.
pour le job de l'année.

je ne sais pas encore exactement en quoi ça consiste. mais je viens de recevoir un mail me disant que j'avais un entretient lundi à 10h30, avec adresse et nom de l'Inquisitrice, j'ai nommé Mme Yolande du Lardon. (véridique)
plus en bonus les Conseils pour réussir à coup sûr dans l'Épreuve de l'Entretient d'Embauche :
- prévoyez 3 questions à poser à propos de la fonction, des responsabilités et de la boite
(hm. alors "c'est quoi exactement comme boulot" ? ça me parait une bonne question pour commencer. pis après, genre "c'est payé combien ?" et "est-ce que la nourriture est fournie ?", ça me parait approprié)
- préparez-vous à expliquer pourquoi vous êtes le meilleur pour cet emploi, et pourquoi cette fonction est faire pour vous
(ah. ben. parce queuh je, pff, hm. oui. alors, euh, c'est quoi comme job déjà?  ah non pardon, j'ai déjà posé cette question. et bien, je suis la mieux qualifiée pour cette fonction (de quoi s'agit-il déjà ?), parce que j'aimerai bien m'acheter un piano à queue pour Noël. Un Steinway de préférence.)
- prenez soin de votre extérieur, habillez-vous un peu
(notons : venir habillé. pas tout nu, quoi. au cas où. par ce temps, on pourrai oublier)
- renseignez-vous sur la boite avant d'y aller. voici le lien.

alors, allons voir le lien.
je brûle d'impatience.
hm.
Boite de location d'habits médicaux.
Comment habiller un hôpital en quelques semaines
nous vous fournissons le tout bien prop', vous nous le rendez bien sale, et on le lave !
vêtement de salle d'opération
articles d'incontinence

hm.
ô joie, ô volupté.
j'avais demandé de préférence un job dans le "Zorg", soit, dans le domaine du soin, mais plutôt social que médical, quoi. genre aide à la maison, boire le thé avec des vieux seuls et sourds, aider mamie à traverser, tout ça.  bref. un mot qui n'existe pas en bon françois. ou qui veut dire plein plein de choses différentes. de "prendre soin de" à "emmerdements".
ouioui,  je commence à saisir tout autrement la profondeur de ce mot.

moi qui tombe dans les pommes juste en ouvrant la boite à fromages, je risque de n'être que moyennement "idéalement profilée pour cet emploi".
surtout que la motivation initiale était : quelque chose n'importe quoi svp je me meurs de loyer, et seulement jusqu'au mois de Mars steuplait parce qu'après j'ai ce qu'y faut Albert.

alors quoi ? hein ? comment ? que dire ? que faire ? et dans quel sens ? hm ? hein ?


lundi 13 décembre 2010

où c'est du Dickens

moi j'ai un  gros manteau vert, alors je mourrai jamais de la vie de froid
mais j'avais juste un bouton dessus pour le fermer
et il tombé
donc maintenant je dois le tenir fermé pour pas finir frigorifiée
parce que j'ai pas encore de nécessaire à couture dans mon camping batave

je suis entrain de taper avec des mitaines 
parce qu'aujourd'hui, notre ami radiateur a décidé de prendre du repos
et j'ai terriblement envie d'un couscous
mais ça existe pas ici, le couscous
marocain c'est synonyme de hooligan
pas de convivialité couscoussienne
t'façons j'ai pas de boulot
donc j'ai pas de sous

j'ai allumé des bougies pour avoir plus chaud
pis pour faire semblant que c'est un peu chouette chez moi quand même
et j'ai réfléchit à quelqu'un chez qui je pourrai débarquer pour cause de grand froid
et j'ai trouvé personne

et j'ai juste une couette
une place
et rien de mieux pour avoir chaud cette nuit
peut être 4 pulls et des collants et 5 paires de chaussettes

je me sens pauvre

mais ça va, hein, je survis

dimanche 12 décembre 2010

où on se repose bien

tout est une question d'équilibre, dans la vie.
hier, j'ai fait une journée de 15 heures 
(15 heures !)
donc aujourd'hui
pour me venger
 je suis restée au lit et j'ai regardé des films
toute la journée
en mangeant des bonbons
et du jus de pommes-framboises

parfaitement.
c'est ma récompense

(maintenant j'ai la gerbe et j'ai mal aux yeux)
(je suis très contente)

samedi 11 décembre 2010

où ça fuit

les hollandais, y sont nuls en crème liquide.
au lieu de l'emballer gentiment dans une petite brique en carton bien étanche, y te mettent ça dans un pot genre yaourt en plastoc, avec un joli petit papier d'aluminium dessus.
résultat, je vous le donne ne mille : la chose s'éventre dans votre sac sans rien dire, et on peut vous suivre à la trace jusqu'à la caisse, où il y a une gentille petite mare blanche a vos pieds.
difficile d'accuser  le voisin dans ces cas-là.

moi je trouve qu'on pourrait me récompenser pour avoir eu la présence d'esprit de ne pas poser tout ça sur le tapis roulant. mais non. pas un mot aimable.

franchement.
allez habiter en hollande, qu'y disaient.


vendredi 10 décembre 2010

où l'on se millefeuille autrement

amis, gens, tout ça,


vous avez peut être entendu une sombre rumeur concernant une technique tenue secrète jusqu'à ce jour, permettant d'avoir la peau de l'année pendant toute sa vie.
le secret a été divulgué (il était fort bien gardé par toutes ces vilaines japonaises qui continuaient à n'en parler qu'en idéogrammes) et aujourd'hui mes enfant, ça y est.
je vous parle du Millefeuillage.
il s'agit de se nettoyer le museau en plusieurs étapes stratégiques, sans se mélanger les pinceaux, et avec ze produits adaptés, of course. et ça promet un teint de rêve, une peau lississime et d'une douceur extra terrestre. (faut se donner un peu la peine,  hein, ça s'attrappe pas comme ça au coin de la rue, une peau pareille)
La divine Sonia a convertie millions de lectrices (au moins), pour un rêve utopique : ne plus jamais se faire agresser les yeux par une face orangisée au fond de teint. là.


bon. je suis convertie à mon tour. pas que j'ai tellement une dermie qui demande le soin permanent, mais parce que je suis coquette. et que j'aime bien me tartiner la tronche et le reste dans les règles du lard. 

J'aurai aimé pourvoir m'offrir les ptit tubes de Dieu (Ménard, quoi) mais que voulez-vous, ça coûte une jambe. et elles sont pas en solde en ce moment. 
(il parait même qu'il a OSÉ faire une washing creme en forme de chantilly. mais faut le dire à personne.)
donc en dépit de la cause, je me suis toute rabattue sur Lush, que de toutes façons je venais d'acheter un maxi pot de crème, et que c'est pas bon de mélanger les marques, pis j'avais 10% de réduc' à utiliser avant le 31 décembre. alors. que des bonnes raisons.

donc. je millefeuillais avec joie. et constatî avec allégresse que la peau réputée la plus douce d'alabama (la mienne, bananes) allait devoir trouver un nouveau qualitificatif. 
My gosh comment c'est terrible ç't'affaire !


donc moi, tout enjoyeusée et chantonnante, vla que je me tourne vers ma face du bas.
(j'ai un grand miroir, ça aide)
hm. définitivement du boulot par ici.
et là survint l'idée lumineuse : et si je me millefeuillais le derrière ?
alors moi de me huiler-savonner-lotionner-sérumiser-crèmer le tout avec enthousiasme.
(et là vous vous dites : est-ce qu'elle est entrain de nous raconter la vie de sa peau de fesses ? je dois me tromper)
mais rassurez-vous : avec le millefesse, on économise le contour des yeux. c'est déjà ça.


je vous donnerai le verdict plus tard. c'est encore un peut tôt pour juger de l'action.


ou pas, hein.



jeudi 9 décembre 2010

où on est foutue, finie, terminée, HS, out of nowhere, poil au derrière

je fais de mon mieux, vraiment. je sais pas ce qui m'arrive
d'habitude je te ponds une tartine comme ça au petit dèj 
(eurk)
mais là vraiment
faut croire que cette semaine de micro postages m'a tourneboulé la machine à créativer :
suis incapable de sortir plus de deux phrases qui se tiennent.
(et encore, c'est discutable)

mamaaaaaaaaan



mercredi 8 décembre 2010

où c'est du sérieux

il était temps qu'on poste avec un peu plus de consistance sur un vrai sujet sérieux, quoi. hein, bon.

donc aujourd'hui je vais vous causer de l'inflation.
c'est un phénomène qui se manifeste au niveau du gros orteil, spécifique en cas de trop enthousiaste portaison de chaussures peeptoe. le gros orteil se met à infler, on appelle ça l'inflation.

c'est tout ce que j'ai à dire pour le moment.

mardi 7 décembre 2010

où on comptabilise


j'ai vendu mon âme le jour où j'ai découvert l'outil statistiques.
je peux voir de quel pays viennent mes milliers de lecteurs
(avec un tiers pour la suède, vive les suédois)
de quel sites
où bien à quelle heure
où même, la recherche qui a mené ici, par hasard en général.
genre "grenouille à grande bouche"
(original)
ou bien encore "accent circonflakes"
(sympa)
pis je peux voir le nombre de lectures
c'est super marrant


aujourd'hui par exemple, j'ai eu 4 visiteurs

lundi 6 décembre 2010

où on a envie de crêpes

aujourd'hui j'avais une faim de crêpes, terrible
alors je me suis dit : allons-y gaiement
j'en ai fait une montagne
ça m'a pris 4h
(j'ai juste une mini poêle à frire toute choubidou)
(ça va que je travaille pas)

maintenant j'ai plus envie

ça va faire du bien à mes relations de bon voisinage


dimanche 5 décembre 2010

où c'est vrai

moi, quand je serai grande, je serai Boris Vian.
ou bien Pénélope Cruz.
j'hésite.

samedi 4 décembre 2010

où ma théière c'est une mauviette

dja, elle est minus (c'est la honte)
en plus, ya écrit des trucs dessus
avec des étoiles
(trop la honte)
et surtout
quand on la remplit bien
(je bois beaucoup de thé, c'est pas la ma faute)(et j'aime pas trop mettre de l'eau à chauffer, c'est dangereux)(après j'oublie la casserole et je me fais engueuler parce que c'est la casserole de ma coloc)(ou que la maison va prendre feu)
ben elle verse par le couvercle au lieu de verser par le tuyau.
c'est hyper nul

mais bon c'est un cadeau alors...

vendredi 3 décembre 2010

où on est très influençable

c'est pas ma faute, je suis faible.
quand je lis un truc pendant longtemps, je fais l'éponge, et je me mets à écrire pareil.
enfin, ça marche quand je lis le blog de Simone 
ou bien le journal de Georgia Nicholson. 
pas pour Beaudelaire. 
dommage.

jeudi 2 décembre 2010

où c'est la fin de la faim des schtroumpf

parce que yen a marre de doubler mon budget bouffe en achetant chaque semaine une nouvelle casserole, j'ai trouvé un système radical.
quand je mets un truc sur le feu, un truc à cuire longtemps, je mets mon téléphone en mode alarme. et 10mn plus tard je sursaute comme une folle en entendant les cloches de ST Cloud 
(j'ai un nouveau téléphone, il est super, il sonne vachement bien)
et pis dessus ya marqué "Jeannette, ya la soupe qui crame ! "
et là ça fait ping dans ma tête, et je me souviens que j'avais quelque chose sur le feu
et je sauve la casserole !
je me sens chaque fois comme une supère hérote qui arrive juste avant la catastrophe pour sauver tout le monde de la noyade. il me manque juste le collant bleu.


peut-être que j'augmente mon risque d'infarctus. c'est fort possible. 
en attendant, je suis prête à faire ce sacrifice, face au nombre de vies déjà sauvées.
(ptête même que je recevrai une médaille à la fin de ma vie.
ce serait cool...)

mercredi 1 décembre 2010

où c'est la classe

   Les japonais, y sont hyper bons en origamis. mais plier du papier, pfff, c'est has been. y en a d'autre qui plient des serviettes. trop facile.
   Les hollandais, eux, ils plient des vélos. comme ça. ça rentre presque dans ton sac à main. (si t'as un grand sac à main. celui que je sais plus comment ça s'appelle le truc super in en ce moment. le it bag ! voilà. le it bag.)
   Parce que, les hollandais ils sont malins. Ils savent que si tu mets ton vélo dans le train, ça coûte un oeil. soit 7€50. (les yeux sont en solde en ce moment). mais 7€50 que tu fasses une demi halte ou bien que tu traverses la hollande 4 fois de long en large. (c'est presque faisable en une demi journée). 
ou bien si tu la joues sneaky et que tu montes dans le train avec ton vélo pis que lors du contrôle tu fais comme si c'était pas le tien, (ils sont trop forts ces contrôleurs)  ça te coûte 35 euros. soit 5 yeux. et comme en général on les a pas sur soi, ça fait des histoires.
donc pour éviter tous ces embêtements, le hollandais malin qui se paye le train pour aller bosser tous les matins, au lieu de  râquer 7€50, il invente le vélo pliant.
pas étonnant qu'y soient tellement bons en camping les hollandais.


J'en veux un tout de suite, de vélo. vous me connaissez. 
mais il est en concurrence avec le vernis à ongle Suzy says fengshui (oui, c'est une couleur, parfaitement) de chez O.P.I.
C'est un investissement durable : on peut en mettre sur les mains ET sur les pieds
hm. dilemme.